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Mais qu’est-ce qui pique ce type ?

lundi 10 février 2014


Il faut vraiment péter les plombs pour entreprendre de fouetter Paul Biya en effigie sur la place publique ou alors promener sur un pousse-pousse un cercueil supposé contenir la dépouille du chef de l’Etat à travers la ville. Sous les acclamations des badauds et même des « gens bien »...

Il est sans doute l’un des personnages les plus atypiques de Douala. Ce n’est pas tant pour ses fonctions – en a-t-il ? – ni pour ses exploits sportifs, même s’il enfourche souvent un vélo qui lui permet de rallier assez rapidement un « point chaud » de la ville ; encore moins pour un talent quelconque.

Il est vrai qu’il dispose d’un vuvuzela avec lequel il anime souvent la galerie. 1.87m pour 115 kg, André-Blaise Essama est un colosse au teint de quarteron, et à l’allure de catcheur, mais pas une once de bagarreur.

Ce fils de Baleveng dans la Menoua, né de mère Akonolinga est un prototype de l’intégration nationale. Né le 28 avril 1976 à Ndoungué (dans le département du Moungo), son père Ndonfack Dieudonné était alors cadre de la Sgbc de la région de l’Ouest. Sa mère, Afana Marguerite, était ménagère.

S’il s’avère donc qu’il a un géniteur originaire de l’Ouest Cameroun d’où lui vient le nom Essama qui est un nom purement bulu et ewondo du centre-sud ? « Mon père qui est bamiléké et plus particulièrement de Baleveng par Dschang dans la région de l’Ouest-Cameroun, s’est plié aux lois des groupes Bétis des familles Mvèle qui veulent que le premier enfant de leur fille porte le nom de la belle-famille maternelle », le nom d’un individu chez les bétis étant très important explique-t-il.

Le petit Essama grandira alors tour à tour à Maroua, Garoua, Bamenda, Bafoussam et Douala. C’est dans la capitale économique, où il obtient son baccalauréat G3 en marketing en 1993 . « Et comme je laissais pousser ma barbe, mes camarades au lycée technique de Koumassi , m’appelaient Jésus. Mais après les attentats de septembre 2001, les gens ont commencé à m’appeler « Ben Laden », parce que, semble-t-il, j’ai la même barbe que lui », explique-t-il. Son père, nanti financièrement, l’enverra passer des vacances dans sa famille aux Etats-Unis chez son oncle Cilas Kemedjio (Associate professor of Modern language) où il apprend l’anglais. Il suit aussi la formation en informatique à l’Institut supérieur d’informatique software et hardware de Douala (Isis informatique), option « programmeur analyste en gestion » . Il sort major de sa promotion le 29 septembre 1994, dit-il.

En 1994, il débarque en France, à Montreuil , chez son oncle, Mbida Douglas, ‘musicien du célèbre groupe Kassa v) actuellement ingénieur de son à Africa 24. Selon ses affirmations, en France, il obtient un baccalauréat série H (Techniques informatiques). Le séjour en France ne lui sera pas du tout aisé. C’est ainsi qu’il se retrouvera parmi les immigrés refugiés de l’Eglise Saint-Bernard après avoir fait de la résistance pendant plus d’un an, il finira par avouer sa nationalité camerounaise et ramené à Douala janvier 1999. Son père ira l’accueillir à l’aéroport de Douala. Il va rejoindre la maison familiale à l’ancien Sonel Akwa où il réside.

Mais Essama est un électron libre. Il donne des insomnies aux éléments des forces du maintien de l’ordre qui, à l’occasion ne lui servent pas friandises et chocolat. Sa dernière démêlée avec ceux de la gendarmerie date de décembre 2013. Ces derniers étaient en « opération » au marché Congo. Il aurait suffi que ce « fou sympathique » se fasse remarquer dans la foule pour que les pandores prennent la mouche et foncent sur lui. Pour son malheur, il avait une caméra qu’il n’utilisait même pas, mais que les gendarmes ont tout fait pour la lui arracher et confisquer. Elle ne lui sera pas restituée jusqu’à ce jour. Le sera-t-elle un jour ? Il a beau porter plainte contre ces gens qu’il présente comme des « agresseurs ». Sa requête reste sans suite. Le 27 janvier, las ’attendre il a dû la « réchauffer ».

Clown, « aliéné mental » pour certains, activiste pour d’autres, cet homme qui va fêter ses 38 ans le 28 avril prochain est un cocktail de tout cela. Il ne badine surtout pas avec sa « camerounité ». Il a fait siennes les couleurs nationales. Son chapeau, ses brassards à ses deux poignets et même ses vêtements. Tout sur lui est vert-rouge-jaune. Il est au centre des anecdotes les plus croustillantes.

Il faut vraiment péter les plombs pour entreprendre de fouetter Paul Biya en effigie sur la place publique ou alors promener sur un pousse-pousse un cercueil supposé contenir la dépouille du chef de l’Etat à travers la ville. Sous les acclamations des badauds et même des « gens bien ». D’autres le considèrent comme le Diogène de Douala qui milite pour la « nationalisation » des rues et autres places publiques de la métropole économique. Ce qui l’amène souvent à s’attaquer à la statue du maréchal Leclerc devant la poste centrale à Bonanjo.

Des litiges fonciers aux mouvements d’humeur et de protestation, André-Blaise Essama est de tous les combats sous divers pseudonymes : Le Président, Animator, Obama, etc. Mercredi dernier, il était aux côtés de Ngando Picket pour célébrer la pose de la première pierre de la route d’Akwa nord. Héros du petit monde et des laissés-pour-compte, Ben Laden est un client régulier des services de police et de gendarmerie. Voici les chiffres qu’il avance sur ses relations avec eux : « 4 séjours en prison, une quarantaine dans les cellules de la police et de la gendarmerie, trois « hospitalisations » dans les pavillons psychiatriques de Laquintinie et du centre Jamot. Mon 3ème séjour au cabanon de Laquintinie remonte en août 2007. On m’avait alors expliqué que c’était une « arrestation préventive » parce que le ministre de la santé s’apprêtait à venir à l’hôpital Laquintinie et il ne fallait pas que je vienne troubler cette visite avec mes pancartes portant des messages… J’ai fait 5 mois avant de sortir », énumère « Ben Laden ». Il connaît si bien le milieu qu’il aide souvent les journalistes dans leurs enquêtes et reportages. Son secret pour dénicher les théâtres d’opération ? « Je consulte les réseaux sociaux et j’ai mes propres sources. Dès que j’ai l’info, je me positionne » !

Pas plus tard que hier jeudi, 30 janvier, il était avec le comédien Man no lap dans le tournage d’un nouveau téléfilm. Allez donc chercher à cerner ce personnage qui a tout d’une personne normale avec une vie intime qu’il a bien voulu me révéler et que je garde pour moi-même.


Par Doo Bell(Le Messager)

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