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Tribunal criminel spécial : Le cas Polycarpe Abah Abah

jeudi 29 octobre 2015


Pour une affaire de similitude, l’ex argentier de l’Etat traîne dans les couloirs de la justice depuis sept ans.

Depuis deux ans, voire un peu plus, la silhouette de l’ex-Ministre de l’Economie et des Finances, est devenue l’une des plus familières des pas perdus du Tribunal criminel spécial (Tcs). C’est que, l’éléphant de Zoételé, région du Sud, sobriquet qu’usent ses proches et admirateurs (en langue locale), a maille à partir avec la justice de son pays. D’un port altier et face à l’adversité, l’homme ne se laisse pas démonter pour autant. La trajectoire juridico-professionnelle de cet ancien haut commis de l’Etat est loin d’être un long fleuve tranquille. Il est même assez trouble.

En rappel, le Ministre Polycarpe Abah Abah, fut interpellé en mars 2008 à Yaoundé. Le 09 avril de la même année, il est inculpé et accusé du détournement présumé de la somme de 6.8 milliards de FCFA distraits entre 2002 à 2004 en coaction avec Edou Joseph alors Directeur général du Crédit foncier du Cameroun (CFC). Après une longue pérégrination devant les Cours et Tribunaux, la procédure est échu au Tribunal criminel spécial naissant. Le 13 janvier 2015, l’ex-Minefi est condamné à 25 ans de prison en coaction avec Edou Joseph et autres pour un détournement de 1.095 milliards de FCFA au préjudice du CFC. Le 11 mai 2012, en compagnie de ses geôliers, il est accusé de tentative d’évasion. Il est condamné à 6 ans de prison pour ce motif. Le pourvoi en cassation est pendant devant la Cour suprême. Il est important de rappeler que l’ancien Minefi a été acquitté en 2014 dans une affaire de rétention des créances de l’Office national de commercialisation des produits de base (ONCPB). La franco-camerounaise, Me Yen Eyoum Lydienne, accusée principale dans ce procès a été condamnée à 25 ans de prison

L’ex. Minefi, ancien Directeur des impôts est depuis la mi-janvier 2015 sous le coup d’une nouvelle procédure. A y regarder de près, on choierait à un fait divers, au trop à un flagrant délit. Car l’affaire en cours, peut-on le dire ainsi, est adossée sur une dénonciation, greffée elle-même sur la similitude de deux comptes. Pour ces faits, l’accusé Abah Abah est traduit en justice pour répondre détournement de deniers publics de la somme de 1.158.352.393FCFA au travers d’un fonctionnement des comptes. L’affaire incriminée date depuis une quinzaine d’années, plus exactement le 11 mai 2000 dans le cadre d’une délivrance erronée de chéquier par un agent peu attentif de la Commercial Bank of Cameroon (CBC). Il s’agissait d’une erreur portant sur les opérations comptabilisées à tort sur le compte d’Abah Abah Polycarpe, Directeur des impôts. En effet, les comptes querellés au moment des faits se présentaient ainsi ; Fonctionnement des comptes ‘’301 897 01 M (Remboursement TVA), ‘’301 807 01 S (M. Abah Abah Polycarpe)’’. L’erreur sus-évoquée a fait l’objet le même jour d’une lettre d’excuse du Directeur général de la CBC (Douala) au Directeur des Impôts, Monsieur Abah Abah Polycarpe. Dans cette correspondance, le Dg a reconnu l’erreur émanant d’un agent peu attentif, en raison de la similitude des numéros de compte. Cela d’autant que les numéros sont fort semblables. Bref, Jean Louis Chapuis, Dg de la CBC, dans sa correspondance s’était empressé de présenter toutes ses excuses pour ce désagrément Mais l’affaire va rebondir quelques années plus tard par la dénonciation de sieur Peter William Mandio, aujourd’hui député de la nation et d’un certain Dikanda Batock Daniel. Depuis, le ministère public a pris l’affaire à son compte. Elle est en débat depuis l’année en cours. Plusieurs témoins de l’accusation ont été auditionnés dont le Directeur général des impôts. A priori, il difficile, très difficile au crépuscule de toutes les dépositions de tirer une quelconque conclusion. Seul le tribunal, qui n’est jamais distrait, apportera la réponse, sans appel, le moment venu à toutes les appréhensions des parties. En attendant le jour ‘’j’’, la procédure rythme avec suspensions et reprises.

Par Charles-Olivier Mbami (LNE)

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