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Qui gouverne le Cameroun ? La Banque Mondiale, le FMI, ou Paul Biya ?

lundi 7 juillet 2014


Les émeutes ne sont donc pas un cauchemar pour le gouvernement surtout que le Bir est plus en forme que jamais. Pour le prouver, il vient de prendre une décision encore plus suicidaire pour les Camerounais que celle de février 2008. On parle d’une injonction ferme des illustres institutions de Bretton woods, très inconnues de la constitution de notre République. Au fait, à quoi ça rime ?

La rumeur qui courait depuis belle lurette a fini par devenir réalité. Le gouvernement camerounais, sous la pression du Fmi et de la Banque Mondiale, vient de revoir à la hausse le prix à la pompe du carburant. Selon ce texte gouvernemental, « le tarif des carburants à la pompe et du gaz domestique sont à compter du 1er juillet 2014, modifiés ainsi qu’il suit : le litre de super passe de 569 Fcfa à 650 Fcfa ; le litre de gasoil passe de 520 Fcfa à 600 Fcfa ; la bouteille de gaz 12,5 kg passe de 6000 Fcfa à 6500 Fcfa ».

Selon certaines informations tirées à bonne source, c’est depuis octobre 2013 que la décision d’une levée des subventions sur les produits pétroliers a été envisagée par le gouvernement, selon une proposition de grille de prix à lui transmise par la Csph. Mais le plus dure c’est qu’il fallait choisir le moment idoine pour annoncer cette mauvaise nouvelle, dont on redoutait les conséquences au sein de la quasi-totalité des acteurs sociaux et des populations en général.

Depuis lors, plusieurs campagnes de sensibilisations se sont succédées sans convaincre pour préparer l’opinion, en invoquant les coûts élevés des subventions que l’Etat ne parvient plus à supporter. C’est d’ailleurs ce qu’on retrouve dans le communiqué, comme pour persuader les Camerounais : « ce réajustement répond à la nécessité de prendre en compte, l’augmentation continue des cours du pétrole sur le marché international. Et, de réduire la charge toujours plus forte sur le budget de l’Etat, de la subvention des prix du carburant. Qui prive la communauté nationale des ressources nécessaires à la réalisation de nombreux projets sociaux, éducatifs et infrastructurels. A titre d’illustration, cette subvention a coûté à l’Etat de 2008 à 2013, 1200 milliards de Fcfa et 155 milliards Fcfa rien que pour les six premiers mois de l’exercice en cours ».

Le plus curieux c’est que pour exorciser le spectre de 2008, nos pouvoirs publics promettent de faire en aval, ce qu’ils auraient dû faire en amont. Selon le communiqué, « en vue de préserver le pouvoir d’achat de nos populations, et d’atténuer les effets de ce réajustement sur l’économie nationale, le gouvernement a par ailleurs décidé des mesures suivantes : maintien du prix du litre de pétrole à 350 Fcfa, réduction de 50 % du montant de l’impôt libératoire, de la taxe de stationnement et de la taxe à l’essieu, revalorisation des salaires des agents publics, début immédiat des concertations paritaires en vue de la revalorisation du Smig ». Sans aucune précision sur la date. Au fait, quel est le pourcentage des agents publics sur la population active au Cameroun ? Pas grand-chose. Et les autres alors ?

Comme d’habitude, le gouvernement a choisi une période de distraction pour monter son coup. Notamment, pendant la Coupe du monde lorsque l’attention des Camerounais est dirigée vers les prestations de leur équipe nationale. Malheureusement, les « Lions indomptables » ne l’ont pas aidé, comme ce fut aussi le cas en février 2008 avec la Can. Coincé, il fallait s’initier à la prestidigitation. Et on peut comprendre maintenant pourquoi dès leur débâcle au Brésil, la présidence de la République a aussitôt interpellé le premier des ministres pour des explications. Question de détourner le peuple de la colère qu’une telle honte mondiale pouvait engendrer, et surtout de montrer avec quelle rigueur les pouvoirs publics sont attachés aux intérêts de la nation.

Le pétrole du Cameroun appartient-il au Camerounais ou à la Banque mondiale et le Fmi ?

Le côté burlesque de cette affaire d’augmentation de prix est le dilemme auquel sont confrontés, depuis plusieurs années, nos dirigeants qui multiplient des sorties pour préparer les esprits à avaler la pilule très amère. En clair, la décision de la hausse des prix du carburant et du gaz domestique depuis le 1er juillet dernier par les pouvoirs publics, au mépris de la paix publique, démontre à loisir la suprématie des institutions de Bretton woods sur notre gestion de la République. Lesquelles adoptent des attitudes condescendantes voire paternalistes sur des biens qui appartiennent à l’Etat du Cameroun.

A titre d’exemple, elles décident que les subventions de l’Etat sur les produits pétroliers profiteraient particulièrement aux plus riches et non à la masse. Allusion faite aux populations des zones rurales enclavées où l’absence des routes en bon état ne permet pas de bénéficier de cette manne. D’où la nécessité de réaménager les prix à la pompe pour allouer ses financements aux constructions de route et à des fins plus utiles.

Les observations de ce genre aux allures de harcèlement et d’instruction de père à fils, elles le font tous les jours pour nous rappeler notre ignorance. Tantôt, « Le coût total de la subvention énergétique sur la période 2009-2012, déplore l’institution financière, a été de 944 milliards de FCFA (7.3% du PIB) alors que le coût enregistré dans le budget était de 333 milliards seulement (2.6% du P18) ». Plus loin, elles suggèrent la mise en place d’un véritable programme national de filets sociaux cohérent et efficace : « la Société nationale de raffinage, SONARA, accuse un manque à gagner résultant de la politique gouvernementale consistant à geler les prix de vente au détail des produits pétroliers ».

Finalement, il y a lieu de se demander, à qui profitent les bonnes idées venues des Brettons woods ? Aux populations camerounaises qui se plaignent et qui mesurent les effets induits de la hausse du carburant sur les différents aspects de la vie quotidienne, ou à elles-mêmes ?

Pourtant, tout le monde au Cameroun sait que s’il y a des économies à faire au Cameroun, c’est d’abord sur le train de vie de l’Etat, la diminution des portefeuilles ministérielle, les longs séjours privés, les séminaires et colloques inutiles, les loisirs qui coûtent des milliards, et beaucoup d’autres gaspillages du même acabit.

Un piège ?

Qui sont-ils, ces omnipotents de la planète qui lorsqu’ils n’imposent pas, obligent à privatiser pour brader le patrimoine nationale ? Comment font nos pays voisins pour vendre ce même carburant moins cher ?

En réalité, les injonctions incessantes des gendarmes de la finance mondiale interviennent au moment où une autre forte rumeur plus récente faisait état de la hausse du tarif du kwh de l’électricité. Le tout dans un contexte politique interne tendu. Ce qui peut laisser subodorer quelque chose de louche voire un complot tendant à déstabiliser nos institutions, à l’heure où le pays est fragilisé de toute part. Voire !

Source : Ouest-Littoral

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