PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Prix de l’essence : L’Etat envisage une hausse à 700 F/litre

vendredi 16 mai 2014


La subvention des prix des carburants à la pompe, les pouvoirs publics cherchent le bon timing pour suspendre l’appui qui permet de pratiquer les prix actuellement en vigueur. C’est ce que révèle une proposition de grille de prix transmise par la Csph au gouvernement.

C’est quasi inévitable. Nos sources au ministère des Finances affirment même imminente une hausse de prix. Le gouvernement camerounais va devoir cesser de subventionner les prix des carburants à la pompe. Ce qui va indubitablement causer une hausse. Pour ne citer que l’exemple du « Super », le litre pourrait passer à 700 Fcfa, soit une augmentation de 131 Fcfa, puisqu’il se vend actuellement à 569 Fcfa dans les stations services du pays. Les sources du Messager expliquent que cette décision pourrait être rendue publique dans peu de temps seulement : « l’on a pensé au mois de juin de cette année », indique-t-on en substance. Le fait est que les gouvernants camerounais chercheraient, depuis octobre 2013 que le document est prêt, « le bon moment » pour annoncer cette douloureuse décision, dans la mesure où elle ne recevra pas l’assentiment d’une grande majorité de la population.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement est dos au mur. Les subventions versées depuis plus de quatre ans pour maintenir les prix des carburants à la pompe à un niveau « acceptable » ne peuvent plus être supportées, sauf à avoir des incidences fâcheuses sur les prévisions budgétaires. Pour l’année 2014, l’on avait tablé à environ 220 milliards Fcfa le montant global des subventions. Mais, les analyses – notamment celle de la Banque mondiale – montrent que l’Etat devra casquer près de 450 milliards Fcfa, soit plus du double de ce qui avait été prévu. Et au moment où les caisses gouvernementales ont du mal à se remplir – même le paiement des salaires des fonctionnaires devient une gageure chaque fin du mois – il va sans dire pour le Fmi notamment qu’il serait plus sage pour les pouvoirs publics de stopper lesdites subventions.


Meilleure formule

Cela fait depuis trois ans que les institutions financières internationales estiment que les subventions des carburants ne servent pas à grand-chose. La semaine dernière encore, une mission du Fonds monétaire international (Fmi) faisait savoir dans ses conclusions qu’il serait mieux pour le Cameroun de procéder à une suppression progressive de ces subventions. « Le coût de ces subventions reste élevé et écarte la possibilité d’autres dépenses qui pourraient promouvoir une croissance plus inclusive », estime en effet le Fmi.

Plus simplement, l’on demande à l’Etat de consacrer plutôt cet argent – plus de 1 000 milliards Fcfa en 4 ans – à d’autres investissements pouvant créer la richesse, de sorte que les Camerounais, devenus plus nantis, puissent supporter le coût de la vie qui va ainsi augmenter.

L’Etat est donc à la recherche d’une meilleure formule pour passer à la suppression des subventions des prix des carburants à la pompe. Sous cape, l’on a laissé penser que Paul Biya devrait donner l’ordre de le faire à tout moment, même s’il est personnellement opposé à la hausse des prix du pétrole lampant, du gaz domestique et de l’essence. La parade envisagée consiste à annoncer l’augmentation des prix des carburants, puis les abaisser très légèrement pour parer à la grogne populaire. Autre hypothèse avancée : le faire au moment de la coupe du monde, lorsque le peuple est trop occupé à observer le comportement de ses Lions indomptables au Brésil. Tout ceci est encore dans le « pipe » en attendant le dernier mot du Prince.

Par Alain NOAH AWANA(Le Messager)

Alternative : Révision de la structure des prix : la solution escomptée

Au sein de la Csph, l’on estime qu’il faut annuler certaines impositions pour alléger les prix des carburants à la pompe.

Si le gouvernement n’a pas d’autres choix que de stopper les subventions, il semble qu’il ait la possibilité d’alléger les prix des carburants à la pompe au Cameroun. L’avis de plusieurs sources au sein de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) et d’experts en la matière est clair : il faut supprimer certaines impositions qui sont faites sur les carburants. Entre la Société nationale de raffinage (Sonara) et les stations-service, les produits pétroliers sont en effet frappés de nombreuses taxes, une vingtaine au total (voir encadré).

Ces taxes vont du coefficient d’ajustement à la taxe spéciale sur les produits pétroliers (Tspp), en passant par les droits de douane, la Tva, le cabotage, les redevances portuaires, la péréquation transport, etc. Reprenons un calcul effectué par un de nos confrères en ligne, en 2012, et qui se basait sur la structure des prix de la Csph en mars 2011. Le litre du Super, à l’intérieur de la Sonara, coûtait 335,27 Fcfa, le pétrole lampant 380,62 Fcfa et le gasoil était à 372,08 FCfa.

A cela, il fallait ajouter, entre autres, les droits de douane (33,3 Fcfa) et la Tva qui était de 70,99 FCfa. L’ajustement économique, taxe qui prend en compte les coûts du transport engagés par un opérateur était de 50,29 Fcfa. S’agissant du cabotage calculé entre Limbe et Douala, il s’élevait à 7,92 Fcfa par litre, en y ajoutant 1,52 Fcfa de Tva sur cabotage. L’entretien des cuves de la Société camerounaise de dépôts pétroliers (Scdp) et le stockage des produits pétroliers étaient indexés à 11,09 Fcfa, et il fallait y ajouter la taxe sur passage dépôt. Le fonds de lutte contre la fraude quant à lui grignotait 0,27 Fcfa pour le Super, 1,87 Fcfa pour le pétrole lampant et 0,16 Fcfa pour le gasoil.

L’on pourrait indéfiniment citer toutes les composantes fiscales et non-fiscales de ces impositions. Mais, l’on sait aujourd’hui que c’est sur cette batterie de taxes que l’Etat peut jouer pour alléger les prix des carburants à la pompe. D’aucuns fustigent particulièrement la Taxe spéciale sur les produits pétroliers (Tspp). Elle coûte à elle seule 120 Fcfa par litre de Super. Or, s’indignent certains « on ne voit pas trop à quoi elle renvoie. On ne sait pas à quoi elle est destinée. Il s’agit tout simplement d’une taxe imposée au consommateur final et qui finance les poches des décideurs ».

Il faut donc de nouveau examiner la structure des prix des carburants au Cameroun. Les syndicalistes et les économistes le suggèrent vivement à l’Etat, qui doit dans tous les cas prendre ses responsabilités. Revoir cette structure des prix conduirait irrémédiablement à une réduction des coûts, et au moins à une réduction considérable des subventions.


Par Alain NOAH AWANA

Focal : Composantes des prix des carburants


Composantes non fiscales

- Le prix du produit ou parité import

- Le coefficient d’ajustement

- Le cabotage Limbe Douala

- Le soutien Etat

- Les redevances portuaires

- Le passage dépôt

- Le fonds de lutte contre la fraude

- La péréquation transport

- Les frais généraux

- Les frais financiers

- Les coulages

- Le bénéfice

- L’amortissement et l’entretien

- La livraison ville

- La marge revendeur

Composantes fiscalo-douanières

•Les droits de douane

•La taxe sur la valeur ajoutée (Tva sur produit, Tva sur prestation de services, Tva sur distribution)

•La taxe spéciale sur les produits pétroliers (Tspp sur le Super et sur le gasoil)

Source : Le Messager

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Enseignement catholique : Où va la discipline (...) => Jadis réputé pour sa rigidité dans la gestion des effectifs et l’encadrement (...)
Parlement : De quoi a peur le SDF ? => Ses élus, absents des travaux depuis mardi dernier, en raison, disent-ils de (...)
Fraude et évasion fiscales : Le plan de bataille de (...) => Le 10e forum mondial sur la transparance et l’échange des renseignements dans (...)
Assemblée nationale : Cinq étages consumés => Un grave incendie s’est déclaré hier nuit, ravageant totalement une partie des (...)
Partenaires au développement : le clin d’œil du (...) => Un forum s’est déroulé hier à Yaoundé pour explorer les axes de coopération (...)
Nomination de responsables au ministère des Finances => Décret N° 2017/11320/PM du 13 novembre 2017. Le Premier ministre, chef du (...)
Nomination de responsables au ministère de l’Eau et de (...) => Décret n°2017/11321/PM du 13 novembre 2017. Le premier ministre, chef du (...)
Commerce intra-africain : Encore trop de barrières => En plus des procédures et frais exigibles déjà élevés, la corruption et le trop (...)
Humanitaire : La vie change avec Synergies africaines => De nombreuses personnes, démunies ou vulnérables, et autres institutions ont (...)
Situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest : Le Sénat (...) => Hier à l’ouverture de la session, Marcel Niat Njifenji a dénoncé les attaques (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2017 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0