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Candidatures aux Législatives et Municipales : Plus de 700 millions pour concourir dans tout le pays

jeudi 4 juillet 2013


C’est la somme à débourser uniquement pour les cautionnements par chaque formation politique si elle devait présenter une liste de candidats dans toutes les circonscriptions et tous les sièges à pourvoir. Qui déboursera ces sommes…

L’argent sera plus que le nerf de la compétition ouverte le 2 juillet avec la signature du décret du président de la République portant convocation du corps électoral du double scrutin législatives-municipales 2013. Car, les dispositions de la loi électorale en vigueur au Cameroun sont claires. Chaque candidat à un siège de député notamment devrait débourser solidairement avec son suppléant, la somme d’un million de Francs Cfa. Ce qui fait un total 180 millions pour les 180 sièges en compétition. Les partis politiques attendus au plus tard le 17 juillet courant pour le dépôt des listes de candidats aux futures élections législatives devraient donc accompagner les dossiers, composés déjà de pièces liées à leur état civil, de certificats de paiement de cautionnement établis par le Trésor à hauteur de 180 millions au total s’ils entendent se porter candidates à tous les sièges de la représentation nationale comme le signale déjà le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir.

Selon la pratique au Cameroun, ce montant ne sera pas prélevé des caisses des partis politiques. Généralement, ce sont les candidats eux-mêmes qui délient les cordons de la bourse pour le règlement de leur cautionnement pour ce qui est spécifiquement des élections législatives. Que ce soit au Social democratic front (Sdf), à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), à l’Union des populations du Cameroun (Upc) ou même l’Union démocratique du Cameroun (Udc) démocratique crédités d’une certaine expérience parlementaire avec le Rdpc, ce sont les candidats titulaires individuellement qui règlent les cautions en leurs noms et celui de leurs suppléants. Ce qui tend à encourager le vote dit censitaire ou la promotion des « milieux de l’argent » à l’Assemblée nationale comme le dénonce Awoula, 37 ans, membre du bureau politique du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Ce dernier regrette le risque que malgré son militantisme, il ne puisse pas prendre part aux Législatives, alors qu’il caresse le rêve d’être député depuis longtemps. Ce cadre du Manidem dit ne pas pouvoir réunir le million exigé pour cautionner sa candidature. Sachant ne pas pouvoir compter sur son parti qui n’entend pas financer pareille opération.


10.632 conseillers municipaux

Le tableau n’est pas plus reluisant chez les aspirants à un siège de conseiller municipal qui constituent le gros de la population candidate au scrutin du 30 septembre prochain. Sauf nouveau découpage administratif, ils seront 10 632 élus au soir du scrutin pour les 360 communes que compte le Cameroun actuellement. La somme de l’ensemble de leur cautionnement fait 531. 600. 000 Francs Cfa de recette engrangée par le Trésor public. Mais puisqu’il s’agit bien d’une compétition, on enregistrerait plus 10 632 candidats issus des rangs des plus de 300 formations politiques que compte le Cameroun. Ce qui fait un vrai pactole s’il faut le multiplier par les 50 000 Francs Fcfa que doit débourser chaque candidat aux élections municipales. Au soir 17 juillet 2013, date butoir pour les dépôts de dossier accompagnant les listes de candidatures, le parti politique qui voudrait couvrir tous les sièges des 360 communes du pays devra fournir des certificats de paiement de cautionnement établis par le Trésor pour un montant de 531. 600. 000 Francs Cfa.

En revanche, ce ne sont pas toujours les candidats eux-mêmes qui claquent comme c’est le cas pour les Législatives. Parfois, des ténors du parti dans certaines localités règlent pour leurs colistiers, la caution de 50 000 Fcfa. Cet acte est même parfois perçu comme une preuve de l’engagement militant de l’âme généreuse par la technostructure du parti concerné. En sus, il garantit au bailleur de fonds qui a « mouillé le maillot » une élection à la tête de l’exécutif communal si la liste raffle au moins la majorité simple des suffrages. Bien plus, seule la générosité du financier, peut, permettre à certains partis politiques de constituer une liste de candidats correspondant aux prescriptions de la loi. Car, souvent pour préserver les équilibres sociologiques, il faut intégrer des personnes parfois étrangères à l’activité politique, parfois complètement démunies. Et là ceux qui lorgnent les fauteuils de maires mettent la main à la poche pour pouvoir composer une listes de fidèles. Normal donc que les débats au sein des conseils municipaux soient souvent assez mièvres.

Par Rodrigue N. TONGUE(Le Messager)

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