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Hommage à Anne Marie Nzie : Les artistes camerounais se lamentent

vendredi 27 mai 2016


Décédée dans la nuit du mardi 24 mai 2016 à l’hôpital central de Yaoundé des suites de maladie, la diva de la musique camerounaise s’en est allée en laissant derrière elle une marée de larmes. Les artistes camerounais qui l’on connu de son vivant lui rendent un vibrant hommage à travers les colonnes de votre journal. Beko Sadey, Kotti François, Annie Anzouer, François Misse Ngo, Kareyce Fotso se souviennent de la voix d’or de la musique camerounaise couronnée Chevalier de la Légion d’honneur par le gouvernement français décédé à 84 ans.

Beko Sadey

« On avait des projets qu’on n’a pas finis »

C’est une nouvelle triste, c’est un grand vide que sa disparition laisse dans le milieu artistique parce qu’on aura plus une grande mère comme celle là. C’est une bibliothèque qui s’écroule. C’était notre bibliothèque à nous. Tout le monde sait qu’on va mourir un jour. Nous savons que la maman a beaucoup souffert et vous savez que, quand vous êtes malades et que l’on annonce votre mort à plusieurs reprises, c’est déstabilisant. Pendant la période de sa maladie, j’étais permanemment au téléphone avec son fils qui me rassurait de ce que son état de santé s’améliorait. Maman et moi nous étions complices. Quand elle arrivait à Douala et qu’elle ne logeait pas dans un hôtel, nous dormions dans le même lit. Les plus grands souvenirs que je garde d’elle datent de 2008, quand le gouvernement avait organisé ses soixante ans de carrière. J’étais à paris quand la maman Anne Marie Nzie m’a envoyé un billet d’avion Douala-paris-Douala pour participer à cet évènement. C’était extraordinaire. Elle m’a également invité quand elle recevait avec Marthe Zambo sa médaille de légion d’honneur. A la voir on se demandait comment elle faisait pour garder sa voie intacte. La voie c’est un instrument de travail. On avait des projets qu’on n’a pas finis. On a passé tout le temps à lutter pour les droits d’auteurs au point de mettre de coté ces projets là. Je sais que le gouvernement camerounais a soutenu notre maman. Je pense que ce que le gouvernement lui à fait est une forme de reconnaissance pour le travail qu’elle a abattu et au vu de son âge avancé. On ne peut pas le faire pour tout le monde. J’ai rêvé d’être comme maman Anne Marie Nzie, comme maman Marthe Zambo. Maman disait à Annie Anzouer et à moi chaque fois qu’on se rencontrait que, c’est à nous qu’elle va léguer sa voix. Et elle vient de le faire.

Annie Anzouer

« La disparition d’Anne Marie Nzie crée un grand vide »

La disparition d’Anne Marie Nzie crée un grand vide en moi. A chaque fois que l’on perd une personne on se rend compte qu’on n’avait pas suffisamment profité de sa présence. On a toujours envie qu’elle soit là malgré un certains âge. Ce sont ses blagues qui me manquent actuellement. Je suis revenue il y a deux jours fatiguée de Malabo, je n’ai pas eu le temps de me rendre à son chevet. Tout se passe dans le spirituel dans le ressentir, on prie et c’est ça l’essentiel. C’était ma grand-mère et c’est ma mère qui peut mieux parler d’elle parce qu’elle la connaissait mieux que moi. Je l’ai invitée chez moi, j’ai plein d’archives qui sont la preuve tangible. Je le disais nous sommes même sans le vouloir héritiers de quelque chose qu’on a trouvé quelques part. A force de l’écouter depuis toute notre enfance on fini par garder une partie d’elle. Ma rencontre avec Anne Marie Nzie se fait à Sam Effoulan à Yaoundé chez papa Martins, il avait plein, de 33tours parmi lesquelles ceux d’Anne marie Nzie. Quand il n’était pas là, je volais la tourne disque et je jouais. A Partir de ce moment là, j’ai cherché à la connaitre, je l’ai rencontré, j’ai joué avec elle. Elle n’était pas dure dans le travail mais, elle était blagueuse, elle aimait bien sa langue maternelle comme moi-même. Ce que je veux c’est chanté pour elle, chanté et chanté. Quand je pense à elle au lieu de pleurer comme les autres je suis plutôt amusée. Car, c’était une blagueuse et elle aimait les blagues. Tout ce que Dieu fait est bon chaque personne a un moment pour écrire son histoire. Dieu est toujours en train de donner. Je ne pense pas qu’après Anne Marie Nzie ce soit la fin.

Nkotti François

« Elle était la voix d’or du Cameroun »

C’est une grosse perte pour les musiciens et la musique camerounaise dans son ensemble. On l’appelait la voix d’or, d’autres l’appelait la conseillère et moi plutôt la maman. Elle nous a bercés tous. C’était la maman de la musique camerounaise. Aujourd’hui elle est partie et nous laisse tout un héritage. C’est-à-dire tout son œuvre. Au moment où elle part, elle connait la situation des artistes camerounais, puisqu’elle était l’une de nos conseillères. Je me rappelle quand j’organisais la réhabilitation du patrimoine musicale camerounais en 1993, tous les artistes de renom étaient là de même que Anne Marie Nzie, Messi martin, Do Clément et bien d’autres ainés encore. Anne Marie Nzie qui décède aujourd’hui fait partie des derniers artistes de cette génération qui était encore en vie, les autres étant tous mort. J’avais organisé cet évènement à l’époque pour leur faire honneur. Aujourd’hui Anne Marie Nzie décède à 84 ans avec 60 ans de carrière musicale. Je pense qu’elle s’est reposée. Elle laisse un très grand vide dans notre milieu parce que nous n’avons plus de conseiller à écouter comme elle. Anne Marie Nzie était une femme digne avec beaucoup de qualité qui acceptait tout ce qu’on lui proposait pour aller jouer. C’était une dame bien. Elle était la voix d’or du Cameroun. Je ne suis pas sur qu’on pourrait encore avoir une voix comme celle là puisque même dans sa vieillesse, elle gardait toujours la même voix. Nous sommes vraiment touchés par son décès mais on y peut rien. La mort c’est la voie de tout le monde. Elle va retrouver d’autres artistes dans ce monde là.

François Misse Ngoh

« Elle avait une corde vocale exceptionnelle »

Ce qu’Anne Marie Nzie a fait dans le domaine musical est connu de tous. Personne ne l’ignore. Elle a contribué considérablement à l’épanouissement de la musique et de la culture camerounaise. C’est une dame qui mérite beaucoup de respect malgré le fait que dans notre pays on ne reconnait pas trop les valeurs et qu’on ne met pas toujours les gens à leur place. Mais je crois qu’elle a tout eu. Le gouvernement à un certains moment à pensé aussi à elle. Elle a été encadrée par le gouvernement camerounais contrairement à ce que j’entends dire partout là. Ce que je souhaite c’est que son âme repose en paix. Je garde d’elle un souvenir positif. Elle a fait de bonne chose. On avait une collaboration très étroite. Chaque fois qu’on se retrouvait à une manifestation, elle était très accessible. Malgré qu’elle soit partie puisque c’est le chemin de tout le monde, je souhaite que son âme se repose en paix. C’est vrai que dans le cadre de nos productions on était diamétralement opposé puisque elle é tait à Yaoundé et moi à Douala. Mais chaque fois que la rencontrait, je lui parlais de ses chansons et on en discutait. Ce qui m’a arqué chez cette grande dame de la musique camerounaise c’était ça voix. Elle avait une corde vocale exceptionnelle. Malgré son âge avancé elle avait réussi à garder cela. C’était quelque chose de vraiment fabuleux. Elle avait une façon de chanter exceptionnelle que n’avait pas d’autre chanteuse. C’était une grande chanteuse.

Kareyce Fotso

« Oui tu nous a libéré de mille préjugés »

Toi maman, heureusement que j’ai eu le temps de te le dire de vive voix. Toi qui en ce temps là n’était pas sûre de gagner le pari. Celui de porter la voix à travers les nations Et de chanter en toute liberté. Oui tu nous a libéré de mille préjugés .Tu as payé le prix, afin que nous jeunesse féminine d’Afrique ayons le droit de vivre notre passion. J’imagine le nombre de coups que tu as du prendre. Mais aujourd’hui nous chantons en toute liberté. Et toi, tu es libre, libre de te reposer. Parce que tu as mené le bon combat.

Rassemblés par Hervé Villard Njiélé(LNE)

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