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Offensive : Maurice Kamto rumine ses rancœurs

samedi 3 octobre 2015


Le Président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun était face aux journalistes du Club politique ce mercredi 23 septembre 2015. Il est notamment revenu sur Boko Haram, accusations de bicéphalisme à la tête de son parti, ses relations avec la France, son rôle dans la modification de la constitution de 2008.


Quelles sont les relations entre l’ancienne puissance coloniale et Maurice Kamto ?
That is the question. Mais pour le Président national du Mrc le sujet n’a pas lieu d’être. « On veut construire l’image d’un Kamto que la France veut mettre au pouvoir. Vous serez déçus. Je n’ai pas de relations particulière avec la France », affirme-t-il péremptoirement. « C’est le peuple camerounais qui vote » ajoute-t-il. Ces précisions ont beau être clair, il est aussi clair que Maurice kamto ne tient pas froisser l’Hexagone. Loin de là même, si l’on s’en tient à la réaction du parti suite aux allégations du Député Mrc Lazare Souop sur le rôle de la France dans les conflits en République centrafricaine et les attaques de la secte Boko haram au Cameroun. L’on se souvient en effet, qu’au cours de la séance spéciale consacrée à la présentation de la secte islamique Boko Haram le 27 novembre 2014 à l’Assemblée nationale, l’Honorable Lazare Souop avait formellement accusé le Pays de François Hollande d’être à l’origine de la crise en RCA et des attaques des terroristes dans la région de l’Extrême nord du pays.

En réponse à cette sortie fracassante de son député, Maurice Kamto s’était fendu d’un communiqué se désolidarisant de ces allégations. « Conscient de la menace que ces événements font peser sur la sécurité sous régionale, le Mrc, au-delà des rapports qu’entretient le gouvernement camerounais avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, et plus particulièrement avec la République Française, apprécie et encourage les efforts inlassables et multiformes qu’ils fournissent en faveur du Cameroun et des pays de la sous-région dans la lutte contre toutes les formes de terrorisme ». Le Président du Mrc s’était également rendu en personne à l’Ambassade de France au Cameroun, aux lendemains de l’incident. Selon ses dires, cette démarche ne s’inscrivait pas dans le cadre de courbettes à l’endroit de l’ancienne puissance coloniale. « Savez-vous dans combien d’Ambassades j’entre ? », s’offusque-t-il. Pour une coïncidence…

Bicéphalisme au sommet

Si le cas Lazare Souop est l’un des éléments qui remettent en question la marche du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, la défection apparente de certains pères fondateurs du parti y ajoute son grain de sel. Interrogé sur le retrait de Fabien Assigana, Franck Hubert Ateba et son rôle dans ce repli, Maurice Kamto dit n’être pas à l’origine de cette situation. « C’est à eux qu’il faut poser la question. Si c’est ma personne qui fait problème je n’en sais rien. Car les intéressés ne m’ont rien dit », se défend le Président national du Mrc. Toutefois c’est un secret de polichinelle que le conseiller spécial Fabien Assigana-par exemple-a une dent contre Maurice Kamto qu’il dit « arrogant ». Ce n’est d’ailleurs pas la seule accusation portée à l’endroit du Président national. Selon Fabien Assigana, le trésorier du parti Alain Fogue occuperait trop de place dans l’espace public. Le parti n’étant visible qu’à travers le duo Kamto-Fogue. Un lot d’accusations qui a presque fait bondir Maurice Kamto ce mercredi. « Il y en a qui trouvent que je suis mou-mou. A mon âge on ne me dit pas qui je suis », précise-t-il. « La même personne quand il –Fabien Assigana- daignait venir aux réunions s’asseyait à côté de moi. Qu’il attende la convention du parti, pour déposer sa candidature, s’il veut diriger le Mrc. Pardonnez-moi de ne pas me tourner dans la frange avec eux ».

Affaire Denis Atangana


Denis Atangana et Maurice kamto
n’ont manifestement pas le même souvenir de leur passé commun. Le Premier accusant le second de l’avoir conduit manu militari en cellule et le second pensant tout haut que le premier a détourné des fonds du parti au cours de la campagne des élections couplé législatives-municipales de 2013.« On dit qu’on a emprisonné un jeune qui a amené le parti à Monatélé qui a eu 40%. Voilà, on en fait un martyr ? Qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut laisser les gens distraire les fonds du parti au moment même où l’on dit qu’il faut combattre la corruption ou l’indélicatesse dans la gestion des fonds ? Fallait-il que le parti ne dise rien ? », s’emporte à nouveau Maurice Kamto. « Il a fait une campagne dans les réseaux sociaux. Il a collecté beaucoup d’argent. Alors que beaucoup de gens à l’extérieur pensaient qu’il était emprisonné pour cet argent. Demandez-lui s’il a payé ce qu’on lui demandait ». Cette histoire qui a le don de mettre hors de lui le Président national du Mrc se déroule aux lendemains des élections du 30 septembre 2013. Denis Atangana est gardé à vue dans une cellule du Groupement de gendarmerie du Mfoundi en décembre 2013. Il est accusé d’avoir détourné des fonds du parti. La version de ce dernier est tout autre « j’ai dû aller encaisser avec l’accord de mes camarades anciens candidats, l’argent du cautionnement des candidatures (1.250.000 Fcfa) comme le prévoit l’Article 196 Al 1 et 2 du Code électoral. Une partie a servi à payer certaines factures et une autre à la mise sur pied d’un poulailler sous la supervision du secrétaire communal du MRC à Monatélé, ceci dans le but de pouvoir générer des revenus permettant de répondre progressivement à tous mes engagements et ceux des candidats conseillers qui se sont endetté lors de la campagne » justifie-t-il dans une lettre adressée au procureur de la République en mai 2014. « Je tiens à préciser que le parti a mis à la disposition des candidats à travers moi, le cautionnement et il n’était pas question de rembourser l’argent au parti », ajoute-t-il.

« Interrogation publique pour ces gens »

« Je n’ai aucun élément qui permette de dire qu’il s’agit d’un complot », a laissé tomber Maurice kamto. Manifestement, le président national du Mrc n’épouse pas de la théorie du complot élaborée notamment par le président du Social democratic front John fru Ndi. Une théorie soutenant que le gouvernement camerounais ou la France-pour d’autres- serait derrière les actions de la secte Boko haram. Toutefois, pour Maurice Kamto il serait pertinent d’interroger le président de l’Assemblée nationale CAVA Yéguié Djibril pour sa déclaration désormais célèbre :« ils sont parmi nous ». « Cette déclaration ne peut pas être faite à la légère. Il a surement quelques éléments, des données factuelles. Il faut lui demander de s’expliquer la dessus », souligne le président du Mrc. « Il faut une interrogation publique pour ces gens ».Maurice Kamto n’est pas le premier à demander cette action au gouvernement. Il y a quelques semaines John Fru Ndi réclamait également que le PAN soit interrogé sur ses déclarations laissant entendre que des agents dormants de la secte Boko Haram sont parmi nous.

Modification de la constitution

Maurice Kamto jure ses grands dieux, n’avoir pas apporté de l’eau au moulin ayant permis la modification constitutionnelle de 2008, alors qu’il était Ministre délégué auprès du ministre de la Justice Garde des sceaux. Pourtant ses attributions reposaient notamment sur un « Travail technique d’élaboration des textes ». « Ce n’est pas le ministère de la justice qui était hélas en charge de le faire. La marche du gouvernement est compliquée. Il y a des textes qu’on peut discuter et faire circule. Il s’agit d’un texte politique. Je ne sais pas combien de personnes au gouvernement ont vu ça. Ce texte n’est jamais venu au ministère de la justice. En tout cas pas à mon niveau. Je n’ai jamais vu ces textes avant qu’ils ne soient déposés à l’Assemblée nationale », se défend l’ancien Ministre.


Par Ben Christy Moudio(LNE)

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