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Opération Epervier : Biya peut-il gracier Titus Edzoa et Michel Thierry Atangana ?

vendredi 20 décembre 2013


La pression montante dans l’Hexagone et qui va s’accentuer à travers le monde occidental va finir par contrainte l’homme du 6 novembre 1982, à revoir nécessairement sa position sur la suite à donner à l’affaire Titus Edzoa.

Issa Tchiroma Bakary, l’actuel ministre de la Communication est monté au créneau mercredi 19 décembre 2013 pour dire sa part de vérité sur l’affaire Titus Edzoa. Occasion idoine pour répondre à certains médias français, dont Rfi qui a estimé qu’il s’agit d’une affaire politique. Le verdict de la Cour suprême qui a condamné Titus Edzoa et Thierry Michel Atangana à 20 ans de prison a été à l’origine de cette autre sortie du Mincom. Si l’ancien secrétaire général de la présidence de la République ne bénéficie pas d’un soutien accru des autorités françaises et des médias qu’elles contrôlent, Thierry Michel Atangana qui, français de nationalité, peut se frotter les mains. Sa liberté prochaine qui dépend désormais de Paul Biya pourrait venir des pressions françaises.

On a le souvenir qu’à deux reprises déjà ces mois, lors de ses sorties médiatiques consacrées entre autres à l’Afrique, François Hollande, l’actuel président de la République française a été clair. Pour lui il n’est plus acceptable que son compatriote Thierry Michel Atangana qui a déjà passé plus de 17 ans en prison continue d’y rester. Tout comme le chef de l’Etat français estime que Thierry Michel Atangana a déjà payé sa dette à la société dans ce qui lui était reproché. Et que condamner à nouveau ce dernier à une autre peine de prison aussi longue que la première, sinon encore plus longue est injuste, et surtout inacceptable pour le président Français. ?


Grâce présidentielle

Les autorités françaises, que ce soient celles de droite ou de gauche ont pratiquement le même point de vue sur la question de la grâce présidentielle. Nicolas Sarkozy, du temps où il était président de la République le pensait. Il aura même été plus pressant. François Hollande quant à lui est plus direct. Dans ce dossier Atangana, il appelle un chat par son nom. Et à l’allure où vont les choses, il lui sera difficile de reculer.

Pour beaucoup, Paul Biya sait très bien que les Français savent que l’affaire Edzoa est bien une affaire politique. N’en déplaise à Issa Tchiroma et autres thuriféraires du régime. S’exprimant à ce sujet à sa sortie d’une audience avec Nicolas Sarkozy lors d’une visite officielle effectuée dans l’Hexagone il y a quelques années, le président de la République avait fait comprendre aux médias français que l’affaire suit son cours en justice. Ses partisans disent de lui qu’il est suffisamment légaliste. Le président du Cameroun qui contrôle la justice (parce que c’est lui qui préside au conseil de la magistrature et nomme les magistrats) et jaloux de son pouvoir, a-t-il voulu que les magistrats de la Cour suprême lui réservent la souveraineté de la libération de Thierry Michel Atangana et peut-être de Titus Edzoa par une grâce présidentielle ? Que les tenants du système le veuillent ou non, à tort ou à raison, Paul Biya au pouvoir depuis 31 ans, est perçu aujourd’hui par une grande majorité de l’opinion occidentale, et particulièrement française comme un « dictateur ».

Ne pas libérer Thierry Atangana lui vaudra dans les semaines ou mois à venir d’autres camouflets humiliants tel que ce qu’il a vécu récemment en France lors du sommet sur la paix et la sécurité, où l’on a vu des activistes opposés à son régime venir le chahuter bruyamment à son hôtel. Qui peut mettre la main au feu ou jurer que les services secrets français n’étaient pas au courant de ce qui se tramait contre l’actuel président du Cameroun à l’hôtel Meurice ? Au final, Paul Biya aujourd’hui âgé de 81 ans, tient apparemment à rester aussi longtemps encore au pouvoir, peut-il prendre le risque d’affronter la France dans cette affaire en maintenant Thierry Michel Atangana et Titus Edzoa en prison ?


Par Jean François CHANNON(Le Messager)

Réactions - Me Jean De Dieu Momo, président du Paddec : « C’est une condamnation politique »

Je suis contre le détournement de l’Opération Epervier aux fins politiques. L’usage de cette Opération pour punir les adversaires politiques ne peut guère recevoir mon assentiment. C’est le cas de Titus Edzoa et Michel Thierry Atangana. Ils ont été d’abord arrêtés avant qu’on ne cherche par la suite l’infraction. Si j’avais un conseil à formuler aux conseils de l’ex-ministre de la Santé publique et du Franco-Camerounais, ce serait de leur dire de solliciter la confusion de peine car leurs clients ont déjà purgé une peine de 15 ans dans une autre affaire et au cas où cela est acquis ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre auront du mal à engager une autre procédure et donc à les maintenir en prison après 5 ans. Cette décision de la Cour suprême ne m’étonne pas par ce que c’est une affaire politique.

Recueillies par Alain NJIPOU(Le Messager)

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