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Convoitises : M. Yves Michel Fotso et le bal des vautours

mercredi 14 août 2013


Discorde avec ses conseils autour de la répartition des fonds libérés par le Président Equato-Guinéen, mésentente avec l’administration provisoire de la Commercial Bank Cameroun (Cbc), etc. L’homme d’affaires retenu dans les mailles de la Justice se bat pour ne pas perdre sa fortune.

l n’a pas fait le deuil d’une libération possible et ne parait pas épuisé par presque trois ans d’emprisonnement déjà, de longs mois d’auditions par des magistrats instructeurs et de procès devant les prétoires. Bien qu’empêtré dans un interminable feuilleton judiciaire, M. Yves Michel Fotso n’a autant eu de cesse de se battre pour ne pas perdre ses biens « convoités paf des vautours ». Pour ses tourments judiciaires constituent plutôt une aubaine. Et les convoitises sont à la mesure de sa fortune.

L’homme d’affaires dispose, de son propre aveu, d’un immense patrimoine immobilier et foncier disséminé sur trois continents : l’Afrique, l’Europe et l’Asie. D’après lui, ces biens immobiliers sont évalués à 40 milliards de FCFA. A plusieurs reprises, il a offert ce patrimoine immobilier comme gage pour la remise à flot des finances de la Commercial Bank Cameroun (Cbc). L’administration provisoire oppose une fin de non-recevoir.

Tout comme elle a sabordé d’autres plans de sauvetage de cet établissement bancaire échafaudé par son promoteur et principal actionnaire. L’administration provisoire a ainsi rejetée toutes les offres de rachat faites par son truchement par des investisseurs des Emirats arabes unis, du Qatar et du groupe ivoirien NSIA.

Ces derniers mois, il a enregistré des grandes avancées en ralliant les autres actionnaires à son combat dont la stratégie se résume à éviter la perte du contrôle de l’établissement bancaire placé sous administration provisoire depuis 2009. Un soutien de poids ? L’appui tardif et tatillon de son père, le patriarche Victor Fotso, réputé proche de M. Paul Biya, qui a cru devoir exercer un lobbying discret sur le gouvernement, notamment auprès de son chef Philémon Yang. Le 17 juin 2013 cependant, le bail de l’administration provisoire a été prorogé de trois mois par le Ministre des Finances, M. Alamine Ousmane Mey.

Un mystère entoure les raisons pour lesquelles les plans de restructuration proposés par l’ancien Pca ne rencontrent, pas de succès. Sa mise en cause dans la quasi faillite de la Cbc l’a convaincu de publier dans la presse en mai 2012 « l’état réel de la situation de la banque » qui mettait en lumière la liste des différents créanciers.

Dans le communiqué publié à cet effet par ses conseils figurent des noms jusque-là jamais évoqués, à l’instar de Mgr Simon Victor Tonye Bakot pour le compte de l’archidiocèse de Yaoundé ou de M. Franck Emmanuel Biya.

« Il mord même ceux qui ne lui ont rien fait », raille une personnalité proche du fils aîné du Président Paul Biya.

Autant il a communiqué sur ce dossier, autant M. Yves Michel Fotso reste discret sur une acquisition foireuse réalisée dans la ville de Douala, et dont l’auteur de l’entourloupe rendue possible par le biais d’un faux titre de propriété, lui a extorqué une somme de 400 millions de FCFA. Redoutant le retentissement d’un scandale judiciaire, le fossoyeur, désormais sénateur à la Chambre haute du Parlement camerounais) n’a eu de cesse de fixer des échéanciers de remboursement. Sans jamais tenir un seul engagement.

Une autre affaire qui ne cesse de rebondir et actuellement dans l’impasse : le contentieux contre le pouvoir de Malabo. En jeu 46 milliards de FCFA. C’est le coût des réparations du préjudice matériel et du manque à gagner subis imputés à l’Etat Equato-guinéen pour « non délivrance de l’agrément de l’autorité monétaire de la Guinée équatoriale devant suivre l’avis conforme de la Cobac à la Commercial Bank Guinée équatoriale (Cbge) ». Cette sentence a été rendue le 15 juillet 2009 à Abidjan par la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja) de l’Ohada.

Seulement, le processus de paiement de ce pactole est aujourd’hui dans l’impasse après avoir connu un début de règlement. Tout déballe au mois de mars 2013 lorsque M. Yves Michel Fotso, par le truchement de ses mandataires, son épouse et son fils, conclut un protocole de règlement avec le Président Théodoro Obiang Nguema, qui procède au règlement de 25% de la facture.

C’est la résultante d’une série d’actions contraignantes exercées par le milliardaire camerounais à travers ses conseils sous la houlette de Me Corine Nguyen, dont la saisie le 19 novembre 2012 à Paris d’un avion de la présidence équato-guinéenne de type Falcon 50, n’en demeure pas moins la plus spectaculaire. Le Président équato-guinéen avait d’ailleurs eu recours à l’intermédiation de son homologue camerounais, M. Paul Biya, pour, tempérer la furie de son compatriote.

Mais dès avril 2013, les clauses du protocole mise en œuvre à Malabo quelques semaines plus tôt cessent d’être respectées. Et pour cause, Malabo fait l’objet de nouvelles saisies dans la capitale française. Lesdites actions sont engagées unilatéralement par les avocats de M. Yves Michel Fotso. « II a empoché l’argent seul sans procéder au payement de nos émoluments », éructe un avocat proche du dossier.

« Faux ! S’insurge l’entourage de M. Yves Michel Fotso. Le patron a proposé à ses conseils de payer 25% de leurs honoraires correspondant aux 25% de la facture payée. Le paiement du reste devait être échelonné selon les futurs règlements ». Une version des faits confirmée de sources diplomatiques par la partie équato-guinéenne.

A Malabo aujourd’hui, si l’heure n’est pas à la remise en cause du protocole de Malabo, l’on se veut désormais prudent. « Plus question de verser un franc. Qui paie mal paie deux fois. Que Fotso mette de l’ordre dans ses rangs », a tranché le Président Obiang Nguema Mbazogo. Au grand désarroi des avocats qui envisageaient de passer à la caisse directement à Malabo.

Par Arthur L. Mbyé (Repères)

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