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Karl O. Toriola : « Nous allons continuer à partager la passion du public pour le football. »

jeudi 31 octobre 2013


Le directeur général de MTN Cameroon a rendu visite mercredi à la rédaction de Cameroon Tribune. Interview.

Monsieur le directeur général, vous êtes un jeune Africain à la tête de MTN Cameroon. Et pourtant le moins connu des directeurs généraux de l’entreprise. Qui est Karl Olutokun Toriola ?

Avant de répondre à votre question, permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de parler de l’activité de MTN au Cameroun. En ce qui me concerne, je dirai tout simplement que je suis le troisième Africain des six directeurs généraux qui ont dirigé MTN Cameroon depuis sa création en février 2000. Je suis ingénieur électronicien de formation, diplômé par ailleurs de plusieurs écoles de commerce. J’ai fait l’essentiel de ma carrière professionnelle, soit 19 ans maintenant, dans la téléphonie mobile et les télécommunications. Avant mon arrivée au Cameroun, j’étais directeur technique de MTN Nigeria, la plus grande filiale du Groupe. A cette position, j’ai contribué à développer le réseau de téléphonie mobile le plus grand d’Afrique et d’Europe, utilisé par près de 50 millions d’abonnés. Depuis deux ans au Cameroun, je vis une expérience particulièrement enrichissante, humainement et professionnellement, avec une équipe formée pour l’essentiel de Camerounais compétents et engagés pour le développement de leur entreprise et de leur pays.

Pourquoi tant de discrétion depuis votre arrivée au Cameroun ?

Je crois que le fait que j’arrive après un directeur général qui était présent sur la scène médiatique pourrait laisser cette impression de discrétion. Mais, ce n’est qu’une impression. Je suis présent là où il faut, quand il le faut : auprès des autorités et à l’écoute de nos abonnés. Juste pour vous en donner une idée, je vous dirai que je viens de co-présider avec le ministre des Enseignements secondaires, une cérémonie de signature de convention de partenariat qui permettra à la Fondation MTN de contribuer de façon significative à l’accès du plus grand nombre à une éducation de qualité au Cameroun. J’ai également inauguré au courant de ce mois d’octobre, deux nouvelles agences MTN dans la ville de Douala avec le préfet du Wouri. Comme vous pouvez le constater, je suis présent sur le terrain, autant qu’il est possible. Ceci étant, les missions qui m’ont été confiées sont particulièrement prenantes. Je suis arrivé à la direction générale de MTN Cameroon le 1er novembre 2011, à un moment important pour l’entreprise. Il a fallu remobiliser les équipes pour consolider notre leadership et faire face à la concurrence qui se renforce. Il a fallu également redoubler d’ardeur au travail pour offrir à nos abonnés la meilleure expérience-client qu’ils sont en droit d’attendre de MTN.

Les résultats positifs que nous obtenons aujourd’hui sont à la dimension de ce travail de fond. Notre base d’abonnés a connu une croissance exceptionnelle de 64% en deux ans seulement, passant de 5 millions d’abonnés en novembre 2011 à 8,2 millions aujourd’hui. MTN Cameroon est désormais, à côté du Nigeria, de l’Iran, de l’Afrique du Sud et du Ghana, l’une des filiales de référence du Groupe MTN. Je dois d’ailleurs vous annoncer à ce propos, que le Cameroun vient d’être désigné, pour la deuxième année consécutive, comme la meilleure filiale du Groupe pour son engagement social.

Le contrat de concession liant MTN au Cameroun prend fin bientôt. Comptez-vous le renouveler ?

Il prend fin en février 2015, en effet. Bien entendu, MTN compte le renouveler. Voyez-vous, le Cameroun est un pays important pour le Groupe MTN. C’est dans ce pays que l’expansion internationale de MTN a véritablement commencé. Le Cameroun est le premier pays dans lequel le Groupe a investi en dehors de sa zone géographique de création, l’Afrique du Sud. Et, les Camerounais nous ont bien accueillis. Ils se sont reconnus en cette entreprise africaine, créée en Afrique par des Africains, pour contribuer au développement de l’Afrique. MTN se sent chez elle au Cameroun. MTN tient au Cameroun. Nous sommes au Cameroun pour durer. Nous entendons par conséquent solliciter le renouvellement de la convention de concession qui nous lie à l’Etat du Cameroun, afin de contribuer davantage au développement des télécommunications dans le pays.

Quels arguments allez-vous développer auprès du gouvernement pour solliciter une nouvelle licence ?

Vous permettrez, je l’espère, que nous réservions la primeur de notre demande au gouvernement, même s’il est évident que, le moment venu, notre bilan parlera pour nous. MTN Cameroon est la plus belle réussite de la politique des privatisations menée par le gouvernement camerounais depuis 1995. Il convient peut-être de le rappeler, notre entreprise est née du rachat de Camtel Mobile que nous avons transformée en une véritable success story camerounaise. Au-delà de notre bilan, nous savons que les télécommunications sont au cœur de la politique du gouvernement pour insuffler l’élan indispensable à une nouvelle croissance. Et, nous pensons en tant que leader des télécommunications en Afrique et géant des télécommunications dans le monde, avoir le potentiel nécessaire pour accompagner le Cameroun dans un développement optimal des télécommunications qui permettrait au pays de s’arrimer définitivement aux exigences du nouveau monde qui est avant tout un monde digital ; un monde numérique.

Quel bilan faites-vous de la présence de MTN au Cameroun ?

C’est un bilan positif comme je viens de le dire, avec un très fort impact sur la vie socio-économique du Cameroun. MTN c’est des investissements de plus de 500 milliards de F. C’est aussi l’un des plus gros, sinon le plus gros contributeur de l’Etat au titre de taxes et impôts payés. Pour bien apprécier l’importance de notre apport, il faudrait juste se souvenir des efforts qu’il fallait fournir il y a 13 ans, pour communiquer d’un bout à l’autre du Cameroun. C’était la croix et la bannière. Aujourd’hui, il suffit juste d’un coup de fil et le tour est joué. Nous avons mis à la disposition du pays un outil de communication moderne qui renforce les liens, désenclave les zones reculées et améliore l’attractivité du pays, tout en démocratisant l’accès à la téléphonie.

Au plan social, MTN a créé un millier d’emplois directs rémunérateurs. Je devrais peut-être préciser, des emplois camerounais, car seuls quatre de nos employés sont des expatriés. A l’inverse, nous avons développé de nombreux cadres camerounais qui font le bonheur d’autres filiales du Groupe.

Notre activité s’est également révélée être un important réservoir d’emplois. Elle a développé un réseau de Pme de sous-traitance et de distribution dont la main d’œuvre est évaluée à près de 200 000 personnes. D’autres secteurs de la vie nationale, les secteurs sportif et culturel notamment, tirent grand avantage de notre présence. Je n’oublie évidemment pas notre Fondation, qui se bat au quotidien, aux côtés des pouvoirs publics, pour de grandes causes : l’éducation, la santé, l’environnement, le développement rural. En somme, MTN contribue depuis 13 ans à apporter de la modernité, du progrès et de la richesse au Cameroun et aux Camerounais.

Plus de dix ans après, les coûts des communications sont toujours élevés au Cameroun, comparativement à d’autres pays africains de niveau comparable. Comment l’expliquez-vous ?

Je pense que les communications coûtent aujourd’hui dix fois moins cher qu’il y a 10 ans. Il n’y a pas longtemps, la minute de communication coûtait encore 600 F au Cameroun. Aujourd’hui, elle est à 60 F, voire moins. La concurrence étant particulièrement rude entre les opérateurs, il est dans la logique du marché que les communications coûtent demain encore moins cher qu’aujourd’hui. Vous constaterez d’ailleurs que la téléphonie mobile est le secteur dont les prix baissent naturellement chaque année, alors que la tendance est plutôt à la hausse dans plusieurs autres secteurs. Evidemment, on compare toujours notre situation à celle d’autres pays, particulièrement d’Afrique de l’Ouest où les prix seraient, dit-on, plus bas. Mais, comparaison n’est pas nécessairement raison.

Notre activité s’exerce au Cameroun dans un contexte particulier et à des conditions que d’autres ne connaissent pas ailleurs. Ici, les opérateurs ont reçu des cahiers de charges parmi les plus contraignants de la sous-région pour favoriser un égal accès des Camerounais à la téléphonie mobile. Cela implique la construction de tours pour les stations-relais ; la construction des routes d’accès à ces stations. Cela signifie aussi que les opérateurs ont parfois été conduits à installer des antennes dans des zones où l’alimentation en énergie électrique est très fluctuante, voire dans d’autres où l’électricité n’est pas encore disponible. La plupart de ces sites fonctionnent avec des groupes électrogènes alimentés au gasoil, ce qui multiplie par trois les coûts de fonctionnement et de maintenance du réseau.

De façon générale, l’accès aux infrastructures au Cameroun est deux à trois fois plus onéreux que dans d’autres pays de la sous-région. Ce qui a inéluctablement un impact sur la bourse du consommateur final et limite considérablement le déploiement des opérateurs privés dans les zones reculées. Malgré ces conditions difficiles, et contrairement à une opinion répandue, les prix des communications au Cameroun sont parmi les plus bas d’Afrique, vous pouvez le vérifier, ils sont même les plus bas de toute l’Afrique francophone.

La qualité du service est toujours décriée par les usagers. Que répondez-vous à ces récriminations récurrentes ?

Nos abonnés constituent notre raison d’être. Et, si nous sommes devenus le leader au Cameroun et une des références au sein du Groupe MTN, c’est justement en plaçant la satisfaction de nos clients au cœur de notre activité. Tenez par exemple : avec la croissance rapide de notre base d’abonnés ces dernières années, il nous est apparu nécessaire de décongestionner nos 12 agences commerciales. Cinq nouvelles agences ont ainsi été ouvertes depuis le début de l’année dont trois dans la seule ville de Douala, une à Yaoundé et une autre à Kousséri. D’autres seront créées d’ici à la fin de l’année, de sorte à doubler notre capacité d’accueil et garantir à nos clients une qualité de service encore meilleure.

Il en va de même en ce qui concerne le réseau. Nous avons construit un réseau fiable et étendu. Plus de huit millions de personnes utilisent ce réseau au quotidien pour leurs communications. A l’échelle du Cameroun, seul un réseau solide et bien entretenu peut supporter une telle sollicitation. Cela étant, notre réseau n’est pas à l’abri des difficultés et il a pu arriver que certains de nos abonnés rencontrent des perturbations passagères et localisées. En général, lorsque de tels désagréments surviennent, nous mettons tout en œuvre pour y remédier rapidement. Quoi qu’il en soit, je puis vous assurer que nous continuons à investir massivement afin d’offrir à nos abonnés la meilleure expérience client qu’ils sont en droit d’attendre d’un opérateur de référence.

Quid de la connexion Internet qui est très mauvaise, ou pratiquement inexistante via la clé MTN lorsqu’on est hors des centres urbains ?

C’est une situation que nous devons tous accepter pour l’instant, du fait de la technologie que le gouvernement nous autorise à utiliser, qui est la deuxième génération (2G). Et cette politique a un impact sur la productivité des travailleurs, quels qu’ils soient. Le plus haut débit que vous puissiez avoir actuellement du meilleur laboratoire est de 100 mégabits par secondes. Avec cette technologie, même dans les meilleurs réseaux du monde, on ne peut pas dépasser les 30 kilobits. La 3G, qui est la plus répandue en Afrique, permettrait de résoudre ce problème et d’avoir des communications plus fluides. Ne parlons même pas de la 4G qui est encore plus rapide. Donc le Cameroun a actuellement un retard technologique d’environ 10 ans qu’il est urgent de rattraper.

On sait que le gouvernement a accordé la 3G au troisième opérateur qui arrive. Est-ce que vous allez poser comme condition qu’on vous octroie également cette technologie pour rester au Cameroun ?

Nous avons formellement soumissionné pour obtenir cette application, indépendamment du renouvellement de notre licence. Nous sommes actuellement en discussion avec le gouvernement pour l’obtention d’une licence 3G et nous espérons que ça va aboutir. Même si cette autorisation arrive dans un an, ce sera toujours bénéfique, car notre objectif est d’avoir une certaine stabilité dans les prix et les services.

Mais, êtes-vous prêts à continuer sans la 3G ?

Nous n’allons partir du Cameroun sous aucun prétexte. Si nous n’avons pas la 3G, nos gains vont en prendre un coût et nous serons certainement obligés de réduire certains postes de dépenses, mais nous n’irons nulle part. Que ce soit bien clair, nous sommes au Cameroun pour rester. D’ailleurs, nous venons d’ouvrir de nouvelles agences à travers le pays.

Y a-t-il une entente MTN-Orange au détriment du consommateur ?

Non, il n’y a pas d’entente entre le concurrent et nous. D’ailleurs, pour quelle raison nous entendrions-nous avec la compétition sur le dos de nos abonnés qui constituent notre raison d’être ? Je n’en vois pas très bien la logique. Les deux opérateurs se livrent plutôt une bataille sans merci sur le marché, croyez-moi.

De quelle manière envisagez-vous l’arrivée d’un troisième opérateur ?

L’arrivée d’un troisième opérateur est une perspective positive pour le marché des télécommunications et pour le Cameroun. Notre souhait serait que les règles régissant le marché des télécommunications au Cameroun soient conformes aux politiques de libéralisation courantes dans le monde et que les règles de la concurrence s’imposent et profitent à tous. Il serait par exemple de bonne pratique que certaines exclusivités qui sont actuellement accordées au nouvel entrant soient levées. Le secteur des télécommunications et même toute l’économie du pays y gagneraient. En ce qui nous concerne, à MTN, nous nous préparons à la perspective de cette concurrence sur le marché. Nous entendons évidemment continuer à offrir le maximum de valeur possible à nos abonnés. Je ne peux malheureusement vous en dire davantage pour le moment.

Pourquoi envisagez-vous de mettre fin au contrat qui vous lie à la Ligue de football professionnel du Cameroun ?

Nous avons, en effet, décidé de résilier le contrat qui nous lie à la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Nous allons par conséquent nous retirer du sponsoring des compétitions nationales MTN Elite One et MTN Elite Two au terme de la saison sportive 2012-2013. MTN a été la toute première entreprise à s’intéresser véritablement au football des clubs au Cameroun. Depuis 2002, nous avons investi sept milliards de F pour soutenir l’organisation des compétitions nationales par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), au départ et la Ligue par la suite. Mais, les conditions inacceptables dans lesquelles les championnats nationaux sont de plus en plus organisés, et cette année en particulier, nous obligent à revoir profondément notre stratégie de soutien au football camerounais. Nous souhaitons nous assurer que notre investissement contribue réellement au développement du football local et à son rayonnement.

Faut-il comprendre que l’entreprise n’a tiré aucun profit de ce partenariat en plus de dix ans ?

Nous nous sommes engagés en 2002 pour participer au développement à la base du football camerounais qui a beaucoup donné à l’Afrique, mais manque cruellement de moyens économiques. Il n’était pas question que MTN en tire profit. Ce soutien a d’ailleurs toujours été positionné au sein de l’entreprise non comme une activité pure de Marketing, mais comme une action de responsabilité sociale. Evidemment, nous nous réjouissons du constat partagé par les acteurs du football et les observateurs qui célèbrent notre engagement. D’aucuns disent même que nous avons maintenu le football des clubs en vie pendant toutes ces années. Au-dessus de tout, nous sommes fiers d’avoir doté le football local d’infrastructures nouvelles avec les stades municipaux que nous avons construits dans les villes de Mbouda et de Guider. Mais, force est également de constater qu’il n’y a pas eu de changement majeur dans le sens de l’amélioration des performances. Aucun club camerounais ne s’est imposé sur la scène continentale. Aucun joueur majeur n’a été révélé par les compétitions nationales dont l’organisation demeure incertaine et parfois chaotique. Nous pensons qu’il y a lieu de faire les choses différemment et d’obtenir de meilleurs résultats.

Qu’en est-il de l’avenir de la Coupe du Cameroun qui concerne cette fois un contrat qui vous lie à la Fécafoot ?

Le contrat qui nous liait à la Fécafoot est arrivé à expiration l’année dernière et nous avions à l’époque indiquée au président de la fédération que nous ne comptions pas le renouveler.

Quelle forme voulez-vous désormais donner à votre engagement dans le domaine du sport au Cameroun ?

Le Cameroun demeure une terre de football. MTN ne quitte pas le football, non ! Nous allons continuer à partager la passion du public pour le football, mais avec une nouvelle approche dans notre investissement. Nous souhaitons désormais soutenir les fondations et la base du football camerounais pour avoir un impact beaucoup plus décisif sur son développement et son avenir.

Propos recueillis par Rousseau-Joël FOUTE, Josiane R. MATIA, JNM

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