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Paul Fokam Kammogne : Le banquier exemplaire

mardi 7 juin 2016


Le Pca d’Afriland First Group, maison-mère d’Afriland First Bank, a reçu le trophée de la carrière exemplaire à Lusaka, à l’issue d’un concours réunissant 200 banques d’Afrique. Une consécration pour cet african banker, fondateur de l’un des modèles de microfinance les plus efficaces d’Afrique.

Au pays Bamiléké, il existe un adage très connu qui dit que « l’argent ne fait pas le bruit ». Cet adage souvent employé dans le secteur bancaire, colle parfaitement avec la personnalité de Paul Fokam Kammogne. Depuis la création en 1987 de la Caisse commune d’épargne et d’investissement, qui deviendra par la suite Afriland First Bank, l’ancien directeur général de la banque s’est toujours montré plus à l’aise dans les guichets et les bureaux, que dans les médias et l’exposition. Un choix apparemment assumé, s’il faut se fier à son accoutrement, plutôt classique (généralement vêtu en costume sombre sans cravate ni chemise), et à son attitude réservée, mais fière. Plus que son visage, devenu ridé au fil des années, ce sont ses succès, plus étoffés au fil des années, qui cristallisent la personnalité du natif de Boukué, dans le département des Hauts-plateaux (région de l’Ouest). A Lusaka (Zambie), c’est dans cette même carapace que le magnat de la banque s’est présenté devant ses pairs. C’était au cours de la 10e édition du Trophée African Banker, un classement établi en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad). Chez les Anglo-saxons, où les principes de l’orthodoxie bancaire sont souvent considérés comme étant les plus aboutis, le géant camerounais a été porté en triomphe.

Le concours qui a vu la participation de 200 candidats, et une dernière phase de pré-sélection de 12 candidats, lui a décerné le Trophée de la carrière exemplaire. Loin de son attitude exemplaire, c’est la progression sans cesse croissante du holding qu’il dirige depuis Genève (Suisse) qui a retenu l’attention des organisateurs. Ces six dernières années par exemple, la banque n’a pas quitté la tête des classements établis par les institutions spécialisées (African Banker, Jeune Afrique, etc). Pour les trois dernières années par exemple, la filiale camerounaise du groupe s’est classée à la tête des banques camerounaises. En 2013, le total bilan est passé de 570 milliards en 2011 à 660 milliards Fcfa. En 2014, il se situait à 3,748 milliards de dollars (plus précisément 3.748.421.000) soit à peu près 1941 milliards de F CFA, et pour l’exercice qui vient de s’achever (2016), le total bilan est passé à 1 330 millions de dollars (un peu plus de 782,261 milliards Fcfa).


Partenaire au développement

Outre le réseau bancaire qu’il a progressivement tissé dans 12 pays africains (Cameroun, Guinée Equatoriale, République démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, Libéria, Zambie, Soudan, Guinée Conakry, France, République populaire de Chine), c’est la participation du groupe à l’accompagnement des projets de développement qui a été salué. En 2010, lorsque le Cameroun se prépare à lancer son premier emprunt obligataire par appel public à l’épargne privée, la banque se taille la part du lion. Elle va décaisser un peu plus de 35,046 milliards Fcfa (210 souscriptions), sur les 200 milliards Fcfa recherchés par le Cameroun pour financer la réalisation de 14 projets d’investissement. Le barrage réservoir de Lom Pangar (72 milliards Fcfa), le barrage de Menve’ele (12 milliards Fcfa), le Pipeline Tchad Cameroun, les infrastructures portuaires (port en eau profonde de Kribi, 21 milliards de FCFA) les projets miniers (projets cobalt et nickel de Lomié, 30milliards Fcfa), et les projets de télécommunications (construction de 3200 km de fibre optique, 5 milliards Fcfa), pour ne citer que ceux-là. Cette participation va se poursuivre dans les autres emprunts obligataires lancés en 2013 (« ECMR 5,9% net 2013-2018 »), en 2014 (« ECMR 5,5% net 2014-2019 »), et certainement celui de 2016.

Dans le secteur privé, le groupe s’est investi dans le financement d’agro-industries. En 2013, la filiale camerounaise d’Afriland First Group signe une convention de financement avec Hevecam. L’enveloppe de 10 milliards Fcfa accordés à l’entreprise sino-camerounaise vise à replanter une partie des plantations du géant du caoutchouc naturel, et d’ajouter aux 22 000 hectares de plantations d’hévéa actuellement exploités dans la localité de Niété dans le Sud du Cameroun, les 18 000 hectares que l’Etat du Cameroun vient de concéder à Hévecam dans le cadre d’un bail emphytéotique. Plus proche, en février 2016, c’est à la Sodecoton que la banque se retrouve. Dans un pool de banques (Bicec, Afriland First Bank, SGC, UBA), elle participe au préfinancement de la campagne cotonnière 2016, en donnant un chèque de 35,5 milliards Fcfa. Sur la scène africaine, le groupe décroche un partenariat avec la banque africaine d’Import-export (Afreximbank). Le document paraphé le 08 juillet 2015 par Paul Fokam Kammogne et Jean Louis Ekra, l’ex-Président d’Afreximbank (au Caire en Egypte), vise à apporter des facilités de crédit d’un montant de 9,8 milliards Fcfa à la filiale ivoirienne du groupe. Cet argent, avait par la suite expliqué le groupe, était destiné à financer les transactions menées par des Pme dans les secteurs clés de croissance.


Inventeur des MC2

Mais de tous les exploits réalisés par le banquier, c’est l’incroyable destin des Mutuelles communautaires de croissance (MC2), un projet de microfinances rurales conçu, dessiné et développé par Paul Fokam Kammogne dans sa thèse de doctorat en économie. Ce modèle innovant de financement des micro-projets né en 1992 à Baham (département des Hauts-Plateaux région de l’Ouest), s’est propagé comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national. En novembre dernier, au cours de la 6e Assemblée ordinaire de l’Association des Mutuelles communautaires de croissance (AMC2) organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le Parrain national a pu mesurer l’ampleur ce réseau qui a enregistré un taux de croissance de 43%, pour couvrir aujourd’hui 67% du territoire national (soit 39 départements sur 58).

De 21,1 milliards Fcfa (2008) de fonds mobilisés en 2008, le total est passé à 43,2 milliards Fcfa en 2014. Le cumul des crédits octroyés est passé de 41,8 milliards Fcfa à 144,3 milliards Fcfa. Les encours des crédits sont quittés d’un peu plus de 7,6 milliards Fcfa à 16,1 milliards Fcfa en 2014. Soit un total bilan qui quitte d’environ 24,5 milliards Fcfa à plus de 50,5 milliards Fcfa en 2014. En six ans, le nombre de personnes touchées a également augmenté. Il est passé d’un peu plus de 537 000 personnes (2008) à 1,08 millions de personnes en 2014. L’épargne mobilisée a dépassé les 32,7 milliards Fcfa en 2014, alors qu’il n’était que d’environ 17,1 milliards en 2008.

Une Success Story que le milliardaire compte désormais enseigner aux étudiants de la Pkfokam Institute of Excellence, une université créée pour former l’élite des meilleurs managers du pays. « Vous êtes formés pour être les meilleurs. Soyez donc des meilleurs parmi les Américains et tous les autres. Si vous ne pouvez pas être les meilleurs, ce n’est pas la peine de revenir, parce que nous nous ne formons que les meilleurs », avait-il notamment lancé à des étudiants de l’institut en partance pour les Etats-Unis. Une obsession à l’excellence, mais aussi une invitation à suivre son exemple, lui qui partit de nulle part pour devenir l’un des hommes les plus fortunés d’Afrique.

Par Frégist Bertrand Tchouta(LNE)

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