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Fête du Travail : Jean Marie Zambo Amougou dévoile la stratégie syndicale

mercredi 1er mai 2013


A l’heure où la 1277ème édition de la célébration du travail se prépare activement dans les différents états-majors, la CSTC a dévoilé sa stratégie syndicale eu égard au « travail décent et la lutte contre la corruption », thème retenu cette année, par la voix de son président Zambo Amougou. C’était au cours d’un point de presse donné jeudi 25 avril 2013 à la bourse du travail de Messa Yaoundé.

Recentrer et illustrer « le travail décent et la lutte contre la corruption » en ce qui concerne l’action syndicale, tel était le leitmotiv de la communication donnée par le Président de la CSTC. A cet effet, Jean Marie Zambo Amougou a rappelé tout d’abord l’origine de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun, qui est née des violences et violations sur les droits des travailleurs au 19ème siècle. Héritière de l’Organisation Syndicale des Travailleurs du Cameroun (OSTC) et de l’Union Nationale des Travailleurs du Cameroun (UNTC), fondée le 12 février 1972 par fusion des centrales syndicales existantes, la CSTC a été enregistrée comme syndicat sous le numéro CSTC/CE/1 du 22 février 1993. C’était après sa création le 26 mai 1992, avec déclaration de l’indépendance vis-à-vis des partis politiques dans le cadre du nouvel espace multi partisan. La CSTC acte en bonne coopération avec les différents pôles de vie, de production et de gestion des intérêts du groupe. Elle s’attelle à donner au travail ses lettres de noblesse, a consolider la construction nationale et le développement humain véritable. C’est dire que le syndicat lutte en permanence contre tout ce qui contribue à la falsification des valeurs. C’est d’ailleurs dans cet ordre d’idées que la lutte contre la. corruption est la bienvenue. Pour Jean Marie Zambo Amougou, la corruption ici ne saurait être vue uniquement au niveau financier, car c’est la dernière étape. En réalité, c’est toute la falsification des institutions, des organisations, toute la dévalorisation des différents capitaux humains, financiers, fonciers, culturels, environnementaux et autres qui conduisent au non retour des intérêts conséquents pour la collectivité. Résultat des courses, on aura un accaparement, un amassement, et c’est de là qu’on retrouve la grande corruption qu’on voit en terme de milliards déversés dans les comptes des uns et des autres.

Corruption

Le travail et la rémunération devraient-ils encore être dissociables de nos jours ? L’interrogation tombe fort à propos au regard du thème retenu pour cette édition 2013. C’est du moins la raison pour laquelle le Président de la CSTC s’insurge contre la corruption en entreprise ou en société, parce qu’elle constitue un jeu social déloyal. Elle détruit en effet, la solution amorcée et complique l’équation du développement humain durable, par déformation du champ des personnes et des produits. De plus, ce cercle vicieux qu’est la corruption altère les relations sociales et professionnelles, voire politiques. Il n’y a qu’à voir les dégâts qu’elle a déjà causés au Cameroun, pour comprendre à quel point elle est un antijeu pour toute la communauté. Si l’on marquait, un tant soit peu, un arrêt sur les milliards de deniers publics et de talents happés par la corruption, l’on comprendrait véritablement l’enjeu que revêt son annihilation de notre société. Dans cette perspective, pour le Président de la CSTC, le travail et la rémunération doivent être indissociables pour nous, être du besoin, de l’ennui, et de ce vice endémique qu’est la corruption. Cela est d’autant plus valable à l’heure où dans nombre de nos entreprises, le climat social est de plus en plus délétère.

Revendications

Assurément, l’on est inscrit dans l’ère des revendications au sein de nos différentes sociétés. Le Ministre Robert Nkili, qui assurait les rênes du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), a pu mesurer l’ampleur de ces réclamations, de plus en plus croissantes tout au long de son séjour dans ce département ministériel. Le cap n’a pas été facile pour Robert Nkili, parti de ce département ministériel le 09 décembre 2011. De l’ère de l’action, Grégoire Owona, le nouveau MINTSS passera à l’ère de politique sociale. Sans transition, l’homme du dialogue social a bien vécu les surchauffes de la SOSUCAM à Mbandjock, les sit-in des 4000 saigneurs d’hévéa sortis sans protection, les arrêts des trains à la CAMRAIL/ SITRA¬FER, les leurres des sortis de la CSTC, les menaces à la CNPS, les débrayages des grands chantiers, les dénonciations des centrales syndicales, les grèves des transporteurs, les conflits de leadership et l’amoncellement des doléances et revendications. Ces dernières restées sans suite ont rapidement trempé comme l’acier. L’arrivée de Grégoire Owona a valu la relance d’une nouvelle stratégie de la croissance et de l’emploi avec le travail comme clé du sésame.

Mais il faut dire que même si l’engouement du nouvel homme du dialogue social est incontestable, au vue de ses sorties enflammées ou doucereuses des participants aux messes de valorisation du travail, son séjour également n’est pas un long fleuve tranquille. Des grèves annoncées ça et là, on a abouti à des grognes et aux arrêts de travail pendant quelques jours dans plusieurs sociétés (CNPS, HEVECAM, SITRAFER, AES Sonel, PMUC, le CAR...), et même dans le domaine de l’éducation où les enseignants ne cessent d’exprimer leurs courroux. Ces conflits et misères qui meublent le quotidien du travailleur camerounais appellent à une conscience nationale. N’eut été la lucidité des centrales syndicales dans leur promotion et leur attachement irréfragable aux trois fonctions de base du travail, les travailleurs camerounais qui frisent presque le ridicule au quotidien, ne sauraient plus comment continuer de fonder beaucoup d’espoir sur la fin de ce long chemin de croix (conflits et misères).

Décence

Pourtant, le travail éloigne de nous trois grands maux, comme le précisait Voltaire à son temps : le vice, l’ennui et le besoin. C’est d’ailleurs dans cette logique que s’inscrit le Président de la CSTC, pour qui, il importe de bien aviver les trois fonctions de base du travail, à savoir : la production des biens et des services en grande quantité et qualité ; la bonne rémunération du capital humain et des autres facteurs de production ; l’insertion sociale de tous pour la sauvegarde de la paix et de l’ordre collectif ; qui n’est que fondement du travail décent et de la protection sociale. Le travail décent potentialise et concrétise l’émergence sans invasion des plus forts et sans partage léonin. Si tel est le cas, comment comprendre qu’on veuille parler de travail décent au Cameroun alors que le SMIC s’élève à 28 216 FCFA/mois ? Est-ce vraiment possible d’organiser sa vie sur 30 ou 31 jours avec 28 216, alors que le coût de la vie y est de plus en plus cher ? Il importe de répondre par la négative. D’ailleurs, l’une des actions syndicales de la CSTC sur les problèmes menaçant le climat social et le travail décent est celle de faire passer le SMIC de 28 216 FCFA/mois (vingt huit mille deux cent seize) à 75 000 FCFA/mois (soixante-quinze mille), au-delà du respect des conventions collectives et le Code de travail en vigueur au Cameroun.

Le constat est clair et ne fait plus l’ombre d’aucun doute, car, si les conditions de travail décent sont respectées, il n’y aurait pas de corruption. Pour Jean Marie Zambo Amougou, parler du travail décent c’est quand même aussi un fondement juridique, à savoir : le pilier des normes, des conventions collectives, des statuts, des contrats de travail, le 2ème pilier sur la rémunération dont les activités génératrices de revenus, le même pilier sur la protection sociale et la sécurité sociale, et le 4ème pilier sur le dialogue social. Si on essaye d’entretenir ces 4 piliers, on est à même de bâtir le travail décent. Et naturellement, la corruption va se décomposer en elle-même, parce qu’il y aura respect des normes voulues par la majorité. C’est à ce prix que le travail décent pourra potentialiser et concrétiser l’émergence à l’horizon 2035.

Source : Le Soir

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