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Partenariat Boeing Consulting : Des blocages préjudiciables pour Camair-Co

mardi 23 août 2016


Plus de trois semaines après la signature et l’approbation par Paul Biya du plan de relance soumis par Boeing Consulting, l’horizon de la compagnie aérienne est toujours bloqué. Explication

L’euphorie aura été de très courte durée. Le rapport de Boeing Consulting a enfin livré son contenu d’astuces et de mesures techniques préconisées pour le décollage véritable de la compagnie nationale de transport aérien. Enfin, était-on en droit de soupirer, un véritable business plan pour une compagnie qui n’en avait jamais eu. Ledit plan fait le tour des questions fondamentales et névralgiques pour une compagnie aérienne de l’ambition de Camair-Co, et propose ses solutions. La flotte devra passer à 18 aéronefs (contre 5 seulement aujourd’hui) à l’horizon 2020. Les destinations desservies par la compagnie font étendre le réseau à 27 destinations dont 5 internationales, 13 sous régionales et 9 à l’intérieur du pays. Les destinations internationales, apprend-on, seront desservies par un appareil Boeing-777, le plus gros porteur du constructeur américain après le 747. En attendant l’arrivée des Boeing 787-Dreamliner, d’ici quelques années. La flotte sera en outre complétée par deux Q400 à acquérir chez la Canadien Bombardier et un autre MA-60 chinois qui s’ajoutera aux deux autres déjà dans la flotte. Sur le plan financier, Boeing Consulting propose à l’Etat actionnaire unique de prendre sur lui le lourd endettement de la compagnie qui s’élève à 35 milliards. Et d’injecter un total de 60 milliards d’argent frais dans la compagnie pour le financement du plan. Quant à l’exploitation de la compagnie, le suivi de la maintenance sera fortement encadré, tout comme l’atteinte des standards internationaux et le suivi informatique des activités de maintenance pour un rendement optimal dans ce domaine. La gestion de la compagnie n’est pas en reste. Le plan prévoit une gestion qui devra s’arrimer aux principes de compétitivité, d’agressivité commerciale, de rentabilité des lignes, de stabilité de l’exploitation, de sécurité des opérations, d’encadrement réglementaire de tous les pans d’activités de l’exploitation et de compétence des personnels. Pour la matérialisation de ce plan, Boeing Consulting propose d’accompagner la Camair-co sur une période de 18 mois renouvelables. Voilà résumé le plan en ses grandes lignes. Un plan réaliste qui a eu l’assentiment du chef de l’Etat qui l’a approuvé le 16 juillet dernier.

Empêchements non déclarés et éternel recommencement

Mais depuis l’approbation du rapport de Boeing Consulting par la voix la plus autorisée, la relance de la compagnie est restée dans l’impasse. A en croire des sources bien introduites au ministère des Finances, près d’un mois après, on attend toujours les premières directives pour la matérialisation dudit plan. A la Camair-Co, on a recommencé à perdre le sommeil après de rares jours sans insomnies. Les observateurs redoutent que le plan de Boeing Consulting ne soit voué lui aussi au même sort que le premier plan de relance soumis par la direction générale de Camair-Co et qui évaluait les besoins de financement de la compagnie à 30 milliards Fcfa. On se souvient qu’un pool bancaire avait pu réunir 25 milliards, et que le Chef de l’Etat avait instruit le ministre des Finances de trouver les 5 milliards manquants dans les plus brefs délais. Seulement, les forces d’inertie ont pris le dessus et ce plan de relance a été vite disqualifié. Sous prétexte qu’il était financièrement irréaliste. Avait-on prétendu, avec un tel plan, la compagnie ne se donnait pas les moyens de rembourser la dette contractée auprès des banques. De même qu’il souffrait aussi d’un autre défaut. Il avait été concocté et soumis par la direction générale elle-même. Là-dessus, les décideurs politiques, y compris les députés à l’Assemblée nationale, ont donc opté pour un audit indépendant par un cabinet externe. D’où l’arrivée de Boeing Consulting.

A chaque tentative de redécollage de la compagnie nationale de transport aérien, comme par hasard et par malédiction, il se produit toujours un incident ou un empêchement qui remet tout en question. L’approbation par le Chef de l’Etat du plan de relance de Boeing Consulting intervient au moment où la compagnie était à un doigt de mettre la clé sous le paillasson : trois mois d’arriérés de salaires, des préavis de grève de la part des pilotes, suspension des vols sur l’espace européen, menaces des fournisseurs bloquants dont les loueurs d’avions et des moteurs du Dja qui promettaient de procéder à la saisie des avions à la moindre occasion.

Le geste de Paul Biya a donc été perçu par l’opinion comme une réponse d’urgence à une grave situation de crise pour la compagnie nationale de transport aérien. Mais il semble que le Chef de l’Etat soit tout seul à percevoir l’urgence d’agir. Ses collaborateurs, parmi les plus proches souvent, pensent qu’il est urgent d’attendre. Attendre quoi ?

A Yaoundé, on semble s’être passé le mot dans certains milieux. Et programmé du même coup la mise à mort de la compagnie. Il ne serait surtout pas question que l’équipe dirigeante actuelle soit celle-là qui hérite de la gestion des 60 milliards du plan de relance. Il faut laisser pourrir la situation, comme pour faire porter le chapeau de l’incompétence à Nana Sandjo et à son Pca Edouard Akame Mfoumou.

Au-delà des têtes du Directeur général et du Pca qui ne reviennent pas aux croisés de la faillite de la Camair-Co, il y a surtout les intérêts souterrains qu’on s’interdit encore d’endosser publiquement. Un jeu de pistes brouillées qui ne trompe cependant personne. Des Camerounais ont bien eu l’initiative du lancement d’une compagnie aérienne pour la desserte des destinations du Nord du pays. Au même moment où la compagnie nationale peinait à trouver de la clientèle pour son réseau intérieur. Du coup, la décision du Chef de l’Etat a eu pour effet un raidissement de la position des adversaires qui ne voudraient pas entendre d’un plan de relance pour Camair-Co. Si la compagnie nationale retrouvait l’optimum de ses performances, toutes les autres compagnies locales devront ranger leurs ambitions dans les placards. On comprend pourquoi certains se font aussi intraitables et teigneux autour de Camair-Co. Sabotages, intrigues, manœuvres de déstabilisation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la compagnie se multiplient sans arrêt.

Au Cameroun, très remarquable de ses points d’entropie de l’action gouvernementale, le Chef de l’Etat a son droit de signer des décrets et de donner des instructions, la réalité vécue sur le terrain est que ses collaborateurs se font aussi le droit de passer outre. Surtout lorsqu’il s’agit de régler des comptes au nom d’intérêts personnels qui passent avant les intérêts supérieurs de l’Etat, de son Chef et de toute la Nation. Il y a cependant urgence maintenant : que Paul Biya siffle lui-même la fin de la pagaille entretenue autour de la Camair-Co et fasse respecter les instructions qu’il donne en tant que Chef de l’Etat et seul responsable devant l’Histoire si le Cameroun en était à faire une croix sur sa compagnie aérienne.

Par David Nouwou(LNE)

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