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Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe : « Tout est mis en œuvre pour une rentrée effective lundi »

lundi 4 septembre 2017


Monsieur le ministre, l’on s’achemine vers la rentrée scolaire 2017. Où en est-on avec les préparatifs dans votre départemental ministériel ?

Comme les années précédentes, la rentrée scolaire 2017/2018 est entièrement préparée au ministère des Enseignements secondaires. A ce jour, tous les cadrages sont faits pour que la rentrée scolaire soit effective le lundi, 4 septembre 2017. C’est ainsi que le calendrier de l’année scolaire 2017/2018 présentant les différentes séquences et les périodes d’interruption des classes a été publié. De même, la liste des manuels scolaires est connue. Les affectations des jeunes enseignants et les mutations des anciens sont effectives. Les nominations des responsables à tous les niveaux sont déjà faites. La circulaire portant instructions relatives à la conduite de l’année scolaire 2017/2018 a été publiée. La réunion préparatoire de la rentrée scolaire 2017/2018 qui réunit les responsables des services centraux, des organismes sous-tutelle, les délégués régionaux, le délégué départemental du Mfoundi et certains chefs d’établissements du département du Mfoundi s’est tenue le 25 août 2017. Dans cette même lancée, des réunions sectorielles sont en cours dans les dix régions.

L’année scolaire 2016/2017 a été grandement perturbée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec les résultats que l’on connaît sur les performances des candidats aux examens officiels et de passage en classe supérieure. Quelles dispositions avez-vous prises pour que ces dysfonctionnements ne se reproduisent plus cette année ?

D’entrée de jeu, je voudrais préciser que le ministère des Enseignements secondaires n’est pas responsable des dysfonctionnements auxquels vous faites allusion. Toutefois, dans le souci de donner aux élèves des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest les mêmes chances de poursuivre leurs études que ceux des autres régions, le ministère des Enseignements secondaires a mené plusieurs actions. Dans ce sillage, nous pouvons citer : la sensibilisation de la communauté éducative à la reprise effective des classes à travers plusieurs visites de travail effectuées dans ces deux régions. La publication des textes relatifs aux affectations et aux mutations des enseignants d’expression anglaise vers ces régions pour répondre aux doléances des syndicats. L’ouverture de spécialités supplémentaires dans certains établissements d’enseignement technique et professionnel des deux régions. L’organisation des cours de rattrapage pour améliorer la couverture des heures d’enseignement et des programmes et partant, le niveau des élèves. L’admission des dossiers de candidature des élèves aux examens officiels après les délais requis. Pour l’année qui commence, j’ai publié un texte réorganisant les activités pédagogiques dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest afin de rattraper les enseignements perdus. Par ailleurs, la sensibilisation continue en vue de l’adhésion de toute la communauté éducative de ces deux régions pour une rentrée effective le lundi, 04 septembre 2017.

Les élèves des zones frontalières dans la région de l’Extrême-Nord, eux aussi, ont vu leur année scolaire affectée par les exactions de la secte islamiste Boko Haram. Y avez-vous mis en œuvre des mesures pour que l’année scolaire 2017/2018 se déroule sereinement ?

L’insécurité due aux exactions de cette secte depuis plus de trois années scolaires a provoqué la fermeture de douze établissements d’enseignement secondaire (Lycée de Fotokol, CES de Bodo et CES d’Afadé dans le Logone et Chari, Lycée de Kérawa, Lycée de Kolofata, Lycée de Limani, CETIC de Kolofata, CES de Goudjimdelé et CES de Tolkomari dans le Mayo-Sava, Lycée de Tourou, CES d’Ashigashia et CES Bilingue de Zeleved dans le Mayo-Tsanaga). Incidemment, elle a provoqué le déplacement de nombreux élèves vers des zones jugées plus sécurisées.
Pour permettre aux élèves déplacés camerounais de poursuivre leurs études, le gouvernement de concert avec les populations locales et les partenaires ont mené plusieurs actions notamment : l’admission de ces élèves dans des établissements d’accueil. La prise en charge des contributions exigibles et des frais d’examens officiels de ces élèves déplacés, l’octroi des kits pédagogiques et des kits alimentaires aux élèves déplacés, l’appui spécial du chef de l’Etat dans le cadre du Programme d’Urgence Scolaire (PIU) matérialisé par la construction des salles de classe, des dortoirs, des cantines scolaires, des forages, l’acquisition des tables-bancs et des bureaux pour enseignants ; la prise en charge psychosociale des élèves déplacés par les conseillers d’orientation et les psychologues en cas de nécessité ; la formation des enseignants en éducation en situation d’urgence pour faciliter l’encadrement des élèves déplacés.
Par ailleurs, il est à préciser aujourd’hui que la résilience de la population locale et sa collaboration avec les pouvoirs publics ont induit une nette amélioration de la situation. Ceci a permis la réouverture de certains établissements dont le Lycée de Fotokol, le CES de Bodo, le CES d’Afadé, le CES de Goudjoumdélé et le Lycée de Tourou. D’autres réouvertures sont envisagées à la rentrée du 4 septembre. En ce qui concerne la scolarisation des réfugiés nigérians, le gouvernement a créé et ouvert un Lycée bilingue au camp de Minawao.

La rentrée scolaire 2017 a lieu le lundi, 04 septembre prochain. Toutes les dispositions ont-elles été prises pour qu’elle soit effective pour tous, sur l’ensemble du triangle national ?

La préparation de la rentrée scolaire, à laquelle j’ai fait allusion plus haut ne concerne pas seulement les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Je tiens en outre à préciser que cette rentrée est nationale et tous les aspects y relatifs ont été pris en compte.

Monsieur le ministre, les inscriptions et recrutements de nouveaux élèves ont démarré. Mais déjà, des parents se plaignent du monnayage des places dans certains établissements scolaires. Au-delà de votre mise en garde, que faites-vous pour endiguer ce phénomène qui est rampant ?

La corruption en milieu scolaire est un phénomène que je combats avec la dernière énergie depuis mon arrivée au gouvernement. Ce combat va se poursuivre par tous les moyens. Des équipes de missions sont déjà à pied d’œuvre à cet effet. Les auteurs d’actes de corruption seront immédiatement et sévèrement sanctionnés.
Comme chaque année, les effectifs d’enseignants sont au cœur de cette rentrée, avec pour corollaire l’absentéisme de certains.

Vous venez de procéder aux affectations. Le rééquilibrage des ratios dans les grandes villes et les zones reculées a-t-il été pris en compte ?

Pendant la période où les enseignants seront en activité, aucune absence ne sera tolérée. Pour ce qui est du redéploiement du personnel enseignant, les grandes villes ont été désengorgées au profit des zones rurales qui présentent des déficits en enseignants. Mais, à ce niveau aussi, n’oublions pas qu’une seule année ne peut pas suffire pour résorber le déficit en enseignants qui se chiffre à plusieurs milliers.

L’année dernière, vous avez fixé les effectifs d’élèves par classe à 60 et à 80 selon les niveaux. La mayonnaise a-t-elle pris ?

Cette mesure a surtout concerné les classes de Form 1, de sixième, de première année et de seconde de l’enseignement technique. De plus, elle est d’application progressive. Les échos qui me reviennent font état de ce que cette mesure est respectée dans l’ensemble. Pour la présente année scolaire, les contrôles vont se poursuivre dans les différents établissements pour s’assurer que cette mesure continue à être effectivement respectée.

Pour terminer, monsieur le ministre, où en est-on avec la réforme du système éducatif engagée depuis 2012 dans votre ministère ?

Pour l’enseignement secondaire, il faut préciser qu’il faut un minimum de sept (07) ans pour mettre en place une telle réforme. A ce jour, les nouveaux programmes du premier cycle et ceux de l’enseignement normal, élaborés suivant l’Approche Par Compétences (APC), sont appliqués. Un séminaire de cadrage des programmes du second cycle a eu lieu et lesdits programmes sont en cours d’élaboration. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour rassurer la communauté éducative nationale que tout est mis en œuvre pour que la rentrée scolaire soit effective le lundi, 4 septembre 2017 à 07 heures 30 minutes sur l’ensemble du territoire national.

Propos recueillis par Yvette MBASSI-BIKELE(CT)

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