Le drame survenu en milieu d’après-midi d’hier à la suite de l’éclatement d’un tuyau de la Camwater a créé de gigantesques embouteillages à Douala.
De part et d’autre du pont sur le Wouri, les images étaient les mêmes, hier soir. Celles de longues files des populations qui traversent l’ouvrage à pieds. Cette marche forcée fait suite à l’éclatement d’un tuyau de canalisation de la société Camwater se trouvant sous ledit pont. L’incident est survenu autour de 15 heures, hier lundi 26 juillet, paralysant de ce fait la circulation dans cette partie de la ville.
« Les tuyaux de la Camwater se trouvant sous le pont ont cédé. Au point que la forte pression de l’eau a traversé progressivement toutes les couches de la chaussée, en la bousculant pour laisser passer de l’eau. Ce n’est qu’après la fermeture des eaux du côté de Bonabéri, qu’on a pu rétablir la circulation », précise Patience Lobe, délégué régional des Travaux publics pour le Littoral. Elle révèle également, pour couper court aux rumeurs qui avaient vite fait de parler d’un affaissement d’une partie du pont, que ce n’est pas le pont qui a un problème, mais plutôt l’une des digues. Le gouverneur de la région du Littoral, Francis Faï Yengo, et de nombreuses autres autorités administratives de la ville sont allés constater l’ampleur des dégâts.
Un cordon de sécurité a été institué sous la coordination des forces de maintien de l’ordre permettant aux populations de traverser la zone sinistrée. La colère et l’indignation se traduisaient sur le visage des populations de Bonabéri bloquées dans des impressionnantes files de personnes. « Je pense qu’il est temps qu’un deuxième pont soit construit », entend-on par ci et là.
La panique s’est même emparée des populations, surtout que les forces de maintien de l’ordre ont posé des dallettes sur un côté de la voie publique pour orienter la circulation dans un seul sens. Conséquence, de nombreux voyages seront annulés, des bus stationnés le long des trottoirs, et les véhicules venant du côté de Bonabéri seront momentanément bloqués. Seuls les conducteurs de motos semblent faire de bonnes affaires. Il leur est permis de circuler dans les deus sens. Le directeur général de Camwater, Basile Atangana Kouna, s’est également rendu sur les lieux.
Les techniciens chinois, qui ont réalisé l’installation de ces tuyaux, présents sur les lieux, sont désemparés. Surtout que la réception de la station de traitement de Ayato n’est survenue que le 25 juin dernier. Cet incident qui a conduit à la fermeture des tuyaux venant de Bonabéri, risque de sevrer une partie de la population d’eau potable.
Par Aristide Ekambi(Mutations)











