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Droits d’auteur : Ama Tutu Muna crée une rébellion à Bamenda

mercredi 29 avril 2015


La ministre des Arts et de la culture est allée créer clandestinement une nouvelle société sur le dos du Premier ministre.

Plutôt que des guitares à remettre à Bamenda hier, Ama Tutu, la ministre des Arts et de la culture (Minac) est revenue à Yaoundé dans la nuit avec une nouvelle société de gestion des droits d’auteur : la Société camerounaise civile de la musique (Socacim). Sur les cendres de la Société civile de l’art musical (Socam) à la tête de laquelle la Minac n’a pas pu éjecter Ndedi Eyango depuis deux ans. Aux devants de la scène, l’on voyait une meute d’artistes déplacés depuis plusieurs villes et triés sur le volet, pour une cérémonie officielle de remise de guitares par le Syndicat national des professionnels de la musique (Synaprom) de Roméo Dika. Mais très vite, l’objet officieux du déplacement loin du regard de Yang Philemon, le Premier ministre qui, après avoir assisté en spectateur à la guerre que livre sa ministre contre des artistes musiciens depuis 2008, a saisi le taureau par les cornes, pour botter en touche le Comité de normalisation créé par Ama Tutu Muna pour résoudre le problème, mais qui peine à ramener les parties en conflits, pour confier la mission salvatrice à Raymond Tchengang, un des anciens alliés de la Minac, rentré lui aussi en rébellion. Et c’est à la sortie d’une réunion ténue hier à l’Immeuble Etoile, que des journalistes ont été sollicités dare-dare pour une mission à Bamenda. Mais on apprendra finalement que la meute de journalistes s’est retrouvée à Mbengwi, à des dizaines de kilomètres après Bamenda, pour assister à la mort de la Socam.

Mais il aura fallu convaincre Tanus Foé et quelques éléments isolés, qui se sont révoltés en découvrant cela, pour y parvenir. « C’est Roméo Dika le porte-parole des contestataires. Ces derniers ne sont pas d’accord sur cette tournure des choses, car ça ne concourt pas à ramener la paix, et surtout qu’ils disent qu’on leur avait parlé d’autre chose », rapporte un confrère qui a effectué le déplacement. Opposition montée ? Difficile de le savoir pour l’instant. Toujours est-il qu’après quelques minutes de négociation, le chanteur de bikutsi s’est rangé pour assister comme les autres à la mort de la Socam, puis la création d’une nouvelle société. Sous le regard vigilent d’Ama Tutu Muna qui, selon des sources, déclare n’être pas derrière la nouvelle société. « Officiellement, ce sont les artistes qui ont décidé de cela », confie-t-on.

Yang Philemon dribblé


La Socacim
devrait être « gérée pendant deux ans par un conseil d’administration de 27 membres, avant d’élire un directeur général », apprend-on, sans que l’on ne sache exactement qui en sera le président. Des soupçons se portent sur Roméo Dika qui a déjà par deux fois annoncé cette année son retrait des affaires des droits d’auteur, mais qui tient difficilement sa position. Lui déjà qui est à l’origine de la série de donc de guitares qui en était à sa troisième phase (après Yaoundé et Douala). Et malgré les réticences des artistes, comme l’a manifesté Joe La Conscience à l’étape de Douala, Ama Tutu Muna a tenu à poursuivre son projet de tourner le dos à la Socam. Comme elle l’a fait avec la Cameroon music corporation (Cmc).

Celle qui a déclaré il y a quelques semaines, qu’elle ne donnerait pas d’agrément à une société, le temps que les pourparlers aboutissent, vient de se dédire. La Minac a aussi dribblé son patron, le Premier ministre, qui en est encore à attendre les premiers résultats du travail qu’il a confié au secrétaire général de ses services. Certainement en parrainant la cérémonie qui a vu la naissance d’une nouvelle société, la tutelle des arts et de la culture, veut désormais tourner le dos à Sam Mbende, Ndedi Eyango, Odile Ngaska, pour ouvrir une nouvelle page de la crise. Et poursuivre sa rébellion cette fois-ci contre le Premier ministre, chef du gouvernement. Après l’avoir fait contre la justice. Entraînant avec elle une partie des artistes. La fin de la guerre s’éloigne.

Par Lindovi Ndjio(LNE)

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