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Mbanga Pongo : Des collectivités veulent exproprier les populations de leurs terres

vendredi 29 novembre 2013


Sous prétexte de posséder un titre foncier et en s’appuyant sur des relations en haut lieu, des particuliers et des collectivités dites autochtones veulent déposséder les populations de ce quartier connu à la faveur du crash de l’avion de la compagnie Kenya Airways, dans la nuit du 4 au 5 mai 2007.

« Ils veulent vendre nos terrains, ceux qui sont déjà occupés et ceux qui ne le sont pas encore aux plus offrants. Quelque temps avant, ils avaient prétexté de l’inoccupation des terres. Or il y avait déjà à l’époque des centaines d’âmes qui y vivaient. Ils veulent le faire avec la complicité des autorités administratives. Parmi eux, il y a des hommes nantis qui proposent des espèces sonnantes et trébuchantes ». La colère gronde. Les populations de Mbanga-Mpongo sont en courroux du fait d’un groupe d’hommes déterminés, avec l’onction des collectivités dites autochtones à les exproprier des espaces qu’elles occupent, pour certains depuis longtemps. Elles s’opposent par ailleurs contre les immatriculations foncières initiées, disent-elles par les collectivités Boko et Bonapriso. « En violation des dispositions des articles 13 ancien et nouveau des décrets n 76/165 du 27 avril 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier et les textes de 2005 complémentaires ».

En effet, en date du 24 avril 2013, une commission consultative de Douala III composée des représentants du sous-préfet de Douala III, du délégué départemental des affaires foncières du Wouri, du délégué départemental du cadastre, du maire de Douala III, des chefs des villages Boko, Bonapriso et Bonanloka, est descendue à Mbanga Pongo suite à trois demandes d’immatriculations foncières introduites par les collectivités Boko et Bonapriso sur une superficie de près de 260 hectares. Lesdites parcelles objets d’immatriculations s’étendent du côté gauche de l’axe central à partir de la chefferie en passant par l’hôpital public construit mais non opérationnel jusqu’en bas du poste de gendarmerie et, au côté droit du carrefour Sable en passant par la pêcherie et le Ces Bilingue jusqu’au site du crash de Kenya Airways. Il s’agit là d’une reconduction des demandes introduites en 1993.

Lesquelles avaient été rejetées en 1996, après enquête du délégué provincial de l’urbanisme et de l’habitat d’alors. Aux motifs, apprend Le Messager, que les initiateurs n’avaient réalisé aucune mise en valeur et que les mises en valeur retrouvées sur le terrain appartenaient plutôt aux habitants (plus de 10.000 familles installées à ce jour Ndlr). Une autre, introduite en 2001 a eu le même sort. Motif, superficie exorbitante et dossiers aléatoires. D’où, pense-t-on l’idée de la fragmentation.

Pour les populations, Mbanga Pongo serait crée avant la formation de l’Etat du Cameroun. Puisque, arguent-elles, nos parents, les premiers habitants qui ont crée ce village sont venus d’horizons divers. « La commission ne doit pas procéder au constat d’occupation des habitants et immatriculer les espaces occupés au profit d’autrui », soutiennent-elles. Et de poursuivre que « les attestations coutumières et les certificats de cessions suffisent à justifier que ceux qui les ont délivrés n’ont plus le pouvoir de récupérer les terrains par quelques procédures que ce soit entre les mains des habitants reconnus avoir exploité le site avant les années 1963 ». Pour l’heure, le sous-préfet de Douala III au parfum du dossier annonce des descentes sur le terrain dans les tout prochains jours.

Par Blaise-Pascal Dassié (Le Messager)

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