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Justice : Les mésaventures de Jean-Marie Aboganena. Le DG de Jama Conseil déferré à Kondengui - Inculpé pour trafic d’informations, trafic d’influence, fausses nouvelles

mercredi 24 avril 2013


Après avoir croupi pendant quinze jours dans les geôles de la police judiciaire, la direction des renseignements généraux et le Gso, le directeur général de « Jama Conseil », président du Conseil africain pour l’éthique et la citoyenneté a été finalement sorti du « couloir de la mort » pour être présenté chez le procureur de la République.

Il était un peu plus de 10 heures 30 minutes hier, au parquet des tribunaux d’instance du Mfoundi, centre administratif de Yaoundé, lorsque nous voyons arriver, une voiture « Hiace », floquée des effigies de la Sûreté nationale. Parmi ses occupants, provenant des cellules de la direction de la Police judiciaire de Yaoundé, l’on aperçoit Jean-Marie Aboganena, directeur général de « Jama Conseil » président du Conseil africain pour l’éthique et la citoyenneté. La curiosité est d’autant plus intense que depuis une quinzaine de jours, ce spécialiste des stratégies en communication et expert en organisation des « événementiels », est porté disparu et introuvable dans les milieux qu’il fréquente habituellement. Pour assouvir sa curiosité, le reporter du Messager suit du regard le parcours de la voiture policière et se rend compte que les « clients » sont conduits au sous-sol, dans ce qu’il convient d’appeler la « souricière ». Après une descente des marches, l’on retrouve Jean-Marie Aboganena, pris entre deux feux. La demi douzaine de policiers qui assurent sa garde et sont, ce qui paraît étonnant, assez conviviaux, sympathiques, pleins d’humanisme et moralement irréprochables.

Approché, le directeur général de « Jama Conseil », affiche une forme apparente ; il n’est pas amoché, il sourit en coin, garde toute sa sérénité et trouve des mots justes pour vous balancer un « comment ça va, petit frère ? ». Mais c’est en voulant faire un exercice physique, que le mis en cause se rend compte des douleurs et courbatures qui meurtrissent son corps. Il dit avoir mal partout, à cause des mauvaises conditions de garde à vue. « Physiquement, il n’a pas été violenté, ni victime de sévices corporels. Si torture il y a eu, elle est morale. L’on ne peut pas traîner quelqu’un comme cela été le cas pour lui, le faire dormir à même le sol, sans que cela laisse des séquelles de douleur atroce » avoue Me Bernard Keou, l’avocat de la défense.


Violation du secret de la correspondance

A en croire certaines sources, c’est la 3ème fois, après vendredi 19, lundi 22 avril que l’incriminé est présenté chez le procureur de la République. Pour en arriver là, il a fallu la persévérance, la détermination et le courage de l’avocat de la défense, formellement engagé à faire respecter les droits de l’homme. « Dès son interpellation, nous y avons perçu les violations flagrantes de la loi. D’abord on l’a interpellé sous prétexte qu’il a refusé de déferrer à un mandat d’amener signé du procureur de la République dont mon client n’était pas informé. Plus grave, ses séjours à la Pj et au Gso, ont été moralement suspects, anormaux et anti-droit » serine Me Bernard Keou. « Las de recevoir le mépris et l’indifférence des geôliers qui ne voulaient pas nous signifier le mobile de son arrestation, nous avons saisi le président du Tgi, pour la procédure de libération d’urgence en habeas corpus. Elle a trouvé une farouche opposition au niveau du Gso où l’on nous disait obéir aux instructions venant d’en haut. Nous avons présenté ce refus auprès du magistrat Gilbert Schlick, le président du Tgi qui nous a demandé de faire constater la volte face du Gso, par un huissier de justice. C’est après moult tergiversations que ceux qui ont capturé mon client ont enfin décidé de relâcher pour suivre les voies de droit. Il est bien difficile de dire ce qui est reproché à mon client. Nous espérons que le juge appréciera la suite de l’affaire, en fonction du principe de l’opportunité des poursuites » martèle Me Bernard Keou.

« Hier, mardi 23 avril est d’autant plus spéciale que l’on avait demandé que Jean-Marie Aboganena se présente en compagnie d’un fonctionnaire de la police qui est introuvable. A ce jour, il est difficile de dire exactement ce qui est reproché à mon client. Nous avons vécu en direct son interpellation à la Police judicaire il y a quinze jours, lorsqu’il allait pour des affaires privées, rencontrer le directeur de la Pj. C’est lorsqu’en sortant du bâtiment qu’il a été interpellé. S’agissant des motifs, on en balance pêle-mêle. « Violation de la correspondance », « interception d’une correspondance qu’il a exploitée », « trafic d’informations », « trafic d’influence », « fausses nouvelles », « détention des documents administratifs », « violation du secret »… A bien regarder, l’on peut se demander et s’interroger sur une telle constellation de motifs, lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un journaliste, ex-directeur de publication, directeur général d’une agence de conseil en communication, « Jama Conseil », président du Conseil africain pour l’éthique et la citoyenneté.

Dans l’attente que la justice puisse démêler l’écheveau, en faisant de la lumière sur les motifs de l’accusation, la qualité des documents prohibés détenus par le journaliste, la nature de la violation du secret, mais surtout les raisons d’une si longue garde à vue. L’affaire Aboganena n’est qu’à ses débuts. Elle livrera sans doute ses tenants et ses aboutissants.


Par Souley ONOHIOLO(Le Messager)

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