PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Après le message à la nation… Pourquoi Paul Biya doit démissionner - Le Président de la République dépassé…

lundi 6 janvier 2014


Un aveu d’échec en 32 ans de règne. Manque de coordination dans l’action gouvernementale. Le président de la République dépassé…

Message de fin d’année : Paul Biya dépassé…

Le président de la République s’est illustré au cours de son adresse à la nation le 31 décembre 2013 par un style peu habituel, qui frise pour une fois la franchise. Le coordonateur en chef des activités de l’Etat a enfin reconnu à la suite de l’opposition, la société civile et la presse indépendante que l’administration, les affaires, la croissance… le management public en gros, sont plombés par le défaut de coordination.

L’opinion nationale a tôt fait de jeter son regard sur le Premier ministre, après la saillie du réveillon de Saint Sylvestre 2013, du chef de l’Etat camerounais. Tant Paul Biya s’est montré amer envers les responsables de la coordination de l’activité publique au Cameroun. Le président affirme que : « la plupart de nos grands projets mettent en jeu, à un stade ou à un autre de leur mise en œuvre, les compétences de divers services. Je ne suis pas sûr que l’indispensable coordination entre ceux-ci ait toujours lieu. Il nous faudra sans aucun doute améliorer les choses de ce point de vue ». L’opinion y a alors vu un désaveu du chef du gouvernement en poste. Si ce dernier ne s’est pas illustré par une vitalité particulière dans l’animation et le monitoring de l’activité gouvernementale au point de faire regretter à certains, au sein de ses services, le départ de Chief Inoni Ephraïm qu’ils présentaient pourtant comme un bluffeur, Paul Biya est-il moins comptable de la situation qu’il déplore ? Car de par la Constitution, il fixe la politique de la nation, nomme aux emplois civils et militaires et répond devant le peuple tous les sept ans, du bilan de son action.

Mais le chef de l’Etat a bien affiché le 31 décembre dernier, un bien curieux visage de comptable. Car au lieu de présenter un bilan à la nation qui attend le franchissement du cap d’indice de croissance de 5.5 depuis l’année 2010, comme le suggère le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce), Paul Biya a multiplié les interrogations en direction du peuple qui attendaient plutôt des réponses, le laissant ainsi baba. Quelques morceaux choisis : « Mais d’où vient-il donc que l’action de l’Etat, dans certains secteurs de notre économie, paraisse parfois manquer de cohérence et de lisibilité ? Pourquoi, dans bien des cas, les délais de prise de décision constituent-ils encore des goulots d’étranglement dans la mise en œuvre des projets ? Comment expliquer qu’aucune région de notre territoire ne puisse afficher un taux d’exécution du budget d’investissement public supérieur à 50 % ? » On aurait cru entendre Mathias Eric Owona Nguini ou un éditorialiste de la presse nationale réputée lucide. Mais le propos est de Paul Biya lui-même, responsable de la cohérence et de la lisibilité de l’action des pouvoirs publics, parce que détenteur de ce mandat que lui a confié le peuple. Aussi curieux que cela puisse être, c’est le chef de l’Etat, aux commandes, sans discontinuer, depuis 1982 qui stigmatise la lenteur dans les prises de décision au moment où, depuis trois mois, la classe politique attend un éventuel remaniement ministériel. Et cette attente contribue à plomber le fonctionnement de l’administration qui vit au rythme des changements d’hommes à leurs têtes. En outre, l’une des illustrations complètes de cette lenteur dans les prises des décisions est l’inconnue qui plane sur la tenue chaque année des assises du Conseil supérieur de la magistrature, sur l’évaluation des feuilles de route ministérielles, sur la tenue des comices agro-pastoraux, l’arrivée à temps du projet de loi des finances au parlement et… tutti quanti. Comme Ponce Pilate, le président, manager en chef, se lave les mains devant la question du miss-management dont souffre le Cameroun et qu’il est parmi les derniers acteurs politiques sérieux à constater. Pourtant, il est à la manette depuis plus de 31 ans.


Modification de la Constitution

Mais c’est qui donc le responsable du tribalisme ou l’individualisme que dénonce Paul Biya ? Tout le peuple camerounais bien sûr. Mais aussi et surtout le chef de l’Etat lui-même qui, après avoir fait modifier la Constitution en 2008 pour se représenter à la magistrature suprême, malgré le modus vivendi politique du milieu des années 1990 de se retirer en 2011, ne peut donner de leçons du sens de l’intérêt général à aucun autre Camerounais. Et surtout pas à certains de ses ex-collaborateurs aujourd’hui écroués qui sont convaincus que leur séjour au gnouf tient de leur volonté à se positionner comme dauphin. Qui du reste des Camerounais ou de Paul Biya est le premier comptable du tribalisme qui fait si mal dans les quartiers, les foyers et les entreprises ? Ce n’est pas la foule qui a décidé que la région natale du chef de l’Etat qui est la moins peuplée ait le meilleur ratio en termes de députés, de sénateurs, de maires, de directeurs généraux d’entreprises publiques, de directeurs de l’administration centrale et assimilés, de recrues à l’Enam, à la police, dans l’armée… au point de faire des ressortissants de la région du Sud et principalement de l’ethnie du président, la communauté de ceux qui constituent le « pays organisateurs ».

Mais l’air médusé, quasiment ébahi, le président est apparu au petit écran comme une victime de la situation qu’il ne contrôle plus, qui lui échappe totalement et naturellement pour laquelle, il a identifié quelques seconds couteaux comme responsables. Sur le tard, un peu à la remorque, l’homme-lion a prescrit un « plan d’urgence », comme l’aurait fait son successeur pour se démarquer d’une trentaine d’années d’inertie. Lequel viserait « sans aucun doute, à améliorer les choses ». Est-ce à dire que le plan d’urgence désormais attendu prévoira que le président ne s’éternise plus à l’étranger, qu’il tienne régulièrement des conseils ministériels, qu’il évalue personnellement les feuilles de route, que l’agenda politique soit connu longtemps à l’avance, que les projets régionaux et locaux soient suivis à la loupe, pour que l’on ressente que le Cameroun est gouverné ?

Pas sûr, après 31 ans d’expérience, de la pratique de la méthode Biya, que la cure appelée de tous les vœux puisse être appliquée. Après cet excellent discours, le président ne devait-il pas tirer la conclusion qui s’impose… nous la connaissons chacun…


Par Rodrigue N. TONGUE(Le Messager)

Focal : Silence sur le Cinquantenaire de la Réunification

Le président n’a pas dit un seul mot pour les festivités du Cinquantenaire de la Réunification annoncées pour se tenir en 2011 en souvenir de la date historique du 1er octobre 1961 qui consacra la délimitation des frontières actuelles du pays. Pourtant Paul Biya assurait au cours de ses vœux à la nation pour 2013 et réaffirmait le 30 septembre 2013 que ces festivités se dérouleraient avant la fin d’année dans la ville de Buéa, malgré les lenteurs observées dans sa préparation. Au soir du dernier jour de l’an, le chef de l’Etat n’a pu trouver de mots pour expliquer cette promesse non tenue. Il n’a même plus fait recours à la méthode Coué comme d’habitude pour sortir d’une situation bien embarrassante.

Le président de la République a opté pour le silence qui rappelle aux bons souvenirs des analystes politiques que c’est au forceps que les forces vives du pays, ressortissants des régions de culture anglophone avaient obtenu en 2010, année de la célébration du Cinquantenaire de l’Indépendance du Cameroun - dans laquelle elles ne se retrouvaient pas – l’organisation par les pouvoirs publics du Cinquantenaire de la Réunification. Par un slalom spectaculaire, « le Cinquantenaire » s’est mué en « Les Cinquantenaires ». Et depuis lors plus rien. Il s’en fut deux ans pour que l’on soit fixé sur le lieu ou la ville devant abriter ses festivités. Trois ans après l’annonce, l’on ne connaît ni le thème, ni le calendrier précis, ni le logo de l’évènement ou simplement s’il se tiendra. Visiblement même le président n’en sait pas plus… comme il ne sait pas lorsque le Conseil constitutionnel sera mis en place. Peut-être dans « un délai raisonnable », Paul Biya avisera.

Par R.N.T.

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

MTN Elite One : la journée de tous les dangers => On devrait voir plus clair ce jeudi dans la bataille pour les places (...)
Paul Biya en action à New york => Présent à New York depuis le dimanche 17 septembre, le Président de la (...)
Universités : l’heure est à la diversification des (...) => C’est un des dossiers majeurs du ministre de l’Enseignement supérieur, Pr (...)
Processus électoral au Cameroun : la Francophonie à (...) => Une mission de cette institution en séjour au Cameroun a été reçue hier par le (...)
Chantal Biya, une présence remarquée => La première dame a accompagné son illustre époux à l’ouverture de la 72e (...)
Yaoundé : de faux contrôleurs des prix du Mincommerce (...) => Des faux agents qui profitent de l’affluence de la rentrée scolaire pour (...)
Recrutement d’enseignants bilingues :plus de 8000 (...) => Ce chiffre au recrutement d’enseignants bilingues pourrait connaître une (...)
Enam : le Fils de Paul Biya sauve les candidats (...) => Junior Paul Biya, arrivé en retard la direction générale de l’Enam a été (...)
Les camerounais des USA pour un Cameroun toujours (...) => On n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers. Cette sagesse (...)
Minette LIBOM Li LIKENG suspend les activités de (...) => Il ne s’agit plus simplement de perturbations sur le réseau, mais d’une (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2017 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0