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Société des plantations de Mbanga : Les employés réclament le payement de 15 mois de salaire.

mardi 9 septembre 2014


Ils sont descendus manifester leur désarroi à la direction générale à Douala hier, jeudi 4 août 2014.

« La rentrée scolaire, c’est dans deux jours. J’ai trois enfants et aucun d’eux n’est encore inscrit. L’un va au Cours élémentaire deuxième année, l’autre à la Sil et le tout dernier va à la maternelle. Comble de malheur, nous n’avons même pas de quoi nous mettre sous la dent. Le bailleur nous a mis à la porte à trois reprises pour quinze mois de loyer impayé, et ce sont les voisins qui l’ont supplié de nous reprendre. » Basile Eboué est au bord d’une crise de nerf. Cet ouvrier de la Société des plantations de Mbanga, Spm, fait partie de la centaine d’employés qui ont quitté Mbanga, hier jeudi 4 septembre 2014, pour venir dénoncer et plaider leur cause devant la direction générale à Akwa à Douala. Constitués en grand nombre des délégués du personnel, le groupe a assiégé l’entrée de la direction générale dès 7h du matin. A les écouter, ils réclament en gros le paiement de quinze mois d’arriérés de salaire. C’est d’ailleurs mentionné sur des pancartes installées au sol. « Président Paul Biya, sauvez 3000 emplois dans le Moungo…15 mois d’arriérés de salaire, c’est trop… Dg, Sni, arrêtez vos magouilles avec la Php pour le monopole de la filière banane Cameroun… Merci monsieur le président de la République du Cameroun pour la subvention de nos arriérés de salaire… ».

Plus d’un an sans salaire, c’est insupportable, affirme le Chef d’équipe de sécurité à la zone Penja, Paul Ekwè. « L’année passée on a supporté, il y en a qui n’ont pas pu envoyer leurs enfants à l’école. Cette année nous ne voulons pas que la situation se reproduise, d’où notre présence ici. Nous exhortons Yaou Aïssatou qui est une mère de débloquer l’argent car ce n’est pas le Pdg qui souffre, mais nos enfants et nous. » Que vient chercher Yaou Aïssatou dans l’affaire ? En fait, elle est le directeur général de la Société nationale d’investissement, Sni, du Cameroun. Ladite société représente l’Etat au sein de la Spm. Elle détient 12,5% d’actions. C’est elle qui peut envoyer de l’argent-au nom de l’Etat- à la Société des plantations de Mbanga. « Le Pdg a demandé l’année passée une aide financière à l’Etat. On lui a donné quatre cent quatre vingt millions Fcfa pour payer les quinze mois d’arriérés de salaire des ouvriers. En 2014, le premier ministre a instruit le ministre des Finances de débloquer la somme. Le ministre des Finances a respecté la recommandation du premier ministre et a envoyé cet argent à la Société nationale d’investissement. Yaou Aïssatou a bloqué le montant depuis quinze mois. Il nous est revenu qu’elle affirme avoir donné 400 millions Fcfa au Pdg en mai 2013 pour payer les ouvriers de la première catégorie jusqu’à la sixième. Le Pdg a fait le contraire de ce qui lui avait été recommandé, en payant plutôt les cadres. La directrice de la Sni argue qu’il lui faut d’abord le compte rendu de ce que sont devenus les 400 millions Fcfa, avant de verser l’entièreté de la somme. »

De cette accusation, le président directeur général de la Spm, Jean Yves Brethes se dit innocent. « Je n’ai rien à voir avec la Sni, sauf qu’elle est mon actionnaire. L’Etat a dit qu’il mettait à disposition 480 millions Fcfa. Tout problème qui peut subvenir dans cette affaire est du domaine de l’Etat. Il a mis à disposition ces fonds qui ne sont pas encore arrivés sur les comptes de la société. » Le Français se dit être un chef d’entreprise qui défend ses employés et la relance de l’entreprise. Aussi, déclare-t-il, « je fais ce que me demande l’Etat, les banques. Je ne veux pas porter de jugement devant toutes ces choses. Je sais que l’Etat va payer, mais c’est difficile parce qu’il connait d’autres dossiers brûlants, mais il va payer. » Il est conscient que « Ses ouvriers ont fait beaucoup de sacrifice. Personne ne comprend comment ils ont tenu 12, 13 mois, comme nous les cadres. C’est pareil. On paye de notre poche l’électricité, le carburant. On a très peu de chose, mais on tient. » Au sortir de l’échange qu’il a eu avec le commissaire de sécurité publique de Douala 1er, le sous préfet de Douala Ier, le préfet du Wouri, le Pdg rassure : « La semaine prochaine, nous pensons que tout cet argent va être débloqué, compte tenu de tout ce qui se passe. Nous avons eu le premier ministre qui fait le maximum. » Une bouffée d’oxygène pour les employés de la Spm en cette période de rentrée scolaire.

Par Valgadine TONGA(Le Messager)

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