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Raphaël Nkamtchuen :"La mort de charles Ateba Eyene n’est pas mystique"

vendredi 14 mars 2014


Qui est Raphaël Nkamtchuen ?

Je suis bel et bien Raphaël Nkamtchuen. Je voudrais dire que je suis journaliste depuis près de 21 ans. J’ai parcouru pratiquement toutes les rédactions du Cameroun. J’étais à "Challenge hebdo", à "La Nouvelle", à "Le Front indépendant", à "La Météo", aux Impôts... Donc, j’ai un grand parcours de journaliste dans ce corps de métier. Le journalisme menant à tout, j’ai tout essayé ; c’est mon métier.


Qu’est-ce qui justifie votre présence à "le Soir" ?

Je suis à "le Soir", tout simplement parce que ce tri-hebdomadaire s’occupe particulièrement de l’actualité sur les obsèques de Charles Ateba Eyene, qui était un grand communicateur. J’ai lu par ailleurs, qu’il y avait des personnalités dans le journal qui sont interdites d’assister à ces obsèques, par certains se réclamant amis du défunt. Je ne sais au nom de quoi on peut sanctionner des gens qui peuvent vouloir se rendre à ce deuil ; je ne sais pas s’il y aura des gendarmes en route ou des policiers pour mettre une barrière qui va empêcher les soi-disant indésirables à se rendre à ces obsèques... On n’est pas toujours censé connaître comment les gens sont nés, lorsqu’on se représente la complexité de la parenté en Afrique. Car, on peut être du Sud et avoir des parents au Nord.

Tout comme on peut être au Nord et avoir des frères, sœurs et autre au Sud, voire ailleurs... On ne peut donc pas sortir de nulle part et dire que tel ou tel est persona non grata au deuil de Charles Ateba Eyene. Quant à moi, personne ne peut m’y interdire. Je voudrais dire que les imposteurs laissent qu’on enterre dignement mon ami ; et, personne ne peut m’interdire de dire que j’étais son seul ami. Donc, tous ceux qui
disent aujourd’hui, qu’ils sont les amis de Charles, ne sont que des comparses bonimenteurs, en quête de positionnement et de pouvoir, qu’il rencontrait dans les débats médiatiques ; j’étais l’ami de Charles, Charles était mon ami. La preuve, c’est que quand Charles soutenait sa thèse de Doctorat, j’étais le seul dans la salle. Quand il est sorti, j’étais le premier à l’appeler Docteur. Il m’a dit, Raph, ne m’appelle pas docteur.J’ai dit non, je t’appelle Docteur Charles Ateba Eyene. Et, c’est ainsi que la mayonnaise a pris.

Dans quelles circonstances avez-vous connu le disparu ?

Je connais Charles à la communication politique. Il est communicateur du Rdpc et moi communicateur du Sdf. Nous nous rencontrons autour des années 1996, 1997 dans un couloir de la tour en aluminium de Mballa II avec les Christophe Mien Zock, Zogo, Monayong... dans le cadre de la communication politique. Car, à cette époque, la vie politique allait dans tous les sens avec la corruption rampante, les balbutiements de la démocratie... Je rappelle que le Cameroun était double champion du monde de corruption. C’est donc à cette occasion que Charles nous a invités faire chorus, nous les jeunes de la communication politique, afin de donner une coloration nouvelle à la pratique de la politique au Cameroun. En fait, il voulait que nous servions de modèles aux générations futures. C’est dans cette optique qu’il a demandé de former un club éthique. Et, c’est moi qui ai fait les statuts du Club éthique dans ma chambre.

Par la suite, je suis allé présenter le manuscrit à Charles à Tiger, à Yaoundé. Il a lu et relu avant de valider le document. C’est alors que nous sommes allés créer le Club éthique à l’Université. Moi, je suis membre fondateur de ce club. Donc, la relation entre Charles et moi ne date pas d’hier. Je suis à plus de 15 ans de rapprochement avec lui ; les autres ne l’ont connu à travers des émissions de débats que grâce à la prolifération des médias. Au premier débat de "Politude" dont François Marc Modjom, rédacteur en chef de la Crtv, était le modérateur, lequel portait sur la politique et la jeunesse, Charles et moi étions les invités. On s’était juré de ne pas se neutraliser, malgré les chapelles politiques divergentes.


Quelle lecture faites-vous de la récupération autour de la dépouille d’Ateba Eyene ?

Charles était un artiste. Lorsqu’un artiste meurt, il n’a pas de successeurs, il a des adeptes. Et chaque adepte veut s’approprier un poil, un morceau d’étoffe, une relique du génie. Charles était un génie, un artiste. Sa disparition ne peut donc que susciter des récupérations. J’ai appris que les chinois vont s’en mêler. C’est la responsabilité du gouvernement. Car, Charles a beaucoup œuvré pour ce pays. C’est absurde que les chinois enterrent nos morts ! Ils peuvent simplement appuyer le gouvernement, parce que Charles a publié des ouvrages sur la coopération sino-camerounaise. Le deuil de Charles est un deuil national ; personne n’a le droit de le récupérer. Charles était une lumière, une étoile. Il est mort à moins de 45 ans, mais il ne rêvait que d’être Ministre. Je parie que si Charles avait été Ministre, il ne serait pas mort. Il passait son temps à chercher de l’argent pour se soigner, car il était malade. II ne mangeait pas dans le même restaurant deux fois ; il ne consommait pas de la bière ; il ne fumait pas la cigarette...

En tant qu’ami de Charles, de quoi est il mort ?

Charles était un homme discret, sournois ; Charles était malade. En effet,
Charles était chargé de jouer les impresarios lors de mon mariage, le 21 septembre 2013. Jusqu’à 21 heures, il n’était pas arrivé. Trois jours plus tard, lorsque je le vois, il me donne 08 livres pour me demander pardon, constatant que je suis en colère. Le regardant, je découvre qu’il n’a pas du tout bonne mine. Je lui dis, Charles, ton état de santé m’inquiète. Mais, il masquait tout.Rien que les produits de sa peau, lorsqu’on faisait nos courses, c’est sans commentaire.

Charles est mort lors du cinquantenaire. Donc, son deuil concerne tout le monde. Marc Vivien Foe, l’ancien lion indomptable, est mort dans un stade ; Charles Ateba Eyene est mort lors du cinquantenaire. Je tiens à relever que Charles était malade. EKo Roosevelt*, l’artiste musicien et originaire de la même localité, savait de quoi il souffrait. Sa mort n’a rien de mystique. Charles est mort de sa propre mort. Une étoile n’illumine pas longtemps. Qu’à cela ne tienne, nous allons prendre le relai de son combat. Charles aimait le Chef de l’Etat, Paul Biya comme le chrétien aime Jésus Christ. Mais, il laissait entendre qu’il est mal entouré. Auquel cas, cet entourage lui aurait fait savoir que lui, Charles, est un jeune dynamique : On lui proposait des postes de chef de service et il estimait qu’il était au-dessus de cela. Pourtant, ailleurs, aux Etats unis d’Amérique, en Chine… son mérite était salué. Charles était un homme qui voulait arriver là où les autres sont arrivés par copinage, réseaux... Lui, voulait atteindre ses objectifs grâce à son talent, ses efforts, son travail, oubliant qu’on n’entre pas au ciel sans l’aide d’un ange. Mais, Charles voulait s’y rendre sans l’aide d’un ange. Moralité, Charles voulait être Ministre sans parrain.

Un dernier message...

Que le peuple camerounais, ceux qui ont connu Charles, l’ont soutenu comprennent que l’étoile filante s’en est allée. Reste que tout le monde se mobilise afin de lui réserver des hommages dignes de son aura. A commencer par le Chef de l’Etat, qui doit adresser à sa famille un message de condoléances, pourquoi pas lui décerner une médaille à titre posthume. Car, Charles était son meilleur avocat ; il lui est resté fidèle. Certes, il disait tout haut ce que les autres disaient tout bas, mais il n’était en rien un homme mauvais.

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