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Imbolo Mbue : Rencontre avec un phénomène littéraire

samedi 22 octobre 2016


La jeune Camerounaise a effectué une entrée fracassante dans l’univers du livre avec un premier roman réussi.

C’est un petit bout de femme quasiment ordinaire qui vient à notre rencontre sur Colombus Avenue, à l’Ouest de Manhattan, New York, par cet après-midi ensoleillé du 23 septembre 2016. Si elle ne s’appelait pas Imbolo Mbue et que son joli minois surmonté d’une coiffe afro ne faisait le tour du monde dans les médias et autres réseaux sociaux, elle passerait carrément inaperçue. Tellement elle se fond dans le décor de cette ville cosmopolite. Vêtue simplement d’un pantalon de survêtement, body et petit pull, des chaussures de marche aux pieds, elle nous entraîne dans Central Park, vaste écrin de verdure au cœur de New York. Chemin faisant, elle prend les nouvelles du pays qu’elle a quitté voici déjà 18 ans. Tout sur sa terre natale l’intéresse : de l’évolution personnelle et professionnelle de ses anciennes camarades de Saker Baptist College à Limbe, dans le Sud-Ouest, à celle du pays. De temps en temps, elle part d’un franc éclat de rire sur un souvenir d’enfance ou une anecdote sur sa terre d’accueil : les États-Unis.

Se désespérant de trouver un coin tranquille dans le parc grouillant de monde en ce début de week-end, nous nous installons finalement sur un banc aux abords d’une piste fort fréquentée. L’interview à bâtons rompus que nous engageons est régulièrement interrompue par des passants curieux réclamant des photos. Toutes les offres sont gentiment, mais fermement déclinées par l’écrivaine. Son éditeur américain, Random House qui, a acheté les droits sur son désormais célèbre roman « Voici venir les rêveurs », fait depuis une campagne marketing intelligente, livrant au compte-gouttes des informations sur l’auteur. Jusqu’à récemment sur la toile, on ne trouvait pas d’image d’elle. « Je suis très peu Internet et réseaux sociaux. Cela fait que je suis en général la dernière au courant de ce qui s’y raconte surtout relativement à ma personne », avoue Imbolo Mbue.

Discrétion

On avait rarement connu un tel suspense pour le premier roman d’une personnalité totalement inconnue dans le monde littéraire. Malgré la parution de son roman et le grand bruit qu’il entraîne, la jeune écrivaine reste réservée sur sa vie personnelle. On ne saura pas grand-chose sur son époux et ses enfants, par exemple. Elle veut bien s’étendre sur son parcours depuis son arrivée aux Etats-Unis en 1998. Diplômée de l’université de Columbia, elle a connu elle aussi son lot de frustrations et de déceptions, surtout lorsqu’elle s’est retrouvée sans travail à cause de la récession ayant frappé le pays au début des années 2000. L’écriture sera sa porte de salut.

« L’idée de ce roman est née un jour de printemps 2011, lorsque je marchais dans les rues de New York, à la recherche d’un job. Un attroupement d’hommes africains habillés en uniforme de chauffeurs en face de la porte d’entrée d’un immeuble a attiré ma curiosité. Ils bavardaient entre eux en attendant leurs patrons, pour la plupart du temps des cadres blancs tirés à quatre épingles, qui descendaient précipitamment les marches à la sortie de l’immeuble avant de s’engouffrer dans leur berline luxueuse. Le voiturier n’avait pas le temps de fermer la porte que la voiture était repartie. Il m’a semblé qu’il y avait quelque chose à creuser dans la relation entre le cadre blanc et son chauffeur noir », raconte Imbolo Mbue. Elle en a tiré un beau roman qui démystifie le rêve américain. « C’est un rêve auquel je crois encore, mais après vingt ans de vie américaine, j’ai appris à faire la part des choses entre le rêve et les illusions », nuance la jeune dame. Peu importe, son éditeur la voit et la présente déjà comme la prochaine Naipaul, écrivain britannique, Prix Nobel de littérature 2001.

Par Yvette MBASSI-BIKELE(CT)

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