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Ulcère de Buruli : Déjà 3017 cas enregistrés au Cameroun

mardi 8 novembre 2011


Ce chiffre ne reflèterait pas la réalité car non seulement cette maladie très handicapante fait partie des maladies tropicales négligées, mais également elle touche les populations pauvres dans des zones rurales parfois difficiles d’accès.

Faire accueillir à l’occasion de la journée de plaidoyer sur l’ulcère de Buruli, le secrétaire d’Etat du ministère de la Santé publique, Alim Hayatou par une victime de cette maladie n’a probablement pas été un acte anodin de la part de Médecins Sans Frontières (Msf), organisateur de cette rencontre. Laquelle s’est déroulée ce mercredi 2 novembre à la Faculté de médecine et de sciences biomédicales de Yaoundé (Fmsb) I à la faveur du mois consacré à cette maladie. Ce proche collaborateur d’André Mama Fouda, se devait de toucher réellement du doigt, la souffrance d’une fillette handicapée par un mal qu’elle n’a pas souhaité. Lire dans ces yeux, cette interrogation : « pourquoi moi ? ». L’une des chansons entendue à cette occasion en dit long sur le sentiment des victimes : « ulcère de Buruli, tu m’as eu », répondent des choristes en solo du chanteur principal. Il faut dire que l’ulcère de Buruli est une maladie très handicapante, provoquée par le microbe Mycobacterium Ulcérans. De la même famille que les bactéries responsables de la tuberculose et de la lèpre, cet agent causal vit dans les zones humides.
Cette maladie négligée est présente dans la plupart des régions tropicales du monde. Dont le Cameroun où les principaux foyers sont signalés dans le bassin du Nyong dans la région du Centre (Akonolinga, Ayos, Mbalmayo), la cuvette de Bankim dans l’Adamaoua et la zone de Mbongué dans le Sud-Ouest. Où depuis 2002 selon Dr Ernest Nji, 3017 cas ont été enregistrés. Soit une moyenne de 350 cas par an. De nouvelles communautés endémiques ne cessent d’augmenter d’année en année, souligne le secrétaire d’Etat à la santé. A titre d’exemple, le nombre de districts endémiques est passé de 5 en 2006 à 21 en 2010. Dans près de 70% des cas, cette affection touche les enfants de moins de 15 ans. Dans ce groupe cible, 25 à 30% des malades vont développer des incapacités majeures, entraînant des conséquences socio-économiques à l’origine de la stigmatisation, voire de l’exclusion.
Pas d’espoir de vaccin

Ulcère de BURULI

Elle commence par un nodule, une boule sous la peau qui est mobile au toucher. Suivi par un œdème qui est un gonflement d’un ou partie de membre. Avec cette particularité qu’elle ne laisse pas de creux lorsqu’on appuie dessus. Va ensuite se développer une plaque. Dure comme du carton et indolore au début, celle-ci occupe une surface de plus de trois centimètres sur la peau. Si la prise en charge n’est pas immédiate soutiennent les spécialistes, une plaie encore appelée ulcère aux bords décollés et noirâtres, et l’intérieur de couleur blanche et/ou rose, se forme. Malheureusement, le Pavillon Buruli de Msf à Akonolinga par exemple, accueille le plus souvent des patients à un stade avancé de la maladie. En causes, l’ignorance des malades et le choix par ces derniers de se faire soigner par des tradipraticiens. Car dans les conceptions locales, l’ulcère de Buruli ou « Atom » n’est pas dû à une mycobactérie mais plutôt « lancé » de manière mystique sur la personne atteinte.

Autres freins à l’éradication de cette maladie, le fait que l’ulcère de Buruli reste négligé sur plusieurs aspects. Il est mal connu aussi bien du public que du personnel médical ; il n’est pas suffisamment pris en considération au niveau de la recherche et des traitements qui doivent être améliorés. Peu de programme et de financement sont impliqués dans la prise en charge. D’où le plaidoyer de Msf qui espère pouvoir intéresser de nouveaux acteurs et susciter des vocations dans le but d’obtenir des fonds pour faire des recherches qui permettraient d’identifier la cause de la maladie. « Plus nous serons nombreux à agir, mieux nous traiterons cette maladie », confie Dr Djuma Mitima, chef de mission de Msf au Cameroun, plein d’espoir surtout que selon Pr. Dominique Baudon, directeur du centre Pasteur du Cameroun, l’approche vaccinale reste très éloignée.

Nadège Christelle BOWA

Quelques liens importants :
OMS
WikiPédia

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