PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Mémoire d’Ahidjo : La « Conférence de Garoua » interdite.

mardi 28 janvier 2014


Les autorités administratives de la région d’origine du Premier Président du Cameroun s’opposent à la tenue d’un colloque qui lui est consacré.

La Conférence de Garoua prévue les 7 et 8 février prochains n’aura pas lieu. Le sous-préfet de Garoua 1er, Ali Saidouna a décidé de l’interdire dans une correspondance datée du 23 janvier dernier et adressée aux organisateurs. L’autorité administrative estime que ce colloque est « inopportun » au regard du « climat socio-politique ambiant ».

Une menace pesait depuis quelques jours déjà sur cette conférence dont le thème était « Au-delà des heurts et malheurs historiques liés à l’exercice du pouvoir, comment la Nation peut-elle être reconnaissante à Ahmadou Ahidjo ? » Le président du comité d’organisation, Aboubakar Ousmane Mey reconnaissait d’ailleurs que les préparatifs avaient connu un coup d’arrêt depuis mardi. « Nous avons mis un break pour d’abord en finir avec les autorités de la place. Tout le monde est en stand-by, avec une grosse pression pour la descente sur le terrain », se désolait-il.

L’enthousiasme des organisateurs de la conférence de Garoua consacrée à la mémoire du Premier Président du Cameroun mort à Dakar le 30 novembre 1989 et dont les restes s’y trouvent toujours, a commencé à être douché dès lundi 20 janvier dernier après que la déclaration de manifestation publique a été déposée à la sous-préfecture de Garoua 1er. Le maître des lieux, Ali Saidouna n’a pas caché son intention de ne pas autoriser la tenue d’une telle manifestation.

Aboubakar Ousmane Mey se rend par la suite chez le Gouverneur du Nord, Joseph Otto Wilson, qui le reçoit en présence du Secrétaire général de la région et lui parle en ces termes, rapporte Ousmane Mey : « Votre réunion ne se tiendra pas ici et je préfère vous le dire comme ça de façon brutale parce que moi je ne sais pas contourner les choses... Vous venez nous perturber ici alors que personne ne veux de votre affaire-la ici. Allez à Yaoundé tenir ça. C’est là-bas qu’il y a des professeurs, des intellectuels. C’est eux qui peuvent comprendre ce que vous voulez faire. Ne perdez pas votre temps ici, nous sommes dans la paix sociale ici. Quand vous avez décidé d’organiser cette manifestation, avez-vous requis l’avis de votre famille, parce que moi j’ai la chance de connaître et avoir pour amis deux de vos frères... Je connais aussi votre père qui est un grand modèle pour nous autres administrateurs de la République ».

"Leur lettre est ambigüe"

C’est alors qu’Aboubakar Ousmane Mey rappelle au gouverneur qu’il a l’intention de placer la Conférence de Garoua sous le haut patronage du Premier Ministre, que de nombreux diplomates accrédités à Yaoundé ont déjà été invités et que la manifestation se tiendra à la maison du parti Rdpc de la ville, le patron de la région du Nord n’est pas plus ému que ça.

« Je pense, aurait rétorqué Joseph Otto Wilson, que vous et moi ne nous entendrons jamais... Je vous ai dit et vous répète qu’une telle réunion ne se tiendra jamais ici chez moi... Mais comme vous persistez à revenir là-dessus, allez-y et déposer votre papier, soyez en tout cas sûr qu’elle n’aura pas lieu... Merci et au revoir ! ».

Dans l’impossibilité de joindre le gouverneur, nous avons pu avoir au téléphone le sous-préfet de Garoua 1er, Ali Saidouna, lui-aussi opposé à la tenue de la Conférence de Garoua au motif que la déclaration de manifestation publique déposée par les organisateurs est « ambivalente ». « Rien n’est clair dans leur déclaration de manifestation publique. Ils disent une chose au début et autre chose vers la fin... Je n’ai pas leur correspondance sous les yeux pour vous dire exactement le problème qu’il pose... Pour ma part, et au regard du contenu de la lettre que j’ai reçue, il n’est pas possible d’accorder une suite favorable à une telle réunion. Leur lettre est ambiguë.

En face, Aboubakar Ousmane Mey ne s’avoue pas vaincu. « Cette réunion n’est pas soumise au régime d’autorisation selon la loi, s’accroche-t-il. Le sous-préfet de Garoua 1er devrait être juste informé de la rencontre que nous organisons dans son périmètre administratif par une déclaration de tenue de cette conférence. C’est la loi du Cameroun qui va arbitrer. Je ne la violerai jamais ! »

Par Jean-Bruno Tagne (Le Jour)

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Enseignement catholique : Où va la discipline (...) => Jadis réputé pour sa rigidité dans la gestion des effectifs et l’encadrement (...)
Parlement : De quoi a peur le SDF ? => Ses élus, absents des travaux depuis mardi dernier, en raison, disent-ils de (...)
Fraude et évasion fiscales : Le plan de bataille de (...) => Le 10e forum mondial sur la transparance et l’échange des renseignements dans (...)
Assemblée nationale : Cinq étages consumés => Un grave incendie s’est déclaré hier nuit, ravageant totalement une partie des (...)
Partenaires au développement : le clin d’œil du (...) => Un forum s’est déroulé hier à Yaoundé pour explorer les axes de coopération (...)
Nomination de responsables au ministère des Finances => Décret N° 2017/11320/PM du 13 novembre 2017. Le Premier ministre, chef du (...)
Nomination de responsables au ministère de l’Eau et de (...) => Décret n°2017/11321/PM du 13 novembre 2017. Le premier ministre, chef du (...)
Commerce intra-africain : Encore trop de barrières => En plus des procédures et frais exigibles déjà élevés, la corruption et le trop (...)
Humanitaire : La vie change avec Synergies africaines => De nombreuses personnes, démunies ou vulnérables, et autres institutions ont (...)
Situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest : Le Sénat (...) => Hier à l’ouverture de la session, Marcel Niat Njifenji a dénoncé les attaques (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2017 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0