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Café camerounais : les bons points de la transformation

lundi 27 février 2017


Devant la consommation locale qui croît, l’on est passé de quelques 400 tonnes à 3700 tonnes de café transformées lors de la dernière campagne.

La transformation locale du café au Cameroun augure de meilleurs jours pour cette chaine de valeur qui a faitun bond impressionnant au cours de la campagne caféière 2015-2016. Elle est de 3 786 tonnes contre seulement 448 tonnes lors de la campagne précédente. Ceci s’explique, selon Bertrand Gako, torréfacteur installé dans le Moungo, par le fait que les Camerounais apprécient de plus en plus le café du terroir. On compte également la multiplication des campagnes de la promotion de la consommation locale instituées par le ministère du Commerce et ses partenaires. Avec notamment les Journées mensuelles de dégustation du café comme Festicoffee, les Camerounais ont appris à déguster du bon café torréfié du terroir et en redemandent. « Ceci nous a encouragés à produire davantage et surtout à nous intéresser à la transformation », indique le torréfacteur. Encore qu’au niveau de la commercialisation, le marché est bien ouvert. « Le produit est vendu par le biais des canaux classiques. Notamment les circuits de distribution des supermarchés et on essaie d’ouvrir des voies sur les marchés à l’exportation en passant par certains organismes, circuits étatiques notamment des missions économiques du Mincommerce ainsi que la Chambre de commerce et par la voie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) », ajoute-t-il. Le café camerounais a tous les potentiels pour pouvoir percer les marchés à l’exportation. Il est surtout question de rendre la qualité du café meilleure et c’est ce à quoi s’attèlent les torréfacteurs actifs dans les trois zones de production du café du pays. A ce sujet, l’Office national du cacao et du café (ONCC) indique que la qualité du café arabica et robusta s’est améliorée grâce aux bonnes pratiques post-récoltes appliquées par les acteurs. La qualité supérieure du café robusta en nette augmentation, représentant 10% de volume contrôlé. Pour ce qui est de l’arabica, les qualités extra-prima, prima et supérieure affichent 41% du volume total contre 30% au cours de la campagne 2014- 2015. Il est à noter que les cafés exploitables sont classés en cinq catégories : excellente, extra-prima, prima, supérieure et courant. De plus, on constate une nette augmentation de torréfacteurs au cours de la campagne 2015-2016 où ils étaient 16 contre 12 lors de la précédente campagne. Ce qui fait dire au ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, que l’exemple de l’Ethiopie, premier producteur africain, est à copier. Avec une consommation locale estimée à 396 000 tonnes, représentant 56,1% de la production.

Par Josy MAUGER (CT)

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