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Cinquantenaire : Le rôle d’Ahmadou Ahidjo occulté.

samedi 22 février 2014


Le premier Président du Cameroun au centre de cet événement, a été oublié.

Ça y est ! Les festivités liées à la célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun avec trois ans de retard se sont achevées hier jeudi 20 février 2014 à Buea dans le Sud-Ouest. Le comité d’organisation a donné à l’événement, une portée nationale en demandant l’organisation des défilés et plusieurs autres activités dans tous les chefs-lieux de régions et sur toute l’étendue du territoire. Et pour couronner le tout, le Président de la République a décrété la journée de jeudi, fériée et chômée sur l’ensemble du territoire national. Mieux, un autre décret portant remise de peine à certaines catégories des détenus valant libération pour certains a été signé dans le cadre de cette célébration.

Dans cette ferveur, quelle a été la place d’Ahmadou Ahidjo, artisan incontestable (avec d’autres bien- sûr) de cette réunification ? A-t-il été magnifié à la hauteur du rôle qu’il a joué dans la construction de ce vivre-ensemble ? A observer de très près, la réponse est non. D’abord dans les discours. Paul Biya, le Chef de l’Etat et du reste son successeur constitutionnel, jeudi à Buea, a préféré comme dans ses habitudes, rester dans les généralités. Jamais, il n’a prononcé le nom d’Ahidjo, qui, il y a 53 ans, avait fait de cette réunification, un enjeu national et même une préoccupation personnelle.

Ce silence ne date pas de jeudi dernier. En décembre 2010, lorsqu’il parle pour la première fois de la célébration de cette réunification, il s’était contenté des expressions vagues, du genre « les héros » ; etc. Outre les discours, il y a la représentation symbolique. Paul Biya a inauguré à Buea, un monument dit de la réunification. Un monument futuriste, pour renseigner aux générations futures, l’histoire de leur pays. Nulle part, ceux qui ont favorisé cette réunification n’apparaissent dans cet édifice. Plus grave, même sur les banderoles à Buea, site de l’événement, pas une seule ligne sur Ahidjo. Seule une affiche est visible non pas là où toutes les caméras sont braquées, à Buea mais à Yaoundé, au carrefour de la Poste centrale. « Hommage à son excellence Ahmadou Ahidjo, héros national, artisan de l’indépendance et de la réunification pour un Cameroun uni et prospère », peut-on lire. Pas plus.

La ville de Buea où tous les regards sont tournés, est la chasse gardée du Chef de l’Etat. Ainsi, des messages tels que « Paul Biya au service de la réunification », « Paul Biya au service de la nation » inondent la capitale du Sud-ouest. « Il faut oublier Ahidjo. Maintenant, c’est Paul Biya qui est à l’honneur », ironise un journaliste.

« Cette façon de vouloir effacer et tronquer l’histoire ne date pas d’hier. C’est l’une des marques de fabrique de Paul Biya. Sauf que l’histoire est têtue. Elle ne peut pas s’effacer comme ça », analyse un professeur d’histoire.

En rappel, du 17 au 21 juillet 1961, les Camerounais anglophones et francophones se sont retrouvés à Foumban, à l’initiative d’Ahmadou Ahidjo,alors Président du Cameroun oriental. Il était venu dans le Noun avec son projet de Constitution, taillé selon sa volonté et préalablement remis à John Ngu Foncha. Après les travaux, le document sera adopté par les deux parties et l’accord de la réunification signé. Il sera mis en œuvre le 1er octobre 1961. C’est cet événement que l’on a célébré jeudi dernier, en ignorant purement et simplement Ahmadou Ahidjo.

Par YVONNE SALAMATOU | L’Oeil du Sahel

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