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Mballa Roger’s est mort !

vendredi 27 octobre 2017


L’auteur du titre à succès « Ma ding wa » est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier à Mbalmayo.

L’artiste Mballa Roger’s ne gratifiera plus l’ouïe des mélomanes de ses mélodies envoûtantes. Encore moins de sa voix mélodieuse. A ne pas le confondre avec Black Roger’s, l’auteur des titres à succès « La route ne tue pas » et « Kondengui ». L’auteur de « Ma ding wa » est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier des suites d’un accident vasculo-cérébral (Avc). Ce chanteur de bikutsi a rendu l’âme à 62 ans dans son domicile sis à Nkolngock par Mbalmayo dans le département du Nyong
et So’o, région du Centre.

« Il a été victime d’un malaise alors qu’il était à table avec son épouse. Ayant fait un tour à la cuisine, elle viendra le trouver mort », raconte un artiste. La nouvelle de sa disparition tombe de bonne heure le vendredi 20 octobre dernier sur les réseaux sociaux. D’abord considérée comme une rumeur, cette information va se confirmer peu à peu avec les différents postes et interventions des internautes. « C’est confirmé. Je viens d’avoir sa femme au téléphone. Elle est en pleurs », va poster un fan de l’artiste en début de matinée. Va alors s’ensuivre une série d’hommages et de témoignages sur la toile. Collègues, amis, connaissances et autres fans laissent parler leur chagrin. Et surtout, témoignent dans leurs écrits ce qu’était ce mastodonte del a musique camerounaise en général et spécifiquement du bikutsi. « Toute notre affliction et chapeau à ce grand artiste qui a su fusionner les rythmes d’ici et d’ailleurs. Un bikutsi riche en sonorités. Quelle perte pour la musique camerounaise ! », se désole Thomas Pierre Eto Mbang, fan de l’artiste. « Tu étais une valeur sûre. Tu ne faisais pas le bruit que la jeune génération nous sert maintenant » confesse un autre admirateur de l’auteur de « Ntobo ». Toujours dans ce long chapelet des déclarations des mélomanes sur l’illustre disparu, on apprend que l’artiste qui décède juste quelques jours après Natasha Bizo et le bassiste Eloundou Bass quitte la scène cinq mois seulement après sa génitrice. Dans ces hommages, les fans de Mballa Roger’s reprennent aussi les lyrics de ces mélodies qu’ils accompagnent de petits commentaires. Toujours pour saluer la mémoire de cet ancien collaborateur de Messi Martin, on aura une interprétation de « Ma ding wa » par l’un de ses anciens guitaristes, le Français Julien Pestre (qui accompagne aujourd’hui Charlotte Dipanda). Une reprise qui embrasera aussitôt la toile en faisant le tour de différents groupes, fora et pages. Les têtes brûlées présenté par ses pairs comme une icône de la musique camerounaise, Mballa Roger’s, de son vrai nom Roger Joseph Mballa Owona, a dans le paysage musical camerounais la réputation de faire de la musique aux textes épurés. « Sa musique s’inspirait des faits de société qu’il peignait avec beaucoup de délicatesse sans verser dans la vulgarité. Il avait la particularité de tenir les gens en émoi. Non pas seulement au travers de sa musique, mais aussi grâce à ses textes rehaussés par une voix particulière », soutient un fan. « Il avait une bonne technique de composition. Il soignait ses mélodies et ses textes. Bref, il chantait bien », se remémore Didi Ireke, artiste musicien avec qui il a partagé la scène une fois. De son vivant, Mballa Roger’s racontait de manière anecdotique avoir commencé la musique dès le jour de sa naissance. « Le jour de ma venue au monde, le premier cri que j’ai poussé était une mélodie. C’est à partir de ce jour que Mballa Roger’s commence à s’intéresser à cet art »,confessa-t-il lors d’un entretien il y a quelques mois dans une chaine de télévision locale. En réalité, l’artiste de bikutsi entame sa carrière musicale dans les années 80. Bien avant, c’est dans les cabarets qu’il forge et peaufine ses armes et notamment sa voix et sa technique de chant, avant d’intégrer les « Super Wowo », un groupe de musique de l’époque composé de Mbarga Soukouss, Atebass et Zanzibar entre autres. Après cette collaboration, il fait partie des fondateurs du groupe « Les têtes brûlées », avec lequel il effectue de nombreux voyages notamment en Afrique de l’Ouest. Au terme de cette collaboration, Mballa Rogers commence à jouer au cabaret de Mongo Beti à Mbalmayo. Période couronnée par la sortie de son premier album intitulé « S/T ». Un disque de cinq titres qui, malheureusement, ne connaîtra pas un grand succès. C’est
sa deuxième production, un album de quatre titres, qui lui ouvrira les portes de la gloire, en collaboration avec « Les têtes brulées ». Grâce à son succès connu avec les titres « Ma ding Wa », « Ntobo », « Bibuk biflatter », mais aussi « Nde’one na », l’artiste s’offre une jolie Mercedes dans les années 1998 qui fera de lui un homme respecté dans la ville de Mbalmayo. « Il était un homme très propre et toujours bien habillé. D’ailleurs, de son vivant, il affirmait qu’une star doit prendre soin de sa personne. Pas seulement s’habiller à hauteur de plusieurs millions de francs Cfa, mais aussi savoir mettre des tenues élégantes qui lui vont bien », se souvient un ha-
bitant de Mbalmayo ayant connu l’artiste. Il disparait de la scène plusieurs années avant de revenir en 2010 aux côtés de K-Tino lors d’un concert. « Lorsqu’il disparait, c’est parce qu’il quitte Yaoundé pour Mbalmayo. Fils unique à sa mère, il abandonne tout pour s’occuper de celle-ci », explique son filleul Bimas Bizou. Il a également donné un concert la même année au concours Mützig star, lors des préliminaires de cette compétition à Mbalmayo. Il revient au-devant de la scène avec un album produit par K-Tino qui restera malheureusement dans les tiroirs. En 2012, il collabore avec Bimas Bizou dans un titre. Dommage, ce dernier ne figurera pas dans le vidéogramme dudit album dont le tournage est prévu en novembre prochain.

Par Mélanie Ambombo(Mutations)

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