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Vendredi noir au Cameroun : Récit de ce qui s’est passé à Matomb et Eséka

vendredi 28 octobre 2016


Comment la section de la buse sur le pont de Minaï a paralysé le Cameroun, et entraîné la mort d’une centaine de camerounais.

Une route nationale coupée, un train qui déraille et tue ses passagers, le Cameroun se réveille dans le deuil. Voilà ce qu’il faut retenir de ce vendredi, 22 octobre, jour plutôt ordinaire, baptisé vendredi noir, depuis qu’en plus de bloquer l’activité économique, la route, du train celle-là, a arraché de la vie près d’une centaine de camerounais dont le seul objectif était de se rendre à Douala pour effectuer diverses tâches.

Les faits

Il est un peu plus de 7 heures, lorsque le camion de marque Renault, en direction de Douala, s’engage sur la portion du tronçon de l’arrondissement de Matomb (Nyong et Kélé, région du Centre). Au niveau du pont de Minaï, les roues avant traversent, mais les roues arrières, qui supportent tout le poids des marchandises sont bloquées en haut d’un ravin. Les premiers constats faits par le ministre des Travaux publics rapidement arrivé sur les lieux fait état d’une dégradation de la buse, installée sur ce pont. « Quand on pose une buse, autour de celle-ci, il y a ce qu’on appelle un remblai compacté. Ce remblai doit être protégé par des culées. Selon ce que j’ai constaté, les culées n’existaient plus. Il y a eu ce qu’on appelait l’affouillement, c’est-à-dire que l’eau a rongé le remblai au point où le remblai a absorbé de l’eau, laissant l’eau passer en dessous du bitume. La terre a absorbé de l’eau sur toute la section de la route. Et le flux d’eau consécutif à la pluie qui a eu lieu toute la nuit, la terre a été emportée. Et la partie de la route qui sert de circulation, c’est-à-dire le bitume que nous voyons, sur une épaisseur de 50 cm, s’est affaissée au passage des premiers camions », explique Martial Missimikim, ingénieur des Travaux publics.

Camrail

La nouvelle arrivée tôt via les réseaux sociaux, se répand comme une traînée de poudre. Les voyageurs, ne pouvant relier Douala par voie routière, se ruent vers la gare-voyageur d’Elig-Essono, pour tenter d’effectuer leur liaison par voie ferroviaire. Entre 8h et 10 heures, Camrail voit affluer plusieurs centaines de personnes. Avant l’embarquement du « Transcam 1 » qui relie Yaoundé-Douala (généralement programmée à 10h25), plus de 2 000 passagers sont officiellement présents. La direction générale, pour assurer le service, malgré l’augmentation du nombre de passagers, décide d’augmenter le nombre de wagons. 10 wagons sont rajoutés à la dizaine de wagons habituellement utilisés. La décision prend un petit moment, le train quitte finalement en gare à 11h15.

Quelques minutes plus tard, à Eséka, le train déraille. Ne pouvant suivre la vitesse amorcée par le train, les wagons déraillent. Quatre wagons échouent dans un ravin, et une dizaine de wagons se couchent sur le quai de la gare. Dans un premier temps, on dénombre une dizaine de morts, et plusieurs centaines de blessés conduits dans un premier temps vers l’hôpital de District d’Eséka. Mais dans les heures qui suivent, le bilan s’alourdit. Il monte à une vingtaine de morts, puis, atteint les plus de 70 morts ce dimanche, 23 octobre à midi.

Par F.B.T.(LNE)

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