PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

LE CARDINAL CHRISTIAN TOUMI : « Il faut qu’il y ait un dialogue parce que les anglophones sont aussi des Camerounais »

jeudi 2 février 2017


Le cardinal Christian Tumi était l’invité de Rfi, hier mardi 24 janvier 2017. A 86 ans, l’ancien archevêque de Douala au Cameroun, aujourd’hui à la retraite, reste une figure morale. Depuis deux mois, la contestation se poursuit dans le Sud-ouest et le Nord-ouest du Cameroun, les deux régions anglophones : internet est coupé, plusieurs leaders de la contestation ont été arrêtés, le Consortium des organisations de la société civile anglophone est interdit... comme le mouvement indépendantiste, le Scnc. Des mesures que regrette le cardinal Christian Tumi. Carine Frenk, journaliste de Rfi l’a joint à Kumbo, dans le nord-ouest où il se trouve en ce moment.

Comprenez-vous le malaise en zone anglophone ?

J’essaie de comprendre ce qui se passe parce que j’ai passé presque trente ans de ma vie de prêtre et évêque au Cameroun francophone et je suis originaire du Cameroun anglophone. J’essaie de comprendre les deux côtés. C’est maintenant la jeunesse, qui n’était pas encore sensibilisée à la réunification, qui commence à protester sur les conditions de travail, les conditions de vivre ensemble, et ils veulent qu’on retourne où on était au début de la réunification, c’est-à-dire au fédéralisme. Le pouvoir central ne veut plus de cela. Donc c’est là où nous sommes et il y a la tension…
Ce problème, ce malaise est très profond, très ancré. Pourquoi y a-t-il cette crise aujourd’hui ?
Il semblerait, du point de vue des avocats, des juristes anglophones, que le Commun Law n’est pas appliqué. Que par exemple, au Cameroun anglophone, on peut avoir des juges qui ne connaissent pas l’anglais et qui rendent leur jugement en français. Les gens ne comprennent rien. Prenons par exemple là où je me trouve, le préfet, le sous-préfet et le premier adjoint sont tous francophones, dans une région qui est peuplée à 99% d’anglophones.

C’est pareil à l’école ?

Tout n’est pas en français, mais par exemple, il y a des professeurs du Cameroun francophone qui enseignent au Cameroun anglophone, sans avoir une maitrise de l’anglais ; et vice-versa aussi. Ils disent qu’il faut qu’on réforme le système éducatif.
La réponse de Yaoundé, c’est là fermeté ?

C’est dommage. Je suis contre toute interdiction. Tout le monde a quelque chose à dire, il faut les écouter. Il n’y a personne qui aime ce pays plus que d’autres, parmi les Camerounais. Même si les autres préfèrent un fédéralisme, qu’on en parle, pour voir ce qu’il y a de mieux pour tout le monde. Quand on réprime, ce n’est pas une solution. Il faut essayer de les convaincre, même s’il y a un noyau qui va à l’extrême pour demander la séparation totale. Les extrémistes, il y en aura toujours. Mais la majorité des anglophones veulent qu’on retourne là où on était, c’est-à-dire au fédéralisme. Ils ne veulent pas la séparation, pas du tout.
« Ni fédéralisme ni sécession », a dit Issa Tchiroma Bakary, le porte-parole du gouvernement.
L’autorité centrale du Cameroun dit « le Cameroun reste un et indivisible », mais l’argument des anglophones, c’est la séparation qui est une division, le fédéralisme n’est pas une division d’un pays. Le système actuel est en train de montrer ses défauts, en ce qui concerne la corruption, partout. L’actuel système n’est pas le seul non plus. Nous voyons les exemples dans le monde où des Etats fédérés marchent, progressent bien.
Un fait peu commun, même l’Union africaine s’inquiète de la situation ? Vous êtes inquiet en ce moment de la tournure des évènements ?
Nous sommes très inquiets parce qu’ils sont tellement convaincus. On va vivre sous tension jusqu’à quand ? Il faut qu’il y ait un dialogue parce que les anglophones sont aussi des Camerounais. Avec la violence, on ne construit rien, rien du tout.

par (Source Rfi.fr)

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Présidentielle 2018:Maurice Kamto dans la course => S’il est élu après ce scrutin, le candidat du Mrc entend entre autres, (...)
Election sénatoriale:l’argent de la campagne fait du (...) => Les neuf partis engagés dans ce scrutin n’ont toujours pas reçu le financement (...)
Situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest : les (...) => Le Minrex Lejeune Mbella Mbella, a reçu hier l’ambassadeur des Etats-Unis au (...)
46e fête nationale : 3 350 personnalités à distinguer => Révélation faite hier au Palais de l’Unité par le Grand chancelier des Ordres (...)
Présidentielle 2018 : des raisons pour choisir Paul (...) => Dans sa dernière parution, la publication du Cabinet civil présente les (...)
Plan d’urgence triennal : 800 logements sociaux en (...) => Au cours du Conseil de cabinet du 1er mars, le ministre de l’Habitat et du (...)
Investissement : Voici venir le « Douala Grand Mall (...) => La première pierre du futur centre commercial régional posée mercredi par le (...)
Parlement : Le Sénat affiche complet => Le président de la République a procédé hier à la nomination des 30 autres (...)
Elections sénatoriales :Le processus entièrement (...) => Le Conseil constitutionnel a siégé hier et rejeté tous les recours adressés (...)
Développement du tourisme : L’impératif de modernisation (...) => L’intégralité du communiqué de presse rendu public hier à l’issue de la 17e (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2018 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0