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CONTREFAÇON : Des « faux » appareils Samsung incinérés à Yaoundé

lundi 5 mai 2014


Il s’agissait d’écrans de téléviseurs et de téléphones portables contrefaits saisis dans certains magasins et boutiques du Cameroun.

La scène était pathétique, vendredi 2 mai 2014. Un homme s’approche d’un trou de plus d’un mètre et demi de profondeur. Il tient dans ses deux bras un gros sac qui contient des dizaines de téléphones portables. Au moment où il tend les bras pour jeter le sac dans le trou, où se trouve déjà une trentaine d’écrans de téléviseurs, quelques jeunes gens bondissent sur lui et le plaquent au sol. A l’évidence, ils veulent s’emparer des téléphones que l’on s’apprête à incinérer. Malgré l’apparence massive du porteur de sac, il est littéralement asphyxié par les badauds qui ne veulent pas lâcher prise. La scène se déroule pendant près d’une minute, sous le regard étonné et amusé de quelques personnes présentes. Il a fallu l’intervention vigoureuse et courageuse du reporter de Le Messager, pour aider le pauvre monsieur à se dégager de l’emprise des badauds, qui au final ne s’en sont sortis qu’avec quelques téléphones.

La cérémonie qui a ainsi failli tourner au vinaigre se tenait sous l’égide de la commission chargée de la destruction des appareils électroniques contrefaits. Juste derrière l’immeuble siège de la Mission d’aménagement des terrains urbains et ruraux (Maetur), et sous la conduite du 1er adjoint au préfet du Mfoundi, l’on a ainsi procédé à l’incinération de 154 téléphones portables, de 33 téléviseurs et de 4 Dvd. Tous étaient des appareils contrefaits de marque Samsung. La destruction faisait suite à une ordonnance rendue par le président du tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif. Menée en sol camerounais par le Cabinet Isis, l’opération a été initiée par la Société Samsung Electronics Ltd, propriétaire de la marque éponyme basée en Corée du Sud. Selon les explications de Me Fezeu Judith Samantha, directrice du cabinet Isis, le géant mondial de l’électronique a engagé une croisade mondiale contre la contrefaçon de ses produits, notamment en Afrique, car « la tolérance a assez duré ».

Délinquance économique

Même si l’on est d’accord que Samsung défende ses intérêts, il faut reconnaître que la contrefaçon a des conséquences fâcheuses sur l’économie et même sur les consommateurs. En effet, cette pratique relève de la délinquance économique ; elle engendre des pertes fiscales énormes aux Etats. Non seulement elle diminue le chiffre d’affaires des entreprises, mais elle ruine en plus l’innovation, ce qui entraine une chaîne de conséquences parmi lesquelles la diminution d’emplois. S’agissant notamment du consommateur qui fait confiance à la marque, il va s’en dire que le contrefacteur le berne ouvertement et il n’a aucun moyen de recours en cas de problème avec son appareil. Pire encore, les produits contrefaits ont un impact négatif sur la santé des hommes puisqu’ils ne respectent pas les normes de sécurité requises.

Ce sont autant de faits, selon le premier adjoint préfectoral du Mfoundi, Elvis Akondi, qui poussent la commission chargée de la destruction des appareils électroniques contrefaits à agir dès qu’elle le peut. « Nous devons protéger le consommateur et assainir le marché et tous les services de l’Etat doivent travailler ensemble pour y parvenir, en commençant par la douane, les services compétents du ministère du Commerce », exhorte Elvis Akondi. Pour l’heure, renseigne de son côté Me Fezeu Judith Samantha, des poursuites ont été engagées contre les contrefacteurs et ceux-ci ont pris la ferme résolution de ne plus commercialiser ce type de produits. En rappel, l’article 37 annexe III de l’Accord de Bangui portant création de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) prévoit une amende d’un à 6 millions Fcfa et un emprisonnement de trois mois à deux ans pour toute personne ou entité reconnue comme contrefactrice ou véhiculant des produits de la contrefaçon.

Par Par Alain NOAH AWANA (Le Messager)

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