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Koppo, Valsero, Stanley : le vert, le Rouge et le Jaune du hip hop Kamer.

vendredi 27 septembre 2013


Du début des années 90 au début des années 2000, c’est une période de balbutiement du rap au Cameroun, c’est une période de contractions, où la culture camerounaise était en travail pour faire naitre le mouvement hip hop au Cameroun.

Le hip hop n’était donc pas encore né à cette période, mais il était en voie de naitre, il était en chemin, en devenir. Un mouvement comme celui du hip hop n’est pas une génération spontanée, il ne nait pas de terre comme un champignon, c‘est à dire rapidement et sans causes. Le hip hop au Cameroun n’a pas « trouvé son flow par terre » comme l’aurait dit Booba. Ses acteurs, ses précurseurs ont travaillé assez dur pour cela, et même s’ils n’en récoltent pas toujours assez le fruit, même s’ils ont commis assez d’erreurs à la base et parfois confondus les pédales, ils ont quand même le mérite d’avoir essayé.

Depuis le début des années 2000, le hip hop au Cameroun a connu trois grands moments et ces 3 grands moments ont été représenté respectivement par 3 grands de ses acteurs. Ces moments qui sont scandés en une périodicité de 4 ans.

La période allant de 2002 à 2006 le mouvement Hip Hop au Cameroun a été représenté et dominé par l’artiste Koppo. Bien que les journalistes ont toujours eu du mal à définir son style, un style qui se rapproche assez de celui de Doc Gyneco, membre de l’un des premiers groupes de rap en France : le Ministère AMER. De ce point de vue il est évident que Koppo fait partie à part entière de ce mouvement et il en a été le porte flambeau. Son succès a été indubitable, et en cette période, il a eu à faire une série de près de 100 concerts sur tout l’espace camerounais. Koppo est l’un des premiers à avoir su manier savamment la langue de Molière et l’adapter aux us de nos langagiers de nos quartiers. Il a su rester à la fois original et authentique. Ses textes étaient de véritables poésies et ce n’est pas un fait du hasard si son tube « si tu vois ma go » qui n’a laissé personne indifférent a été inscrit dans « l’anthologie de la poésie camerounaise » aux côtés des Ferdinand Oyono, Patrice Nganang, Patrice kayo…Koppo symbolise donc le vert, qui est la couleur de la germination.

De la période 2007 à 2011, a été représenté et dominé par le Général Valsero avec sa fameuse « lettre au président » issue d’un album décrivant un Cameroun politiquement instable et incorrect. Ce titre a donné un nouvel air au mouvement Hip Hop au Cameroun et à Valsero une place considérable au sein de la société civile. Il devenait de ce fait, la porte parole d’une jeunesse qui ne savait plus à quel saint se vouer. Invité continuellement sur les plateaux télé et dans les radios, Valsero a fait parler du rap au Cameroun en des termes élogieux et a aidé les autres rappeurs à être convaincu qu’en plus d’être un art, le rap est un métier et l’artiste doit en vivre. Valsero pour nous représente donc le rouge du drapeau Hip HOP qui est la couleur de l’hémoglobine, la couleur de la révolution. Mais pas une révolution sanglante, mais pacifique et constructive.

Le dernier moment du mouvement Hip Hop que nous vivons au Cameroun est celui qui va de 2012 à nos jours. Et qui pourra lui aussi durer 4 ans exactement. Il est représenté et dominé par le jeune loup Stanley avec son titre « Hein Père ». Celui-ci a su reprendre le concept initié par Koppo. Il a su faire un savant dosage entre sa culture quotidienne et son influence new yorkaise. Ça donné ce que ça pu donner, et le résultat est là. Stanley comme Koppo et Valsero chacun à leur époque, fait ce que personne n’a fait auparavant. Il est sur tous les fronts, et même là où on n’a jamais imaginé. Ce qu’il a fait au Stade Ahidjo, reste à nos yeux comme une révolution copernicienne, comme du « jamais vu ». La roue tourne, au tour de Stanley de dominer le mouvement pour encore deux ans à venir, peut être avec le même titre qui à eu à le mettre à ce niveau, peut être avec des « cantiques nouveaux », c’est tout ce que nous lui souhaitons. Il représente le jaune, qui est la couleur de l’espoir, de la jouvence et de la brillance.

Nous citons ces trois pôles, sans toutefois oublier que les autres artistes ont donné le meilleur d’eux pour faire avancer le mouvement hip hop. Mais ceux-ci que nous avons cités, sont la preuve vivante que le rap au Cameroun peut aussi faire partie de la culture de masse, qu’il peut être un art populaire, et qu’il peut faire vivre son auteur. De Koppo à Valsero, de Valsero à Stanley, la roue tourne, à qui le tour ?

« Il n’ya pas de honte à voir autrui mener à bien, une œuvre entreprise par soi ».


Par TATLA MBETBO FELIX(cultureebene)

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