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Mohaman Sani Tanimou : « Le fichier électoral sera disponible en avril ».

vendredi 18 janvier 2013


Le directeur général des Elections parle du processus en cours.

Quelles sont les statistiques des inscriptions à ce jour ?

A la date du 12 janvier 2013, nous avons inscrit 2 811 921 électeurs, répartis comme suit : 1 549 733 hommes et 1 262 188 femmes. Ce chiffre est en nette progression par rapport aux statistiques au 5 janvier 2013. Je dois remarquer que nous ne sommes pas très loin de notre objectif de 350 000 électeurs à inscrire par semaine. L’écart est de 239 736 électeurs inscrits en une semaine. Nous attendons qu’il atteigne les 300 000 électeurs inscrits par semaine dans les prochains jours en raison de la décision de la gratuité de la carte nationale d’identité prise par le président de la République et de certaines mesures ponctuelles que nous avons prises en relation avec nos délégués régionaux. Vous avez des régions comme le Nord et l’Adamaoua qui se situent à plus de 51% d’inscrits à ce jour et à l’autre extrémité, nous avons le Sud-Ouest avec 23%. Globalement, nous avons sept régions au-dessus de 40% et une centaine de communes au-delà de 50%.

Par rapport à votre objectif de départ, 7 à 8 millions d’inscrits, vous êtes quand même loin du compte…

Il faut que nous soyons clairs. Les 7 millions dont il est question n’étaient pas un objectif Elecam. Il s’agissait précisément de 7 008 704 électeurs. Ce chiffre représente le nombre d’électeurs consolidé en janvier 2012, après le toilettage du fichier électoral. C’est un chiffre officiel qui figure dans le rapport général sur le déroulement de la dernière élection présidentielle. C’est sur la base de ce chiffre que nous avons imparti des objectifs à atteindre au niveau communal. S’il faut parler de 7 millions de personnes à inscrire, il revient à tous les acteurs de les rechercher et pas seulement à Elections Cameroon. A mon sens, il n’y a pas de danger à ce qu’on l’atteigne ou qu’on le dépasse. Tout est question de mobilisation et j’espère que d’ici la fin de l’opération, nous pourrons approcher ce chiffre et pourquoi pas l’atteindre.

Pour certains, l’une des raisons du retard dans les inscriptions, c’est l’insuffisance du matériel, et notamment des kits électoraux...

Les kits électoraux sont-ils suffisants ? Peut-être oui ! Peut-être non ! Vous êtes d’accord avec moi que même ce qui est suffisant apparaît toujours comme ne l’étant pas. Si nous avions plus que le nombre actuel, il y en aurait qui demanderait plus. Les 1 200 kits ont été commandés sur la base d’une étude. Ce n’était pas par hasard. Il a été pris en compte le nombre d’électeurs à inscrire par kit et le temps à mettre pour atteindre l’objectif. Toutefois, nous avons pris note de certaines réclamations venant de communes qui voulaient plus de kits. En ce moment, les 50 kits qui avaient été configurés pour la formation du personnel sont en train d’être reconfigurés pour être dispatchés sur le terrain et venir en appui à ces demandes qui nous sont adressées. Le problème de kits ne se pose pas.

Il y a quand même des soucis de maintenance de ce matériel…

Le problème de maintenance se pose peut-être, mais pas dans les proportions qui sont parfois avancées. Dans la mesure où notre personnel a été formé à la maintenance de ces équipements jusqu’à un certain niveau. On ne leur demande pas de toucher aux logiciels par exemple. Mais remettre en marche un appareil qui ne s’allume pas ou une imprimante qui refuse de tirer les récépissés … ils savent le faire. Avec un peu de temps, ils vont acquérir la dextérité nécessaire pour faire face à ces problèmes.

Vous avez annoncé une nouvelle approche de communication pour mobiliser les électeurs. En quoi va-t-elle consister ?

En termes de mobilisation, nous avons sollicité de l’Etat que les autorités administratives et les chefs traditionnels s’impliquent davantage. Autrement dit, qu’ils participent à cette mobilisation que fait Elecam depuis le début du processus. Un engagement a été pris et dans les prochains jours, nous verrons comment il va se concrétiser sur le terrain pour que les chefs traditionnels s’impliquent en créant des centres où Elecam ira faire inscrire les électeurs.

Y a-t-il un problème de moyens dans les opérations en cours ?

Le problème de moyens ne se pose pas au niveau d’Elecam. Je dois dire que les moyens débloqués en faveur du personnel dans le cadre de cette opération sont trois fois supérieurs à ce qui a été mis à leur disposition lors de la préparation de la dernière élection présidentielle. Le seul souci que nous avons en ce moment, c’est celui de la mobilité de nos équipes dans certaines régions. Et à ce sujet, le gouvernement est en train de prendre des mesures pour que certaines de nos antennes soient dotées de véhicules.

Et qu’en est-il des commissions mixtes ?

Les membres des commissions mixtes sont mieux traités. Nous avions au départ, environ 2 700 membres. Il s’agit d’un nombre qui va croissant et chaque membre nous coûte 20 000 F par mois. C’est au moins 54 millions de F par mois.

La loi portant Code électoral a été récemment modifiée dans ses aspects portant sur la distribution des cartes en période de refonte. Quand est-ce que ces documents seront mis à la disposition des électeurs ?

J’ai eu à préciser que le processus de refonte biométrique des listes électorales comporte trois phases dont la refonte en cours. Viendra ensuite la phase de l’établissement et de la distribution des cartes d’électeur et celle de l’élaboration du fichier et des listes électorales. Nous sommes en train de prendre des dispositions au niveau du Centre national de biométrie pour lancer le processus d’impression des cartes pour ceux qui sont déjà inscrits. D’ici la fin du mois en cours ou début février, ce sera fait. Il faut que nous soyons techniquement prêts pour que l’opération soit menée pour l’ensemble des communes.

D’ici fin janvier, début février, les premières cartes seront imprimées et distribuées. Comme la loi nous le permet, nous allons continuer ces opérations jusqu’à 20 jours avant le scrutin. Il faut relever ici qu’en se référant aux dispositions du Code électoral, les cartes d’électeur pour les législatives et les municipales sont différentes de celles des élections sénatoriales.

Une extension des inscriptions au-delà du 28 février 2013 est-elle envisagée ?

La décision instituant la refonte biométrique prévoit la fin normale des opérations le 28 février avec une possibilité d’extension de trente jours. Si le 28 février nous avons un chiffre acceptable que nous pouvons proposer au gouvernement pour une éventuelle élection, nous allons arrêter. Si d’aventure le chiffre ne nous satisfait pas, nous allons le faire pour quelques semaines pour permettre aux retardataires de s’inscrire. Mais, c’est en février que nous allons apprécier cette éventualité. Je voudrais dire que ce n’est pas le décret portant convocation du corps électoral qui va mettre fin au processus, parce que l’on ne peut pas convoquer un corps électoral qui n’existe pas.

Vous restez optimiste quant à la tenue des élections attendues en 2013 ?

J’ai toujours été optimiste, et il vaut mieux l’être. Ces élections vont se suivre à un rythme normal parce que les délais de convocation des municipales et des législatives qui sont de 90 jours nous donnent du temps pour les préparer. Quant aux sénatoriales, les délais sont de 45 jours, mais elles ne sont pas aussi lourdes à organiser que les précédentes. Nous nous focalisons actuellement sur les inscriptions, la production des cartes et la constitution d’un fichier électoral. A la fin du mois de mars ou à la mi-avril lorsque nous aurons terminé cette opération, nous pourrons dire que nous sommes prêts pour affronter une éventuelle élection.

Vous dites à la mi-avril, le Cameroun pourra disposer d’un fichier électoral qui permet d’organiser des élections ?

Oui ! Fin mars, début avril. Tout le travail se fait au niveau de la consolidation du fichier électoral et non lors des inscriptions, parce que c’est à cette étape qu’il faut chercher les fameux doublons quand ils existent, il faut apurer les données et faire une corrélation entre les données venant de la base et de celles de la machine au niveau du Centre national de biométrie qui doit enregistrer et conserver définitivement. C’est un travail à faire commune par commune par nos collaborateurs et ils s’y attèlent déjà. Si les inscriptions prennent fin en février, le fichier sera prêt à la fin du mois de mars.

Propos recueillis par Jean Francis BELIBI (Cameroon Tribune)

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