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Inertie : Le Cameroun est-il gouverné ?

samedi 14 septembre 2013


Pas de conseil ministériel régulièrement tenu, absence récurrente du chef de l’Etat qui revient d’un court séjour privé en Europe d’un mois au frais du contribuable, moult dossiers attendent l’appréciation du président de la République dont le silence laisse songeur…

De mémoire de journaliste, le dernier conseil ministériel présidé par Paul Biya remonte au 27 novembre 2012. Dix mois auparavant, le chef de l’Etat, au sortir de la présidentielle de 2011, tint un conseil ministériel, une semaine après la formation du gouvernement dont Philémon Yang est le chef fantoche. A cette époque, le président de la République entreprit d’évaluer les feuilles de route prescrites aux membres du gouvernement et dont l’annonce avait été faite, tambour battant, quelques mois auparavant, par le directeur du cabinet civil, lui-même ministre. Un manteau de silence a enveloppé les résultats de cette évaluation des feuilles de route, qui ont eu pour vocation de fixer le champ de l’action gouvernementale assortie d’un échéancier et des objectifs à poursuivre. Au point où l’opinion qui applaudît des deux mains cette initiative, attend toujours que ceux des ministres ayant obtenu des sous moyennes, soient éjectés du gouvernement ou redéployés ailleurs ou tout au moins que des réajustements et autres recadrages de l’action gouvernementale soient opérés.

A ce jour ces recentrages n’ont pas été faits et ne le seront, peut-être pas. Même si l’on n’occulte pas le fait qu’entre le 27 novembre 2012 et le 9 septembre 2013, le numéro un camerounais a eu à rencontrer les membres du gouvernement au cours des cérémonies protocolaires du 20 mai 2013, jour de la fête nationale, sans que cela ne débouche sur une séance de travail en bonne et due forme. Sous d’autres cieux, notamment en France, le conseil ministériel se tient chaque semaine. Chez-nous, Paul Biya, le seul maître à bord du bateau ivre du Cameroun, détient l’exclusivité de l’agenda et fixe la tenue des conseils ministériels au gré de ses humeurs. C’est dire si l’opacité, l’inertie, l’incurie, l’insouciance sont les traits majeurs de la méthode Biya.

Ce serait enfoncer proprement les portes entr’ouvertes que de poser la question de savoir si quelqu’un gouverne le Cameroun. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, soit 31 ans aujourd’hui, passe le clair de son temps en Europe. Il y a quelques jours qu’il est revenu au pays après un mois de villégiature à Genève en compagnie de femme, enfants et plus proches collaborateurs. Avant son départ, les plaies béantes nées des investitures des candidats aux municipales et législatives prochaines n’ont pas reçu le moindre pansement. De nombreux militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) frustrés, lésés et victimes de tripatouillages et autres prix du trafic d’influence, du clientélisme, ont juré la main sur le cœur d’administrer un vote sanction au parti-Etat qu’est le Rdpc que Paul Biya dirige depuis sa création en 1985 à Bamenda. Des observateurs et autres analystes de la scène politique s’attendaient à ce que des thérapies de choc soient apportées aux maladies qui rongent le parti. Comme à l’accoutumée, des saupoudrages et autres rafistolages ont été administrés. Et la voix de Paul Biya reste toujours inaudible.

Par Alain NJIPOU

Focal 1 : Des dossiers moisis sur la table…

Le court séjour privé du chef de l’Etat, essentiellement dispendieux, a pour conséquence directe les piles de dossiers en souffrance sur la table du président de la République. Dans la foulée, la ville de Douala continue d’attendre la cérémonie de pose de la première pierre des travaux de construction du deuxième pont sur le Wouri, alors qu’à Abidjan en Côte d’Ivoire qui sort de plus de dix ans de chaos, le troisième pont est en chantier. Sur l’un des bras morts de ce fleuve (Wouri), une première tribune avait été érigée. Quelques semaines après, elle a été détruite et les travaux de reconstruction ont repris sans qu’aucune date ne soit avancée. Même pas dans l’informel. Et bonjour les conjectures…Qui paye la note ? Le pauvre contribuable. Assurément ! Comment oublier la célébration du Cinquantenaire de la Réunification annoncée en mondovision par le chef de l’Etat qu’elle doit se tenir à Buea ?

Plus de deux ans après, aucune date n’est avancée. Les travaux préparatoires ont piétiné à un moment donné jusqu’à ce qu’une bonne brochette des membres du gouvernement enclenche un ballet à Buea pour « toucher du doigt » le niveau d’avancement des travaux. De même les membres de l’élite du Sud-Ouest, les chefs traditionnels de cette région se sont mobilisés et fait des collectes de fonds à l’effet d’assurer un succès retentissant à cette cérémonie du cinquantenaire de la Réunification devenue un serpent de mer. A Buea, on continue de scruter le ciel d’Etoudi dans l’espoir de déceler des frémissements et des indicateurs annonciateurs de la tenue éminente de cette fête qui aurait du se dérouler depuis 2010, la même année que le cinquantenaire de l’Indépendance du Cameroun oriental. Dans le même temps, beaucoup n’y croient plus. L’on est partagé entre désespoir, frustration, rancœur et courroux.

Par A. N.

Focal 2 : Diplomatie du silence et de l’absence…

Dans le domaine de la diplomatie, l’insécurité s’est installée aux frontières du Cameroun et de la République centrafricaine (Rca). Les rebelles de la Séleka foncent à l’Est du pays, commettent des exactions, tuent des éléments de nos forces de défense sans que cela n’émeuve personne. Les soldats de Bozizé campent à Bertoua et ses environs sans autorisation. Paul Biya, himself, ne bronche pas. Dans la partie septentrionale du pays des menaces terroristes se multiplient.

Des affidés de la secte Boko Haram consolident leur base. En Guinée équatoriale, lors du récent sommet ordinaire de la commission du golfe de Guinée, tenu à Malabo, samedi 10 août 2013, plus de 600 Camerounais mobilisés au sein de l’Association générale des Camerounais (Assogecam) pour accueillir la délégation officielle du Cameroun à ce banquet de chefs d’Etat et de gouvernement, avaient été déguerpis comme des malpropres sur instructions de Son Excellence, Mpouel Balla Lazare, ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatoriale, jeudi 8 août 2013, de l’aéroport Santa Isabel de Malabo.

Bien plus, ces sympathiques compatriotes constituant le comité d’accueil, arboraient des teeshirts à l’effigie du chef de l’Etat, et tenaient de petits drapeaux aux couleurs du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Cette forfaiture de l’ambassadeur a jeté un froid entre Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de la Guinée équatoriale et Paul Biya, non seulement, absent à ce sommet mais aussi muet telle une carpe. Toutes choses qui ont contribué à brouiller les relations entre les deux chefs d’Etat. Dès lors, l’opinion continue à attendre des sanctions et même des mouvements au sein des représentations diplomatiques du Cameroun disséminées dans les quatre coins du monde, plus de cinq ans après les plus récents. Le patron de la diplomatie camerounaise n’a pas encore toussé. On attend, on attend… comme dit la chanson.


Par Alain NJIPOU


Focal 3 : La culture dans la gadoue

Les créateurs des œuvres de l’esprit ne se sont jamais sentis plus mal dans leur peau que lors de ces dernières années. Clochardisés, les artistes ploient au quotidien sous le poids d’un marasme économique et d’une indifférence criarde. Pas moyen de jouir en toute sérénité des fruits de leur labeur. Et pour cause, musiciens, chanteurs, humoristes, dramaturges, comédiens, écrivains, photographes, réalisateurs, cinéastes et autres sont les victimes parfois consentantes de la gabegie qui s’est installée depuis des lustres dans la gestion du droit d’auteurs. Le compte spécial d’affectation et de soutien à la politique culturelle mis sur pied courant 2000, par le président de la République est devenu un outil de chantage, de clientélisme, de népotisme et au finish transformé en un compte à têtes chercheuses. Les bénéficiaires de cette manne dont l’épaisseur, a fondu comme beurre au soleil, du fait des prévaricateurs logés au ministère des Arts et de la culture qui spolient ces appuis destinés aux artistes et les clochardisent ipso facto, sont des quidams qui n’ont rien à voir avec la création des œuvres de l’esprit.

Sous le nez et la barbe du président de la République, la gestion du droit d’auteurs est engluée dans la gadoue. La bataille juridico-politique entre la Cameroon music corporation (Cmc) et le ministère de la Culture à l’époque, géniteur d’une société camerounaise de l’art musical (Socam) aujourd’hui tenaillée par des querelles intestines et une gestion à la petite semaine, a contribué à laminer les artistes, contraints à la mendicité. La ministre Ama Tutu Muna à l’origine de la décrépitude de la culture camerounaise (inexistence des salles de cinéma, présence mitigée des artistes camerounais sur la scène internationale à l’exception de Richard Bona, Manu Dibango…, manque de soutiens aux créateurs des œuvres de l’esprit…) a été plutôt maintenue à la tête du ministère des Arts et de la culture, elle, qui a osé défier la Cour suprême qui l’a déboutée à maintes reprises dans l’affaire qui oppose l’Etat du Cameroun, représenté par le ministère de la Culture à la Cameroon music corporation (Cmc) dont le président est Sam Mbende, en foulant allègrement au pied plusieurs de ses ordonnances.

Par Alain NJIPOU

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