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Pierre Semengue : Une fin de règne sous fond de bruit de bottes

samedi 27 juillet 2013


En deux années de mandat à la tête de la Ligue de football professionnel du Cameroun, la tâche n’a pas été aisée pour le Général d’armée à la retraite, très souvent incompris et contesté par les présidents de clubs qui lui promettent aujourd’hui une sortie avec fracas.

Au repos mon Général. La mission est arrivée à son terme. L’heure est au rapport. Le soldat au front est face au Tribunal des présidents de clubs qui sont tous unanimes à propos de son départ manu militari de la tête de la Ligue. Pas besoin de sursis. Emile Onambélé Zibi et ses pairs veulent vite effacer l’ère Semengue pour passer à autre chose. Sous le règne de ce dernier, soutiennent-ils, la vie n’a pas été rose. Les rapports Lfpc-Acec ont été des plus tortueux. Du coup, une Assemblée générale élective vient d’être convoquée pour le 03 août prochain. Il faut ipso facto trouver un successeur au Général d’armée à la retraite. Mais c’était sans compter le coup de massue de Joseph Owona qui a reconduit le « patriarche » dans ses fonctions. Lui qui est une légende de l’armée camerounaise : Sans doute parce qu’il a vu défiler devant lui des générations entières au sein de la Grande muette. Sa longue et riche carrière pavée d’actions héroïques, de patriotisme et de lauriers est là pour l’ennoblir. Après des études secondaires au Lycée Leclerc de Yaoundé, Pierre Semengue intègre l’armée camerounaise le 1er octobre 1956. Il suit une formation en France à l’École spéciale militaire de Saint Cyr, d’où il sort nanti d’un diplôme le 30 juillet 1959.

Après l’Académie de Saint Cyr, il poursuit des études militaires à l’École d’application de l’artillerie de Campagne en France. Du 1er juillet 1964 au 31 mars 1965, il est stagiaire à l’École d’État-major à Paris. Il retrouvera les « bancs » en 1985 lorsqu’il est admis comme stagiaire à l’Institut des Hautes études de la défense nationale, section internationale. Sa carrière militaire commence en 1959 lorsqu’il devient sous-lieutenant puis lieutenant le 1er avril 1960 et capitaine. En janvier 1965, Pierre Semengue est promu lieutenant-colonel. Il devient par la même occasion Commandant de l’armée camerounaise. Le 22 juin 1973, il est promu Général de Brigade. Il n’a que 38 ans. Il devient Chef d’Etat-major des Armées le 22 août 1983 et va tour à tour passer les grades de Général de division, général de corps d’Armées et puis le 25 septembre 2001, général d’Armées. S’il a longuement marqué l’armée camerounaise, Pierre Semengue se sera révélé également aux Camerounais comme un inconditionnel de football. Président du Tonnerre Kalara Club (Tkc), il dirige un moment la (défunte) Ligue nationale de football (Linafoot) et se retire finale¬ment de la Direction du Tkc, et l’on entendra presque plus parler de lui dans la gestion du sport. En 2011, l’homme de 76 ans se met en réserve de la République mais est porté à la tête de la Lfp du Cameroun. Une nouvelle structure dont le galop d’essai essuie des volets de bois verts de la part des acteurs du mouvement sportif mais aussi de la presse qui estime que Semengue n’est pas l’homme de la situation. Comme la plu¬part des problématiques liées au football, celle relative à la création d’une Ligue de football professionnel suscite des passions.


Manœuvre

Commencent alors les débats sur la paternité du projet. L’Association des footballeurs camerounais (Afc) et la Fécafoot revendiquent chacune l’initiative. (Lire le Messager du 2013). Ils portent ensuite sur la forme que pourrait revêtir cette structure. Sera-t-elle autonome ou sous tutelle de la fédération ? Le mode de désignation des responsables constitue également une pierre d’achoppement. Quelle marge de manœuvre peut avoir un Pierre Semengue nommé par un Président de la Fécafoot élu ? Le Général qui commence à comprendre l’immensité de la tâche qui l’attend est loin d’imaginer que sur ce chemin jonché de ronces et d’embûches, il y a surtout l’un de ses vieux « amis » d’hier, déterminé à lui rendre la vie dure : Émile Onambélé Zibi. En fait, ce dernier n’a jamais été tendre avec le Président de la Ligue. Surtout lorsqu’il s’agit de dénoncer la gestion opaque et les gaspillages orchestrés par les responsables de la Lfpc Pour le patriarche de Fébe village, il y a toujours existé une disparité énorme entre les revenus des employés de la Ligue et ceux des joueurs. Porté à la tête de l’Association des clubs d’élites du Cameroun (Acec) le 18 janvier 2013 au cours de l’Assemblée générale constitutive des clubs de D1 et D2, Emile Onambélé Zibi, deux jours seulement après son élection, annonce déjà les couleurs.

Pour avoir osé reporter sine die le démarrage du championnat D1 et D2 exigeant des clubs qu’ils se constituent d’abord en sociétés commerciales, Pierre Semengue essuie les foudres des présidents de clubs conduits par le Président du Tkc. Lui qui dit observer dans cette sortie du Général « une incohérence et une mauvaise foi manifeste de sa part ». Ses « bourreaux » constatent par ailleurs que dans son aveuglement, le Président de la Lfpc, est allé jusqu’à contester la tutelle de la Fécafoot et du Ministère des sports et de l’éducation physique (Minsep), arguant d’une autonomie sans fondement. Face à ce qu’ils appellent « dérive managériale, caractérisée par le non-respect des engagements pris, la gestion familiale des affaires de la Lfpc, l’absence de collaboration dans sa gestion », les affidés d’Onambélé Zibi qui en appellent à l’arbitrage de la Fécafoot, vont pro¬céder à une levée de bouclier ayant pour corollaire la reprise du championnat alors que seuls trois clubs ont passé la bague au professionnalisme. Quatre mois après cette volte-face, le Général d’armée est confronté à un nouveau guet-apens qui s’annonce plus rude que les précédents. Heureusement, « Massayo » est de nouveau aux affaires et lui accorde un sursis de huit mois. Une seconde chance pour ce soldat qui rêve de conduire le professionnalisme vers des lendemains qui chantent. On verra.

Par Christian TCHAPMI (Le Messager)

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