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Gérard Essomba : « Je m’installe définitivement au Cameroun »

vendredi 15 mai 2009

Le célèbre comédien veut fonder une académie de formation en arts dramatiques au Cameroun.


Pour la première fois dans l’histoire, on vous a vu sur scène au Cameroun. Alors peut-on espérer que cela arrive de plus en plus ?
Je suis au Cameroun pour de bon. J’ai décidé de revenir définitivement dans ce pays pour plusieurs raisons. D’abord, Yaoundé porte quelque peu le nom de mon grand-père, Mani Ewondo Barthélemy, pendu le 11 avril 1907 devant mon père, Essomba Mani Antoine, qui avait à peine sept ans. J’ai également en projet de créer une école d’art dénommée Mani School Drama, du nom de mon père.

A quand l’ouverture de cette école ?

L’ouverture de cette école pourra se situer en fin d’année. Si les autorités compétentes qui dirigent ce pays acceptent que pour la première fois, un acteur prenne la parole pour parler d’autre chose que du football. Le projet pour le moment est encore dans ma tête. Dès que le moment sera venu, j’appellerai les têtes compétentes pour que nous le mettions en forme. Cette école ne sera pas ouverte à tout le monde. On y entrera par concours. On ne peut pas disposer d’une télévision ou d’un cinéma si à la base, il n’y a pas de formation.

Le fait qu’il n’y ait plus de salles de cinéma au Cameroun ne décourage-t-il pas votre élan ?

Quand les Français ont construit la Tour Eiffel, ils ne s’attendaient pas à ce que cela devienne quelques années plus tard le monument le plus populaire au monde. C’est un tort aujourd’hui de penser que culture rime avec ballon rond. Non, nous avons besoin de redorer le blason de notre culture. Nous avons de grands écrivains qui ont produit de grandes œuvres. Mais toutes ces œuvres, finalement, servent à quoi, si elles ne sont pas portées au cinéma ? Il est surprenant qu’après plus de cinquante ans d’indépendance, nous n’ayons pas mis sur pied une véritable politique culturelle.

Vous ne vous souciez pas seulement de cinéma, mais de théâtre également…

Parlant de théâtre, il faut dire qu’il s’agit d’une véritable communion entre le public et le comédien. Ça ne joue pas au palais des congrès. On peut facilement construire de petits ensembles dans les grandes villes du Cameroun et jusque dans les petites campagnes pour donner la possibilité aux jeunes qui veulent s’intéresser à cette profession de s’initier. Les acteurs et les réalisateurs sont là, quand ils ne tournent pas des films, ils peuvent diriger des jeunes et les initier au théâtre et même faire la lecture des romans. Dernièrement, j’ai lu Le nègre fondamental de Raphaël Confiant pour France Culture. Et c’était excellent.

Vous vous préparez à voter pour la première fois en 2011. Quelles sont vos convictions politiques ?

En tant que Camerouanis de la diaspora, je n’ai jamais voté. Maintenant je vais pouvoir remplir ce devoir citoyen. Quant à mes convictions personnelles, je ne suis ni du Rdpc, ni d’aucun autre parti politique. J’ai été élevé dans une tradition de gauche. C’est la première fois que j’affiche pleinement mes opinions et mes idées. Mon père a été le premier secrétaire de l’Usc, le premier parti socialiste du Cameroun. Je suis beaucoup plus à gauche, mais je ne vois aucun inconvénient à collaborer avec le Rdpc. Si dans le Rdpc il y a des hommes et des femmes beaucoup plus intelligents pour comprendre que nous nous battons pour l’avenir de notre pays, je sus prêt.

Quel est votre état d’esprit au moment de rentrer au pays natal ?

Mon état d’esprit est celui d’un Sans domicile fixe. J’adresse un message direct à la première dame, Chantal Biya, que j’ai rencontrée dernièrement à l’Unesco, lors de sa nomination comme ambassadrice du Cameroun. Je l’appelle au secours. Je suis un Sdf dans mon pays. Je n’ai pas de logement, je peux dire que je squatte chez ma nièce parce que nous, les acteurs n’avons jamais eu de salaires. Si madame Chantal Biya peut se rappeler dans l’histoire qu’elle est proche de ma famille, (je n’en dirai pas davantage), qu’elle cherche ces vieux messieurs qui parlent beaucoup et des choses qui le concernent aussi. J’aimerais la rencontrer, puisque pendant quinze ans, j’ai adressé des messages au chef de l’Etat et ces messages ont été détournés par une classe de politiciens que je considère comme des gens qui veulent le mal à notre pays. Comment puis-je être reçu par Gbagbo, Kérékou, Adbou Diouf et que mon chef de l’Etat continue de m’ignorer ? Même si on m’a donné le grade de chevalier de l’ordre national de la valeur…

Par Maurice Simo Djom(Lejour)

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