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Camair-Co en appelle au « patriotisme économique »

samedi 15 mars 2014


Les Camerounais appelés à se déplacer par la compagnie nationale.

1er mars 2014, aéroport de Maroua-Salak. Mahamat Moussa, homme d’affaires originaire du Logone et Chari, a le sourire de grands jours. L’avion de Camair-co est à l’heure et il pourra rattraper son rendez-vous de Douala. « C’est une compagnie qui a de l’avenir. Son nouveau directeur général est un manager qu’il faut encourager car il a amélioré ses capacités opérationnelles. Il y a deux semaines, j’ai eu un problème à Douala, je lui ai passé un coup de fil comme client de Camair-co et l’affaire a été immédiatement réglée », se réjouit-il. Et comme pour s’excuser, il lâche : « il y a encore quelques imperfections, mais si on laisse à cette équipe les coudées franches, notre compagnie a une chance de s’en tirer, de grandir et de faire briller l’étoile du Cameroun ».

Habitué par le passé à rallier Douala à partir de Ndjamena, Mahamat Moussa préfère affronter le difficile trajet Kousseri-Maroua pour prendre un avion Camair-co. Son voisin, dans ce modeste restaurant situé à l’étage du hall de l’aéroport de Maroua- Salak se mêle à la conversation. Il est tout aussi bavard sur la compagnie nationale. « Si nous n’empruntons pas nous-même notre compagnie aérienne, qui va le faire ? J’entends dire que des fonctionnaires en mission voyagent avec d’autres compagnies sur des lignes desservies par Camair-co. C’est injuste. L’argent du contribuable doit aider à renforcer notre compagnie nationale », explique celui qui dit s’appeler Moussa.

Sans doute, cet homme d’une cinquantaine d’années, au français approximatif, invite-t-il ses concitoyens à une grande mobilisation nationale autour de leur compagnie aérienne. A peu de chose près, il reprend le discours déroulé des jours plus tard en présence du Premier ministre, par le directeur général de Camair-co, Fréderic Mbotto Edimo, lors du Cameroon Business Forum tenu le 05 mars 2014 à Douala. « Je voudrais surtout remettre au goût du jour, l’appel du Président de la République en faveur du « patriotisme économique » dans son discours du 31 décembre 2013. Il s’agit d’un enjeu pressant pour tout le tissu économique qui est également au cœur du projet Camair-co.

Dans cette phase de redémarrage de ses activités, sans patriotisme économique Camair-co manquera de ce souffle vital et de cette âme indispensable qui ont amené le Président de la République à créer une compagnie aérienne. Vis-à-vis de votre/notre, compagnie nationale, l’étoile du Cameroun, ce patriotisme économique est déjà perceptible tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Et la compagnie vous en est reconnaissante.

Le patriotisme mérite d’être poursuivi et renforcé. Notre compagnie aérienne qu’est Camair-co doit être défendue par tous. Elle est un terrain voire un espace privilégié d’expression de notre patriotisme économique. Pour sa part, Camair-co poursuivra les efforts d’amélioration de la qualité de service et sera toujours disponible pour les missions régaliennes comme le rapatriement des compatriotes en détresse en RCA », a indiquait le Dg de Camair-co.

Pour l’instant, le moins que l’on puisse dire est que ce patriotisme économique semble particulièrement séduire les populations des régions septentrionales dont les aéroports des trois chefs-lieux sont désormais desservis par les trois avions de la Camair-co. Il y a longtemps que nous n’avions pas connu cette agréable situation. Je ne vous fais pas dire le plus grand bien que ça nous fait. Vous n’avez qu’à regarder le taux de remplissage des vols à destination ou en provenance des régions septentrionales », se réjouit Mvondo, employé dans un cabinet d’Etudes.

Toutefois, cet élan d’amour pourrait rapidement retomber si Camair-co n’accélère pas le rythme des réformes engagées depuis la nomination de Fréderic Mbotto Edimo. Et si le service, tendon d’Achille de la compagnie, ne suit pas non plus. « En principe, dans une phase de redécollage comme celle de Camair-co, le principal responsable de la structure devrait faire partie du Conseil d’administration, comme administrateur et veiller ainsi au respect du cap arrêté. Autrement, augmenter son chiffre d’affaires et son résultat d’exploitation peuvent rapidement s’avérer être des objectifs hors d’atteinte », pense un ancien administrateur de la défunte Camair.

Il ne semble pas si bien le dire. De fait, depuis la nomination du nouveau président du conseil d’administration de Camair-co, Akame Mfoumou, il n’a pas échappé aux observateurs que pas moins de dix sessions du conseil se sont déjà tenues. De quoi siphonner un peu plus les caisses déjà vides d’une compagnie encore sous perfusion de l’Etat ...

Par DOUWORE OUSMANE | L’Oeil du Sahel

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