PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Ciment : un marché qui répond

dimanche 7 mai 2017


Dans un pays en chantier, le BTP en mouvement est forcément une aubaine pour les opérateurs de la filière ciment.

Le marché du ciment au Cameroun affiche aujourd’hui l’un des plus beaux retournements de situation du paysage économique national. En une quinzaine d’années à peine, l’on est passé de l’incertitude totale à la sérénité la plus béate. En 2017 en effet, on peut entamer un projet dans le bâtiment et les travaux publics sans la moindre crainte d’être interrompu pour cause de rupture de l’approvisionnement en ciment. La diversification rapide de l’offre a transformé en tranquillité ce qui était un vrai cauchemar pour les promoteurs et les responsables de chantiers. Ce n’était pas donné, au début des années 2000, quand le marché d’alors, complètement pris de court par une demande boostée par le boom de l’immobilier, avait affiché ses limites et plongé le pays dans une grave crise du ciment. Un seul opérateur local à l’époque et des importations bien trop timides, des chantiers qui poussaient comme des champignons : les ingrédients étaient réunis pour le blocage. La spéculation faisait son lit et en rajoutait aux difficultés. Il fallait parfois se faire inscrire à l’avance pour espérer avoir quelques tonnes de ciment et poursuivre sereinement son chantier. Le prix du sac de 50 kg de ciment ordinaire dépassait aisément la barre de 5000 F.
Le seul point commun entre la situation d’il y a une quinzaine d’années et celle d’aujourd’hui est malheureusement le prix. Il n’a pas énormément bougé, se situant toujours aujourd’hui pas très loin de 5000 F, le sac.
Les consommateurs sont pourtant en droit de s’attendre à une répercussion substantielle de la formidable métamorphose subie par la configuration du marché au lendemain de la crise des années 2000. Crise qui a fait prendre conscience de la nécessité d’ouverture. Il y a eu des vannes ouvertes en matière d’importation. Mais surtout cette arrivée d’opérateurs étrangers, qui sont venus mettre fin au monopole de la société Cimenteries du Cameroun (Cimencam).

La bataille du ciment, se dispute aujourd’hui entre Cimencam, Les Ciments de l’Afrique (Cimaf), opérateur marocain installé depuis février 2014 ; Dangote Cement du célèbre industriel nigérian Aliko Dangote qui a donné un grand coup de fouet au marché depuis la mise sur le marché de ses premiers sacs début 2015 ; et enfin la cimenterie Medcem, d’origine turque. Ces opérateurs ont non seulement plutôt bien réussi leur intégration dans le marché. Mais depuis quelques semaines, affichent clairement leurs ambitions d’expansion. Dangote annonce une nouvelle usine à Yaoundé. Cimencam en fait de même, après avoir diversifié son offre pour faire face à la concurrence. Tandis que Cimaf vient d’entreprendre d’augmenter la capacité de son usine de Douala.

Tout cela est très révélateur de la bonne santé de la filière. Une filière dont la production est passée de 1,6 millions de tonnes avant 2014 à 4,2 millions en 2017. Les projets d’expansion susmentionnés devraient la faire grimper encore à plus de 7 millions de tonnes dans un an. Bien au-dessus de la demande nationale actuelle estimée à 3 millions de tonnes par an. Alors, quoi de plus légitime, que d’espérer une chute des prix ?

Par Yves ATANGA(CT)

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Préparation du budget : rudence et discipline => C’est dans cette logique que devra s’inscrire la préparation du prochain (...)
Présidentielle 2018 : les Etats-Unis n’ont pas de (...) => L’ambassadeur Peter Henry Barlerin l’a réitéré mardi à l’issue d’une audience (...)
Présidentielle 2018 : Paul Biya, le candidat qui (...) => C’est le titre de l’éditorial que signe Samuel Mvondo Ayolo, dans la dernière (...)
Camwater : un nouveau PCA installé => Patrick Kum Bong Akwa, installé mardi dernier par le ministre de l’Eau et de (...)
Télécommunications et TIC : l’annuaire des données (...) => Il a été officiellement remis hier au ministre des Postes et Télécommunications
Cameroun-Espagne : le courant passe => Arrivé en fin de séjour, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne a fait le bilan de (...)
Baccalauréat général 2018 : les clés de la réussite de (...) => Les performances de la région à cet examen font un bond en passant de 39,03% (...)
Services publics : la maladie du vendredi => Fonctionnaires et autres travailleurs ont pris l’habitude de se donner (...)
Ebolowa : l’hôtel du Comice livré en novembre => Après près de huit ans de travaux, l’ouvrage en est aujourd’hui au stade des (...)
Transformation du bois : un Camerounais rachète les (...) => La procédure de redressement judiciaire de mars 2018 s’est soldée il y a (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2018 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0