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Retour de Paul Biya au bercail : Les dessous d’une fausse alerte

lundi 21 janvier 2013


La rumeur du retour précipité de Paul Biya a fortement circulé mardi 15 et mercredi 16 janvier derniers, après les manifestations du Code à l’hôtel Intercontinental de Genève. Les stratèges de Paul Biya n’ont pas manqué d’utiliser cette information pour se jouer des agitateurs de Genève et de leurs commanditaires.

Informés de ce qui s’est passé à Genève et précisément à l’hôtel Intercontinental où des compatriotes se réclamant du Code se sont livrés en spectacle, de nombreux observateurs mettent cela dans le compte de l’expression des avancées démocratiques au Cameroun. D’ailleurs, pour donner l’ampleur à leur mouvement, des sources proches des services de renseignements indiquent aujourd’hui que 11 vandales sont partis du Cameroun le 10 janvier dernier avec pour mission d’aller renforcer le groupe des manifestants de l’hôtel Intercontinental. Après avoir recoupé et exploité judicieusement cette information, les services de renseignements camerounais ont réussi à identifier les commanditaires de cette « mission commando ». C’est ainsi qu’on retrouve des noms de certains membres du gouvernement comme parrains de ces vandales. Seulement, indique-t-on, avant le départ de ces renforts du Code à Genève, les services de sécurité auraient choisi de laisser faire, c’est-à-dire laisser voyager ces détracteurs du régime d’Etoudi qui voulaient aider le Code dans ses revendications. Selon quelques analystes, cette position prise par les services de sécurité constitue en soi une preuve par 9 que le pays de Paul Biya respecte le droit d’alter et de venir, le droit de militer dans une formation politique ou d’appartenir à une ONG, comme c’est le cas aujourd’hui avec les 11 compatriotes recrutés par des proches collaborateurs de Paul Biya pour prêter main forte au Code à Genève.

Alors question : pourquoi les responsables du Code ont-ils sollicité les renforts du Cameroun ? Pour tenter de répondre à cette question lancinante, des sources proches de la diaspora indiquent que, mis en déroute dans le cadre des élections au sein du Social Democratic front (Sdf) de Ni John Fru Ndi, les membres du Code tenteraient aujourd’hui de démontrer à l’homme fort de Ntarikon qu’ils peuvent aussi mobiliser des foules. Ce qui n’a d’ailleurs jamais été le cas jusqu’ici, du moins du côté de l’Europe. Nos sourdes se souviennent par exemple qu’en 2009, quand Paul Biya était en visite officielle en France, le Code avait entrepris d’organiser un tapage à Paris, à travers une opération dénommée « Tomates, œufs pourris ». Seulement, ce jour, la « vraie » diaspora camerounaise et les militants du Rdpc, dans le souci de démontrer la non représentativité des activistes du Code, avaient programmé aux mêmes, heure et endroit, un rassemblement pour accueillir le chef de l’Etat camerounais. Redoutant ainsi un affrontement entre les 2 factions, le préfet de police de Paris avait alors mobilisé près de 500 hommes en tenue pour sécuriser l’arrivée de Paul Biya. Très vite, face au millier de Camerounais de la diaspora venu acclamer leur président, on a aperçu une dizaine de bonhommes se morfondant sous un arbre face à une foule en liesse. En 2008, se souviennent encore nos sources, les agitateurs du Code ont organisé une manifestation similaire à la place du Trocadéro, Ce jour là encore, une autre manifestation de soutien des Camerounais de la diaspora était prévue. Face à la forte mobilisation observée, le groupuscule conduit par Brice Nitcheu et Cie a tout simplement pris la poudre d’escampette.

Selon certains observateurs, éconduits démocratiquement du Sdf au cours des dernières élections au sein de cette formation politique, les membres du Code ne semblent plus disposer d’un bras fort au Cameroun. La seule issue, c’est la tentative de gonflement de leurs activités par quelques relais installés au Cameroun. Pour comprendre la dernière agitation de Genève, certains analystes indiquent que les membres du Code auraient trouvé là une occasion de justifier leur statut « d’exilés politiques ». C’est ainsi qu’à chaque fois qu’ils organisent une manifestation, un point d’honneur est accordé à la prise de photos. Celles-ci sont jointes par la suite dans les dossiers qu’on présente à la préfecture pour se faire délivrer ou proroger les papiers. Pour nos observateurs, c’est un montage bien connu au Cameroun où des candidats à l’immigration n’hésitent pas à commanditer des articles de presse où ils se présentent comme des persécutés du régime « dictatorial » de Yaoundé. C’est donc cette diaspora là qu’on a encore vu dernièrement à l’hôtel Intercontinental de Genève. Et pourtant se souviennent nos observateurs, le pourcentage de 70% de suffrage exprimés en faveur de Paul Biya à l’étranger démontre que la vraie diaspora camerounaise, celle qui compte de milliers de médecins, de milliers d’ingénieurs, de milliers de professeurs... est derrière lui. Pour nos observateurs, il faut dissocier cette diaspora de l’activisme observé il y a quelques jours en Suisse.

Exilés politiques

Néanmoins, pour donner une envergure et plus d’importance à leurs mouvements à Genève, comme si leur tapage gênait le président de la République, les manifestants de l’hôtel Intercontinental ont commencé très tôt à se satisfaire cette fois-ci d’avoir atteint leur objectif en répandant l’information selon laquelle Paul Biya aurait décidé d’écourter son séjour helvétique. On parle d’un ultimatum 10 jours qu’aurait adressé ce groupe à Paul Biya et dont expiration devait conduire à une reprise de manifestation si à la date du 21 janvier il occupait encore les lieux. Cette information s’est très vite répandue aussi bien à Genève que dans certains milieux de la diaspora camerounaise. De leur côté, les stratèges de l’entourage présidentiel qui font partie de la délégation du chef de l’Etat, eux aussi mis au courant, ont décidé d’exploiter judicieusement cette information, à des fins hautement stratégiques. C’est pour cette raison que, au lieu de tordre le cou à cette rumeur, ont plutôt laissé traîner cette nouvelle du retour précipité de Paul Biya à Yaoundé. Et ceci, en demandant précisément aux responsables de la sécurité présidentielle présents à Yaoundé de mettre en place le dispositif de sécurité déployé habituellement lors des différents déplacements du chef de l’Etat dans la capitale camerounaise. D’où cette persistante rumeur du retour de Paul Biya à Yaoundé et du déploiement sécuritaire observé respectivement mardi et mercredi dernier. En vérité nos sources indiquent que ces stratèges ont voulu faire d’une pierre 2 coups : confiner les activistes du Code et leurs commanditaires dans l’illusion de leur capacité de nuisance et également de faire semblant de donner raison à certains ministres qui, après le départ du président de la République à Genève ont commencé à clamer en privé la puissance de leurs marabouts. Certains de ces membres du gouvernement très sûrs de ne plus faire partie de la prochaine équipe gouvernementale en gestation, n’auraient pas hésité à pousser un ouf de soulagement en voyant Paul Biya s’envoler dernièrement pour Genève. En privé, chuchote-t-on, certains ministres ne manquent même pas d’attribuer cette décision du chef de l’Etat aux effets collatéraux des manœuvres incantatoires et mystico-ésotériques des nombreux marabouts qu’ils auraient faits séjourner ces derniers mois dans plusieurs hôtels de la capitale parmi lesquels un établissement hôtelier situé non loin du stade Ahmadou Ahidjo, à quelques encablures de la résidence de l’ancien directeur général de la Société nationale des Eaux du Cameroun, Clément Obouh Fegue. On aura tout vu et entendu avec le dernier séjour privé de Paul Biya à Genève.

Source : La Nouvelle

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