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Sénat : Paul Biya confie les clefs de sa succession aux Bamiléké

dimanche 16 juin 2013


Si l’on s’en tient aux nominations de Jean Nkuété au Secrétariat du Rdpc et Niat Njifenji au Sénat (il s’agit bien d’une nomination), Paul Biya a clairement donné aux Bamiléké les clefs de sa succession à la grande frustration de ses alliés Béti et nordistes traditionnels. De la prison la tête du Sénat : quelle aventure !

Hier, Paul Biya fraîchement revenu d’un énième voyage privé en Suisse a donné « l’ordre » aux Sénateurs Rdpc de porter « leur jeune collègue » Niat Njifenji Marcel au sommet de cette institution. Se faisant, le Président de la République en a fait son successeur constitutionnel, même si son rôle à la tête de l’Etat ne saurait excéder 120 jours.


De la prison à la présidence

On peut dire que ce Niat Njifenji a dû recevoir depuis sa jeunesse, des tonnes de fientes d’oiseaux sur la tête pour être aussi chanceux. Revenu d’Europe au début des années soixante avec un diplôme d’ingénieur, l’homme a franchi toutes les étapes sous Ahmadou Ahidjo au point de devenir l’emblématique Directeur Général de la société stratégique Sonel.

Lorsque le Président de la République Paul Biya prend la place de son « illustre prédécesseur » Ahmadou Ahidjo à la faveur d’une succession constitutionnelle, l’homme est loin de penser que les années à venir vont être les plus douloureuses de sa douillette existence. Le 06 avril 1984, de jeunes officiers de la région du grand Nord, sous l’égide du mouvement J.O.S.E, décident de mettre un terme au pouvoir despotique de Paul Biya où la devise semble être de s’enrichir très vite avant « qu’il ne soit trop tard », la vie de l’actuel Président du Sénat bascule.

Avec une volonté farouche de punir sans discernement ceux qui ont osé s’attaquer à Paul Biya, le pouvoir actuel et ses suppôts tribaux vont détruire presque tout ce que le grand Nord compte comme élite dans l’administration sans oublier au passage de faire des victimes collatérales.

Niat Njifenji
dont le crime aura été d’être nommé par Ahmadou Ahidjo est jeté en prison ainsi que de nombreux autres innocents. Certains seront exécutés de manière grossière après de procès sommaires. En prison, Niat côtoie les Issa Tchiroma, Dakolè Daïssala et d’autres dont le sympathique Capitaine Konaté de regretté mémoire.

Comme nous le disions à propos de fientes d’oiseaux sur la tête, cet homme est né sous une bonne étoile. C’est ainsi que sorti de prison, il reviendra à la case départ, c’est-à-dire à la Sonel où la médiocrité du management actuel nous réconcilie avec son époque. Plus tard, il accède à plusieurs postes de premier plan, Ministre, vice Premier Ministre.

Après la privatisation de la Sonel, l’homme retourne dans son Ndé natal où il se fait élire Maire. Tout le monde croit que l’homme est « fini » au point où des minables qu’ils avaient fabriqué de toute pièce se gaussent sur cet homme qui se dit représentant personnel du Chef de l’Etat dans la Région de l’Ouest alors « qu’il n’est plus rien ». Mais tel un phœnix, il renaît par la grâce d’un « dieu » camerounais qui peut faire et défaire tout dans ce pays par un « simple » coup de tête.

Les nominations de Jean Nkuété et de Niat Njifenji inquiètent fortement les lobbies politiques Béti et nordiste.

Avant le dernier remaniement ministériel, les choses semblaient claires au niveau de la succession de Paul Biya. Les nordistes avaient le vent en poupe. En l’absence d’Elecam, c’est le Ministère de l’Administration territoriale, sous le contrôle de Marafa Hamidou Yaya qui était maître de la situation. C’est celui de la justice dirigé par Amadou Ali qui proclamait les résultats sur la Crtv dirigée par Amadou Valmoulké avec pour chef théorique Issa Tchiroma Ministre de la communication et Président du Conseil d’Administration de la radio-télévision nationale.

Depuis ce dernier remaniement ministériel, un bouleversement a eu lieu en ce sens que Marafa Hamidou Yaya est sorti du jeu tandis qu’Amadou Ali a été nommé à un poste de Ministre chargé des relations avec le parlement tellement humiliant pour lui, que s’il avait un peu de dignité, il démissionnerait.

En nommant Jean Nkuété au Secrétariat du Comité central du Rdpc en même temps que son dernier gouvernement, Paul Biya a fortement inquiété le clan Béti-Bulu qui nous gouverne et qui s’accapare de tous les postes. Mais très vite, ces derniers ont compris que le Secrétaire Général nommé n’avait pas l’envergure nécessaire pour les empêcher d’accomplir leurs sombres desseins.

Niat Njifenji est d’un autre calibre et sa nomination surprise a actionné tous les signaux d’alerte. L’arrestation d’Iya Mohammed, la nomination d’un autre bamiléké à un poste-clé est pour certains quelque chose d’intolérable alors que pour d’autres, Paul Biya a tout simplement franchi la ligne rouge.

Songez qu’en cas de vacance du pouvoir, le Président du Sénat est chargé d’organiser de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 20 jours minimum et 120 jours maximum. Il a surtout le pouvoir de nommer un nouveau gouvernement avec les conséquences que cela implique dans le déroulement de ce processus.

Le Rdpc, que l’on aime ou n’aime pas, reste pour le moment, le parti le mieux reparti sur le territoire national. On peut imaginer que s’il arrive à taire ses nombreuses contradictions, il aura de fortes chances au cours de cette élection d’autant plus qu’il est soutenu par les forces d’argent, les réseaux de toute sorte et surtout les puissances étrangères promptes à soutenir tout africain qui oeuvre contre son pays. Jean Nkuété, en tant que principal collaborateur du Président de ce parti devra avec son fantoche bureau politique organiser le débat nécessaire au choix du candidat dudit parti.

Une hypothèse insupportable pour certains

Si Jean Nkuété avait l’envergure nécessaire et Niat Njifenji n’était pas atteint par la limite d’âge, qui peut dire ce que ce tandem pourrait faire en cas d’ouverture de l’alternance au sommet du pouvoir ? 120 jours représentent quand même quatre mois. En plaçant des hommes de main à des postes stratégiques, ils pourraient faire mentir le tribaliste Ministre des relations avec les assemblées Amadou Ali, pour qui les camerounais n’accepteraient « pas qu’un bamiléké arrive au sommet du pouvoir ».

C’est pourquoi certains ont dû perdre le sommeil depuis mercredi dernier en imaginant ce scénario que nous venons de décrire. C’est leur problème : ils n’avaient qu’à recevoir autant de « fientes d’oiseaux sur la tête » quand ils étaient jeunes comme le nouveau Président du Sénat, successeur constitutionnel.


Source:Ouest-Littoral

1 Message

  • Et puis quoi ? c’est dire qu’avec ce choix, le président démontre qu’il est un bon père de la nation qui pense à tous et pour l’équilibre régional dans le pays et qu’il démontre que seule l’unité de tous permettra d’atteindre les meilleurs lendemains.

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