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Faux et usage de faux : Particuliers et autorités dans une mafia foncière à Douala

jeudi 8 octobre 2015


Le principal acteur de l’affaire a usé de son entregent, de son génie et du concours de certaines autorités pour acquérir un lotissement qui bloque la sortie de sécurité d’une caserne militaire.

Manifestement, un certain Njoh Philibert est à la recherche d’une parcelle de terre, à tous les prix, dans un des quartiers chics de Douala, comme Bonanjo, Akwa ou Bonapriso. Mais il n’engage pas les moyens conséquents et réguliers. Finalement à Bonapriso, au lieu dit « Météo », à la lisière de la base aérienne, il jette son dévolu sur un bout de la voie publique qui donne sur un cul de sac. Il décide d’y entreprendre des travaux de construction, à la grande surprise des riverains, interdits et scandalisés. La Communauté urbaine est saisie. Ce propriétaire qui n’a obtenu aucun permis de bâtir auprès des services techniques de la Communauté urbaine de Douala (Cud), ne peut brandir aucun autre document pour convaincre les hommes du délégué du gouvernement de le laisser continuer son chantier. Par lettre du 25 avril 2011, Fritz Ntone Ntone le somme d’arrêter les travaux. Peine perdue. Ses services sont obligés de procéder à la démolition des ouvrages entrepris sur la chaussée. Pour faire disparaitre toute velléité de lorgner encore sur cet espace, toute la route va d’ailleurs bénéficier d’une pose de pavée, à la grande joie des riverains et des usagers. On croyait alors l’affaire classée. Depuis quelques semaines, Sieur Njoh est revenu à la charge, avec une recommandation d’un ministre de la République dont nous taisons le nom pour des raisons évidentes. Le gouverneur de la région du Littoral, Joseph Beti Assomo, très subtilement, s’est esquivé. Et l’affaire a atterri à nouveau sur la table du délégué du gouvernement. Selon des sources, ce dernier considère l’affaire comme classée. Et ne bouge pas.

Curiosités et complicités

Les pièces que Philibert Njoh brandit pour affirmer sa propriété sur cette parcelle sont riche de leurs curiosités : la décision du ministre des affaires foncières n°001840 du 19 août 2008 qui lui attribuait la vente de gré à gré de l’espace convoité, précise qu’il doit y bâtir « un hôtel en matériaux définitifs et à usage commercial. Plus curieux encore, alors que la décision autorisant la vente de gré à gré est du 19 août 2008, le certificat d’acquittement n° 29/Y.2.5/Mindaf/S/1/T-000, qui justifie les 19 800 000 F cfa pour achat de la parcelle, est plutôt du 6 février 2008. Soit, six mois avant l’autorisation d’acquittement. Un autre arrêté dont on a pris soin de masquer le numéro, la date de signature et le cachet nominatif du signataire, mais qui vise la même décision 001840, autorise cette fois-ci la vente de gré à gré d’un terrain, mais avec obligation d’y construire, dans un délai de trois ans, un immeuble en matériaux définitifs, plutôt à usage résidentiel. Les deux « décisions ministériels » visant pourtant le même titre foncier exigent donc la construction d’un hôtel et d’une résidence. Problème. Le propriétaire réussira tout de même à obtenir le titre foncier n° 43887/W du 13 octobre 2010 comportant une clause résolutoire de mise en valeur dans un délai de trois ans. Donc, jusqu’en 2013. C’est en 2015 qu’il ressurgit, avec une recommandation pour poursuivre un chantier sur une route couverte de ses pavés, une œuvre de la Cud que les populations ont saluée des deux mains. Depuis le dernier réaménagement gouvernemental, quelques-uns de ses appuis à Yaoundé ont encaissé un coup. Et depuis, il adopte, provisoirement, un profil bas, et se fait plus discret. Aux dernières nouvelles, les riverains n’excluent pas de saisir la justice. Entre temps, lumière devrait être faite sur ce faux et usage de faux, avec la complicité des personnalités les plus insoupçonnées de la République. Et dire que des cas similaires sont légion chez nous.

Par David Nouwou(LNE)

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