PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Pas de bicéphalisme au Messager

samedi 1er mars 2014


Depuis la désignation de Frédéric Boungou le 18 décembre 2013 comme directeur de publication du quotidien Le Messager, certains individus et médias cherchent à entretenir la confusion dans les esprits. Intoxication et désinformation à la fois.
Rappel des faits : depuis le 1er janvier 2013, Le Messager est resté sans directeur de publication à la suite de la démission de Jean-Baptiste Sipa. Une situation qui mettait en marge de la loi le journal fondé en novembre 1979 par le regretté Pius Noumeni Njawe. Plus d’une fois, les membres de la famille du défunt ont été interpellés sur cette vacance qui hypothéquait gravement l’avenir du journal. Plus de six mois après, le secrétaire général de la rédaction est approché par Francis Njawé, l’un des fils qui lui annonce un « communiqué très important » programmé dans une édition de vendredi. Communiqué attendu en vain tout le jeudi. C’est vers 18 heures que nous apprenons dans le forum 237 la nomination de Jean Vincent Tchienehom comme directeur de publication. Un communiqué qui ne parviendra jamais à la rédaction du journal, contrairement à l’annonce de M. Francis Njawé. Fallait-il prendre ce communiqué diffusé sur la toile et le placarder dans Le Messager ? Que non ! Puisque n’importe qui peut faire passer ce qu’il veut sur la toile.

Le lendemain deux publications : l’une de Douala et l’autre de Yaoundé annoncent l’information. De manière officielle, ni ceux qui ont désigné l’intéressé, ni ce dernier, personne n’informera officiellement l’entreprise. Plus grave : une confusion s’installe, vers 11 heures du vendredi de publication de ce document. Un contre-communiqué signé de Francis Njawé déclare nul et de « nul effet la désignation de Jean Vincent Tchienehom ». Bien plus le personnel inquiet et médusé se voit gratifié d’un spectacle opposant des ayants droits de Njawé dans les locaux de l’entreprise.
Chaque jour qui passe vient enrichir le feuilleton de la succession Njawé. La bataille se transporte jusqu’à l’imprimerie où le journal est tiré. Par décence et par respect de la personnalité de celui que, dans la grande famille des médias, on appelle confraternellement JVT, nous vous épargnons d’une série de mails qui ne l’honorent guère. Mais, nous ne pouvons pas, pour les raisons d’une bonne information ne pas porter celle-ci à votre connaissance : « éditer le journal de demain en omettant le nom du DP. Une recherche de consensus au niveau familial est cours » Avec comme objet : « pas de Dp ». Nous sommes au 25 août 2013. Ce fac similé en fait foi.

Depuis lors, l’étau se resserre sur Le Messager. Le problème de l’absence d’un directeur de publication donne du grain à moudre à certains confrères. Avec raison. La sortie de l’ouvrage du professeur Albert Mbida, enseignant du droit des médias sur la question nourrit davantage ce débat au centre duquel se trouve Le Messager. Et personne n’ose opposer un démenti ou une mise au point à tout ce qui s’écrit et se dit sur Le Messager sans Dp. Le 3 septembre 2013, le rédacteur en chef d’alors, Frédéric Boungou est sommé par le Conseil national de la Communication de « bien vouloir faire connaître sous quinzaine le nom du directeur de publication de votre organe de presse ». La correspondance est signée du président de cette institution. Dans la réponse de Fréderic au président du Cnc le 16 septembre, nous relevons le passage suivant : « … selon mes informations, les concertations à cet effet se poursuivent au sein de la famille, malgré quelques divergences de vue compréhensibles, afin de procéder rapidement à la nomination d’un Directeur de Publication. C’est pourquoi je sollicite votre indulgence afin de permettre à la famille de boucler ses concertations. Je saisis cette opportunité que vous m’offrez pour attirer votre attention sur l’avenir de la cinquantaine d’employés qui y travaillent en cas de déclenchement des procédures évoquées ».

Pendant que nous attendions toujours ce consensus familial, certains confrères écopent de sanctions du CNC au grand dam de l’ensemble de la corporation. Dans différents plaidoyers développés par les professionnels et les membres de la société civile, M. Hilaire Kamga, président de Nouveaux Droits de l’homme, dans sa défense des incriminés en profite pour épingler Le Messager qui, clame-t-il, dans les réseaux sociaux « paraît depuis bientôt un an sans directeur de publication sans que cela n’émeuve personne ». Ces faits et d’autres mis bout à bout donnent l’impression que certains étaient en train de préparer l’opinion à la suspension du quotidien Le Messager qui n’avait pas de directeur de publication. Cette posture ne surprend guère les esprits avisés. C’est de bonne guerre.

Le consensus familial en cours se transforme au mois de novembre en une citation devant le tribunal préventif de Douala-Bonanjo. Citation servie à certains membres de la famille Njawé et des employés du journal, présentés comme des « anti-Tchienehom ». Voilà les faits susceptibles d’éclairer les amis de tout bord du quotidien Le Messager. Au-delà de la polémique enregistrée depuis quelques mois sur la vacance et la personnalité du directeur de publication de ce journal, ce sont les mêmes qui dénoncent un régime gérontocratique au Cameroun qui semblent rechigner à voir un quadragénaire piloter Le Journal de Pius Njawé qui, bien avant sa mort le confiait déjà à des jeunes qui, chacun en son temps, a fait ses preuves. Et Frédéric Boungou aujourd’hui directeur de publication fait partie de cette cuvée. En 2009 déjà, Pius Njawé en avait fait rédacteur en chef délégué pour le confirmer en mars 2010 dans la fonction de rédacteur en chef. Bien vouloir le laisser relever le nouveau défi. C’est à l’œuvre qu’on connaît l’artisan.

Par Jacques Doo Bell

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Paul Biya, l’omniprésent => La routine de ses courts-longs séjours privés à l’étranger n’a pas altéré (...)
Le Manidem dénonce le zèle des patriarches béti => Les « patriarches béti », autoproclamés, et non représentatifs du peuple Béti, (...)
Song de cloche => Bien portant, Rigobert Song Bahanag n’aurait jamais imaginé qu’il ferait (...)
Accident férroviaire d’Eséka : le chef a parlé => La réaction du président de la République est donc officiellement connue (...)
Agressions contre des candidats aux examens : la (...) => Le communiqué de presse parvenu à notre Rédaction Dans le cadre du mouvement (...)
LETTRE AU MINISTRE DES SPORTS => Monsieur le Ministre, je voudrais bien commencer cette lettre par vous (...)
J.REMY NGONO encense le sélectionneur des Lions (...) => CARTON VERT À HUGO BROOS ALIAS VALERI NEPOMNIACHI. Les LIONS INDOMPTABLES, (...)
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible" => L’intégralité du message du chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fin (...)
Les petites folies d’Ernest Dikoum => Trois semaines seulement après sa nomination poste de Directeur général de (...)
Lettre ouverte : Marafa à Paul Biya => Monsieur le Président de la République, C’est au cœur de l’une des périodes (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2017 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0