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Le dernier combat du Manidem

vendredi 29 novembre 2013


Le dernier combat du Manidem, on s’en souvient, c’est le raid sur le Moungo sud lors du double scrutin de septembre dernier. Sous la houlette d’Abanda Kpama, avec la bénédiction active du père fondateur, les manidemistes se sont jetés avec force et conviction dans la bataille électorale, pour une pénétration inaboutie sur la ligne de front Njombe-Penja-Loum.

La présence du Manidem dans cette riche région agricole ou la misère a fait son lit dans les plantations a prolongé et amplifié la bataille carcérale, il faut le dire, de Paul Eric Kingue, cet ancien maire pris dans les rets du grand capitalisme triomphateur et dominateur, qui dicte sa loi à tous et à chacun, au mépris des forçats de la banane. « Il est inadmissible que ces hommes qui travaillent dans les plantations de banane, d’huile de palme et de fruits divers aient des salaires misérables. Il suffit de les attraper avec un doigt de banane pour que ces paysans se retrouvent en prison », s’est indigné… Marianne Ekane, tête de liste du Manidem aux législatives dans le Moungo-Sud.

La sœur d’Anicet a failli y arriver, n’eut-été les résultats…défavorables. Celle qui, lors de la campagne pour les élections couplées du 30 septembre 2013 a fait du porte à porte son crédo, essayant de convaincre les populations sur l’urgence d’un changement, ambitionnait d’améliorer les conditions de vie de ces hommes et femmes qui vivent du travail de la terre. « Elle avait un bon projet de société. C’est pour cela que les populations du Moungo-sud la portent dans leur cœur », a affirmé un observateur sur place. Femme à poigne, la petite sœur d’Anicet Ekanè est aussi une « dure à cuire, » qui s’est heurtée au glacis du système.

Et Marianne, c’est de l’Anicet tout craché. Et le mérite du leader du Manidem en lançant sa sœur dans l’arène, a été de prouver qu’il y a encore un discours possible dans le tintamarre du prêt à porter politique où se sont noyés les messies d’hier.

Anicet a-t-il depuis sacrifié son activisme à l’autel du realpolitik ? A-t-il rejoint les rangs du système où certains ont toujours cru le voir ? Le papier publié par La Nouvelle Expression la 14 novembre dernier, papier faisant état d’un communiqué signé par Ekanè Anicet, « membre du bureau du bureau politique du Manidem » invitant les populations à participer massivement a la pose de la première pierre du pont du Wouri a laissé les observateurs perplexes, quand on connaît la ligne politique tracée depuis 1990 par cet upéciste de cœur.


Anicet Georges Ekanè
fut arrêté le 19 février 1990 et condamné le 5 avril de la même année à 4 ans d’emprisonnement ferme assortis de 20.000.000 de francs d’amendes dans le cadre de « l’affaire Yondo Black et autres », pour rébellion, subversion, conspiration et haute trahison. A l’époque la copie du document litigieux rédigé par le groupe de Yondo Black avait été oublié dans le disque dur de l’ordinateur au bureau d’un certain Banini qui l’avait aussitôt récupéré et remis à feu Luc Loe, l’ancien gouverneur du Littoral.

23 ans après, le communiqué invitant ses partisans à participer à toutes les cérémonies liées à la pose de la première pierre a fait croire que l’homme à viré de bord ou joue désormais ‘à visage découvert’. D’aucuns ont même parlé de ‘reddition’. Mais le leader du Manidem a fait fort de rappeler à juste titre qu’au delà des divergences politiques ‘fondamentales’, le nouveau pont du Wouri sera le premier du Cameroun indépendant et que Douala, poumon économique trouvera dans cet ouvrage un stimulant de l’activité économique.

Il s’agit donc de réalisme pour l’enfant terrible de Bonadibong qui, pour certains, aurait mis de l’eau dans son vin. Quoi d’étonnant ? Si à 30 ans, on a battu le pavé pour changer le changement, à 60 ans, faute de pouvoir continuer sa lutte au sein des institutions légales, il est possible de changer de cap pour participer à l’effort de construction nationale qui semble se dessiner au cours de ce septennat. Seuls les imbéciles, dit l’adage, ne changent pas.

Et ce n’est pas faute de n’avoir pas mouillé son maillot dans la rue, présent aux grands rendez-vous de la contestation politique, autant que dans les luttes pour la résolution des problèmes sociaux dont il a longtemps fait son cheval de bataille. On l’a ainsi vu au centre de toutes les démarches pour la manifestation de la vérité dans l’affaire des 9 disparus de Bépanda. On l’a vu dénoncer Aes Sonel et ses factures décriées. Il a aussi été un acteur de premier plan lors des manifestations contre la révision de la constitution du Cameroun en 2008 etc.
Certes, cet ancien étudiant de la faculté des sciences économiques de Lille et de l’Ecole supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (Escac) de Lille, bien que constant dans les revendications politiques et sociales, n’a jamais caché sa bonne intelligence avec certains membres de la classe dirigeante. « La politique c’est comme un vélo, il faut tout le temps pédaler, sinon on tombe », dira un jour ce fervent admirateur d’Ernest Ouandie, qui dit-il, a donné un sens à sa vie. Mais dans le clair obscur de l’affaire Yondo Black, cet ancien militant clandestin de l’Upc des années 80 a rencontré beaucoup de monde et discuté avec plus d’un sur la meilleure façon de servir le Cameroun. Il choisira donc sa voie toute en originalité et en toute indépendance.

Élu secrétaire national à la coordination et porte-parole de l’Upc-Manidem, au congrès de l’Upc de décembre 1991, il est l’un des fondateurs, avec son parti Upc-Manidem, de la coordination nationale des partis politiques de l’opposition. Animateur influent des villes mortes, puis animateur de la campagne présidentielle de l’Union pour le changement en octobre 1992, sans trop convaincre, Anicet Ekanè a été de tous les combats de l’opposition camerounaise depuis l’avènement du multipartisme en 1990. La création le 3 mars 1995 du Manidem avec d’autres cadres de l’Upc, lui donnera d’autres possibilités de déploiements assez originales pour ce dandy sexagénaire qui ne boit ni ne fume.

S’il n’a jamais été membre de l’Unc, s’il n’a jamais été membre du Rdpc, le système n’a jamais dédaigné s’intéresser à ce leader courageux qui a pris des coups plus qu’aucun autre en 23 ans d’activisme. Est-il toujours upéciste ? De quelle famille alors pourrait-il se réclamer dans cet éclatement du crabe aux mille contorsions ? Son crédo c’est le ‘kamerun’ et ce pays vaut bien quelques aménagements idéologiques. Officiellement en butte contre le sérail, Anicet Ekanè a toujours son mot à dire. Comme lors du double scrutin de septembre dernier où le Manidem s’opposait à toutes récupérations électorales de la pose de la première pierre, pour se dire favorable en novembre au nom du progrès économique et social du pays, quête de tout homme d’Etat, qu’il soit du Rdpc ou du Manidem…

Après tout, il s’agit du Cameroun, le berceau de - tu sais quoi ?- de nos ancêtres.

Bon mercredi et à mercredi

par Edking in Le Messager

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