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Opération épervier : Comment ils ont recouvré la liberté

jeudi 8 mai 2014


Qui libère ? Quiconque veut répondre efficacement à la question de savoir qui rend aux dignitaires du régime de Yaoundé et gestionnaires indélicats de la fortune publique, leur liberté après un passage court ou long au gnouf, devrait peut-être essayer de savoir qui les arrête.

Quiconque veut répondre efficacement à la question de savoir qui rend aux dignitaires du régime de Yaoundé et gestionnaires indélicats de la fortune publique, leur liberté après un passage court ou long au gnouf, devrait peut-être essayer de savoir qui les arrête. Engouffré dans cette brèche, celle d’une réflexion sur les véritables ressorts des arrestations, l’analyste a devant lui quelques clichés pouvant affiner sa démarche. Ce sont ceux de la résidence de Titus Edzoa gardée pendant plusieurs mois, de fin avril 1997 à juillet de la même année au moment de son arrestation sur ordre du préfet du Mfoundi ou encore celle d’Emmanuel Gérard Ondo Ndong qui demandait aux gendarmes venus l’interpeller à son domicile, si le « chef » est au courant. Mieux peut-être de l’ex- ministre des Finances Booto à Ngon venu se constituer prisonnier au parquet de Yaoundé centre administratif après avoir été condamné mais qui a été éconduit par le maître des céans. Ce dernier n’ayant manifestement pas reçu d’ordre de faire écrouer le vieux qui comparaissait libre. Même si le même procureur enverra quelques jours après, une escouade de gendarmes le cueillir, à sa résidence, à bord d’un pick-up.

Que dire de ce coup de fil donné le soir de la garde à vue de Jean-Marie Atangana Mebera à la police judiciaire, par un hiérarque du pays qui voulait savoir si on discute déjà les ordres de la présidence à la police judiciaire. Car au quartier général de la police, l’on estimait que la Pj traînait un peu la patte pour le déferrement de l’ex-Sgpr (?). Ou même de l’aveu d’Ephraim Inoni qui, du temps de son exubérance, confia au micro de Bbc que c’est l’exécutif qui pilote l’Opération Epervier ? Mieux, cette lettre d’un ancien Sgpr donnant ordre au ministre de la Justice, vrai patron du parquet, de faire arrêter le ministre Abah Abah….

Les exemples sont légion qui poussent l’opinion à penser que les arrestations sont programmées, planifiées, théâtralisées par l’exécutif qui met simplement en mouvement le judiciaire pour la phase exécutoire. Il est donc loisible de penser que par parallélisme des formes c’est le même pouvoir exécutif qui huile les mêmes mécanismes pour la libération d’anciens apparatchiks. Ce n’est pas le déplacement du directeur du cabinet civil au Sed pour la libération de Titus Edzoa et de Michel-Thierry Atangana qui le démentirait, encore moins l’abandon des poursuites contre Haman Adama par le ministre de la Justice. Et tout récemment encore la libération spectaculaire de Bapès Bapès et l’acquittement d’Etondè Ekoto qui avait fuité quelques jours avant l’entrée en scène de la Cour la suprême.

Qui libère donc ? Ce kaléidoscope qui revient sur la traversée du désert de certaines personnalités avant leur libération illustre fort à propos que souverainement ou cédant à la pression, c’est le « chef » qui libère !

Par Rodrigue N. TONGUE(Le Messager)


Etondè Ekoto : La victoire d’un combat acharné

Face à ses 21 chefs d’accusation, le colonel Edouard Etondè Ekoto, ex-délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, est sorti vainqueur. Aux premières lueurs du jour, du mercredi 30 avril 2014, il a été acquitté par la section spécialisée de la Cour suprême après 07 années d’emprisonnement. Tout débute en 2007, après une enquête du Contrôle supérieur de l’Etat faisant état de malversations financières au Port autonome de Douala (Pad). Saisi de l’affaire, le tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri à Douala prononce les premières peines les 12 et 13 décembre 2007. Edouard Etondè Ekoto écope de 10 ans d’emprisonnement ferme. En appel, rien ne semble s’arranger : plus sévère, la Cour d’appel du Littoral rallonge sa peine de 05 années, soit au total 15 ans désormais. C’est à la suite de cette nouvelle condamnation que l’ex-Pca du Pad décide de se pourvoir en cassation. Ainsi, la Cour suprême du Cameroun a cassé l’arrêt de la Cour d’appel du Littoral rendu en 2009. Pour ce cas, il était accusé de détournement de deniers publics au Port autonome de Douala. En 2012, il remportait une autre victoire. Dans le cadre de l’affaire Cud-Finances concernant les détournements de deniers publics à la Cud évalués à près de 5.5 milliards Fcfa, le Tgi du Wouri l’avait acquitté. Après l’acquittement définitif par la plus haute juridiction, on pourrait dire 7 ans en prison pour rien !


Par Florette Manedong(Le Messager)

Bapès Bapès : Prisonnier d’un jour

Son arrestation et sa libération ont surpris plus d’un. Car celui que d’aucuns surnomment désormais dans les salons huppés, le « pitchitchi de l’opération Epervier », du fait de son très court séjour à Kondengui suivi quelques jours seulement après par sa participation à un conseil de cabinet, est entré dans les arcanes judiciaires du Cameroun comme le seul ministre en poste écroué et libéré sans aucune forme de procès 24 heures après. C’est que l’histoire de Bapès Bapès est tout aussi anecdotique que l’image de lui ayant fait le tour du monde en train de régler les formalités de sa levée d’écrou à la sortie de la prison centrale de Yaoundé vêtu d’un polo sombre, le 1er avril 2014.

Pour l’instant, la chronique mondaine rapporte qu’il aurait été embastillé en « compensation et par compassion » de la mort de Catherine Abena, son ex-secrétaire d’Etat qui, de son lit d’hôpital et de détenue au pavillon Le Riche de l’hôpital central de Yaoundé, avait toujours clamé que n’étant pas ordonnateur de crédit au ministère des Enseignements secondaires, c’est le ministre qui devait être inquiété… tout au moins au premier chef.

Mais dans l’empressement, on avait oublié d’attendre que Bapès Bapès soit démis de ses fonctions avant sa mise en détention… sur le tard, et heureusement, il sera libéré sur ordre…. de la juge d’instruction qui l’a fait écrouer la veille… enfin, c’est ce que dit la version officielle.

Par Rodrigue. N. T.(Le Messager)

Haman Adama : Libérée pour la campagne électorale

Ex- ministre de l’Education de base (Minedub), Haman Adama, née Halimatou Kangue Mahonde a été relaxée en septembre 2013, après avoir passé près de 3 années en prison après abandon des poursuites par le ministère public donnant lui-même suite favorable au remboursement du corps du délit par la ministre et ses 10 coaccusés. L’on se souvient que c’est en janvier 2010 que l’ex-Minedub a été placée en détention. Il lui était alors reproché à elle et à ses coaccusés, le détournement de deniers publics d’une valeur de 369 048 268Fcfa, représentant des frais de marchés publics liés à la gestion du paquet minimum, censé garantir la gratuité de l’enseignement primaire. A ces faits, s’ajoute également la gestion des projets et programmes financés sur ressources Ppte. Notamment le dossier des instituteurs vacataires et les frais de mission payés par le Minedub pour les exercices 2005 et 2006.

Cette libération est intervenue après la signature du décret n°2013/288 du 04 septembre dernier, par le président de la République, Paul Biya. Décret portant restitution du corps du délit. En son article 03, il est dit que quiconque rembourserait la somme détournée, pourrait, sur autorisation du ministre en charge de la Justice, recouvrer sa liberté. L’ex-Minedub avait donc restitué la somme de 212 millions Fcfa au Trésor public pour se voir libérée. La restitution étant intervenue après la saisine du tribunal par le procureur général près le Tcs, les poursuites ont été arrêtées avant toute décision au fond avec évidemment, comme le veut la loi, les déchéances prononcées à l’encontre de l’ex-ministre avec mention au casier Judiciaire (soit 05 années pour son cas). Il faut noter que cette libération est intervenue à quelques jours du double scrutin du 30 septembre 2013. Certains y ont vu une tentative du pouvoir en place de ne pas perdre la main sur une région qui fait de la résistance.

Par F. M.(Le Messager)

Mounchipou Seïdou : L’holocauste du cinquantenaire

C’est au soir du jeudi 27 février 2014, que l’ex-ministre des Postes et télécommunications (Minpostel) Seïdou Mounchipou, s’est vu libérer, après 15 ans de détention. L’heureux ex-détenu, a ainsi bénéficié de la grâce du chef de l’Etat consigné dans le décret n° 2014/058 du 18 février 2014 portant commutation de peines au bénéfice de personnes condamnées et détenues pour diverses infractions, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun. Seidou Mounchipou recouvre ainsi sa liberté après avoir purgé pratiquement toute sa peine, car il ne lui restait plus que 06 mois de prison.

L’Etat du Cameroun lui reprochait notamment le caractère généreux de la facturation des marchés publics passés au ministère des Postes et télécommunications sous son ère. Une affaire de détournement relatif aux marchés de réfection de l’immeuble ministériel et d’acquisition des équipements informatiques, télécopieurs et photocopieurs d’un montant de deux milliards Fcfa. Interpellé en 1999, ce n’est qu’en novembre 2003 que sa première condamnation est prononcée, après plus de 04 années de procès. Par la suite, sa peine passe de 20 à 15 ans, après qu’il ait fait appel de la 1ère décision rendue.

F. M.

Otelé Essomba : Un coup accusé, un coup témoin à charge

Patron de la filiale camerounaise d’Ansett portfolio management (Apm), Hubert Patrick-Marie Otélé Essomba, jeune opérateur économique se trouve embarqué dans une histoire qui s’avère à la longue compliquée pour lui. Sollicité pour auditer les contrats de location des avions de la défunte Camair, il sera plus tard, accusé, avec Jean-Marie Atangana Mebara, Jérôme Mendouga et Kévin Joseph Walls de détournement de fonds. Fonds destinés à l’achat d’un avion présidentiel. Incarcéré depuis 2008, il va de procès en procès pour enfin être acquitté mardi 9 octobre 2012 en appel. Comble de malheur, l’ingénieur financier ne sera pas libéré. Le lendemain de son acquittement, il lui sera interdit de sortir du territoire, et même qu’il ne recouvrera pas totalement sa liberté.

Le message serait parti du commandant des Services centraux de recherches judiciaires (Scrj) qui, par correspondance, a transmis au procureur général du Tcs cet ordre. Officieusement, il se dit qu’il est appelé à rester en détention pour tout ce qu’il sait de l’affaire qui condamne ses co-accusés. Et même qu’il affirmait d’ailleurs être victime d’une « histoire montée de toutes pièces » par Edgar-Alain Mebe Ngo’o, Yves-Michel Fotso et Marafa Hamidou Yaya, via un complot ourdi au cours d’une fameuse réunion du Lac. Ces deux derniers ont publiquement été accusés par M. Otélé le 31 janvier 2013 lors de la dernière audience de l’avant-dernière affaire Mebara au Tgi du Mfoundi, d’avoir détourné 27 millions de dollars (environ 13 milliards de Fcfa), une partie de l’argent destiné à l’achat de l’avion présidentiel. Dans le cadre d’une procédure suivante, il sera appelé à témoigner. A l’issue de cette autre procédure devant le Tcs, il est une fois de plus acquitté le 03 octobre 2013. Et cette fois sera la bonne.

Par F. M.(Le Messager)

Michel-Thierry Atangana et Titus Edzoa : Au nom de la France !

La rocambolesque histoire judicaire de ces deux hommes commence en 1996, à l’issue du sommet de l’Organisation de l’unité africaine (Oua), organisé en terre camerounaise. L’ex-secrétaire général de la présidence de la République, Titus Edzoa et le Franco-camerounais, Michel-Thierry Atangana, tous chargés de gérer les fonds mis à la disposition du Copisur pour financer les grands travaux de développement du pays en prélude à cet évènement international, sont alors accusés de détournement de deniers publics et jetés en prison. A l’issue d’un procès riche en rebondissements, ils sont condamnés à 15 années de prison chacun, avec confiscation des biens. Nous sommes alors en 1997. L’opinion publique condamne un procès politique dirigé contre Titus Edzoa qui, on se souvient, avait clairement dit son intention de se présenter comme challenger de Paul Biya à la présidentielle de 1997.

14 années passent. Sans que ces prisonniers détenus dans des cellules logées au secrétariat d’Etat à la défense obtiennent leur liberté, malgré les multiples soutiens exprimés ici et là et même le non lieu partiel prononcé en faveur d’Atangana par un juge d’instruction. A la 15ème année, le régime ouvre un nouveau dossier judiciaire contre les deux. Cette fois, on les accuse d’avoir détourné des véhicules offerts par les partenaires du pays de Paul Biya. Une nouvelle condamnation tombe. 20 ans de prison pour chacun des deux. Les recours introduits à la Cour suprême ne prospèrent pas. Ce n’est qu’en février 2014 que, profitant de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, Paul Biya accorde la grâce présidentielle à ces deux célèbres prisonniers. Ils repirent enfin l’air de la liberté, après 17 années passées sous une dalle du Sed. Mais la grande majorité du peuple camerounais estime que c’est sous la pression de la France que le chef de l’Etat camerounais a décidé de libérer ce prisonnier devenu encombrant pour lui. Car à chacun de ses voyages en France, Paul Biya a vu son attention attirée sur la situation de Michel-Thierry Atangana.

Par Joseph Flavien KANKEU(Le Messager)

Affaire Olanguena : Toute honte bue, quatre co-accusés acquittés

Ils étaient au départ 14 interpellés dans l’affaire dite « Olanguena et Cie » où le ministère public et l’Etat du Cameroun poursuivaient l’ancien ministre de la Santé publique et plusieurs de ses collaborateurs de détournement de deniers publics. L’affaire débute le 31 mars 2008, avec leur interpellation pour détournement en coaction de 15 milliards Fcfa environ. Le 2 octobre de la même année, sept des personnes interpelées sont remises en liberté et exemptes de toutes poursuites judiciaires par le juge d’instruction, David Donhou.

Il reste donc Urbain Olanguena Awono, poursuivi pour 412 millions Fcfa ; Maurice Fezeu, ancien secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le Sida, accusé d’une distraction de 22,2 millions Fcfa ; son homologue du Comité national de lutte contre le paludisme, Raphaël Okala (1,4 million Fcfa) ; celui de la lutte contre la tuberculose, Hubert Wang, accusé d’avoir détourné 13 millions Fcfa.

L’ancienne coordonnatrice du groupe technique commercial de lutte contre le Sida dans la région du Sud-Ouest, Rose Chia Fon Chingong, est quant à elle, accusée de détournement de 158 millions Fcfa. Deux autres personnes sont renvoyées devant le Tgi de Yaoundé pour paiement de 80 millions Fcfa sur un marché non exécuté : ce sont Timothée Onana, ancien comptable-matières au cabinet du Minsanté et Rodrigue Soue Mbela, prestataire de services au Comité national de lutte contre le paludisme.

Au terme d’un procès d’environ 5 ans marqué par le démontage un par un des charges, quatre personnes seront finalement acquittées pour faits non établis : Maurice Fezeu, Raphaël Okala, Hubert Wang et Rose Chia Fon Chingong. « You are free. Bon courage et retournez à la maison », avait alors lancé Urbain Olanguena Awono à ses anciens collaborateurs. Lui, par contre, restait en prison, avec une nouvelle peine privative de liberté de 20 ans (il avait déjà été condamné à 15 ans de prison pour une autre affaire dissociée à celle-ci). Timothée Onana écopait de 10 ans, tandis que Rodrigue Soue Mbela, en fuite, était condamné à vie.


Par Alain NOAH AWANA(Le Messager)

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