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André Siaka : Ma nouvelle vie.

mardi 4 mars 2014


Il était 10 h vendredi dernier, au quartier Saint Michel à Douala et André Siaka en gilet de sécurité, échange avec un ingénieur en bâtiment qui dirige les travaux de réfection d’un vieux bâtiment qui semblait abandonné depuis des lustres.

"Vous êtes ici dans un chantier qui va héberger le futur siège de ma nouvelle entreprise, Rout d’Afrique", explique André Siaka, Il dit qu’il s’agit d’un nouveau défi pour lui, Selon le chef de ce chantier, dans trois mois seulement, cet endroit deviendra de luxueux bureaux, siège de la nouvelle entreprise.


Sentez-vous que votre mission a été accomplie ?

Je n’ai pas encore fini avec la cérémonie d’au revoir car, un moment particulier m’a aussi marqué : celui de la remise des clés à mon successeur. Cette étape marque défini¬tivement la fin et vous vous dites je m’en vais à 18h30, je remettais les clés du bureau à mon successeur. Fin de la journée. En rentrant à la maison, grande a été ma surprise de constater qu’une trentaine d’amis m’attendaient pour fêter la fin de ma carrière" Niix Brasseries. Maréme Malong avait été chargée de me retenir pour que je ne rentre pas tôt à la maison...

Tout avait été préparé à mon insu. C’est sans conteste la partie la plus émouvante de cette journée mémorable. Je dis merci à tout ce beau monde ! Pour répondre à votre question, j’ai relevé les défis qui se sont présentés en leur temps aux Brasseries et c’est aux autres aujourd’hui de continuer.

Parmi les confidentialités, il y a aussi une plaquette qui a été préparée à votre insu. A quel moment l’avez-vous découverte ?

Je l’ai découverte lors du dernier send off organisé par le personnel à Yaoundé le 25 janvier dernier, Sincèrement, c’est un cadeau exceptionnel que j’ai reçu. Je me doutais de quelque chose, mais je ne pou vais pas imaginer qu’il s’agissait d’un ouvrage, de tout un livre ! Un document aussi riche et fourni à mon endroit. Je profite donc de cette tribune pour redire merci à Guillaume Sarra, directeur de publication de cette revue et Directeur Général Adjoint des Brasseries du Cameroun. Je partage avec lui le sentiment d’avoir insufflé une nouvelle dynamique commerciale aux Brasseries du Cameroun. Il est arrivé à la Direction Générale en 2006. Et depuis lors, nous avons travaillé à renforcer la politique commerciale de l’entreprise.


Quelle société laissez-vous derrière vous ?

C’est une entreprise qui a des atouts solides pour consolider son leadership. Un personnel qualifié et compétent, un outil de production performant, des valeurs solides, des partenaires de choix, La jeune équipe, expérimentée et engagée va lui donner une nouvelle impulsion pour la propulser encore plus loin.

Sur le plan des recettes fiscales, quelle peut être la contribution annuelle d’une société comme la Sabc ?

Sur ce plan, en ce qui concerne les droits de douane et les recettes fiscales dont la TVA et les droits d’accises, et y compris les droits indirects prélevés sur les salaires, la contribution n’est pas loin de 200 milliards de FCFA/ an. On est en dehors du secteur pétrolier, le premier contributeur de l’Etat en terme fiscal. Les, Brasseries du Cameroun sont aussi le premier contribuable de la douane au Cameroun.


Combien d’employés compte cette entreprise ?

En main d’œuvre directe, la SABC et ses filiales comptent 3000 employés. Les prestataires directs sont plus nombreux, mais lorsqu’on prend en compte tous ceux qui vivent des métiers générés par notre entreprise, le chiffre peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de camerounais


Comment vivez-vous depuis votre départ de cette entreprise ?

Depuis que j’ai quitté mes fonctions, je me repose un peu plus. Fini le lever aux aurores pour être au bureau à sept heures du matin. Je l’ai fait pendant toute ma carrière parce que je crois aux vertus de la discipline. La discipline dans une institution consiste à prêcher par l’exemple. Aujourd’hui que je ne suis plus en activité, je me réveille un peu plus tard. Vers 9h du matin tous les jours, je vaque à mes nouvelles occupations professionnelles.

Après le repas, la sieste est plus longue. Et dans l’après-midi, je fais le tour des chantiers en cours dans le but de m’assurer du respect des délais en vue de démarrer ma nouvelle activité dans les temps. Je fais aussi du jogging un peu plus tard pour me maintenir en bonne santé. Je trouve aussi du temps pour me consacrer à quelques amis. Bref, j’ai désormais plus de temps pour ma famille et mes proches. Pour le reste, je suis resté constant dans mon organisation : j’aime écouter la musique pendant mes moments de lecture.

Vous avez démarré un nouveau projet, "Routes d’Afrique". Pouvez-vous nous en parler ?

Routd’Af (Routes d’Afrique) est une société créée en avril 2013. Avec un capital initial de 50 millions de Fcfa. Par la suite, ledit capital a été porté à 2 milliards de Fcfa. L’objet de cette entreprise qui est en même temps une ambition, est de construire des infrastructures de qualité pour l’Afrique. Le matériel commence à être embarqué et le personnel à être recruté. Nous envisageons le début des opérations pour le mois d’avril prochain.

Le défi majeur de l’Afrique réside dans l’amélioration des conditions de vie et du bien-être de ses populations. La réalisation de cette mission passera par l’amélioration des infrastructures et la promotion des valeurs du développement durable, pour promouvoir une croissance durable et le développement du continent. Nous allons donc commencer par le Cameroun, ensuite nous allons nous étendre sur le continent avec comme vision de devenir une entreprise africaine.


Qu’apportera-t-il de neuf dans le secteur des Btp au Cameroun ?

Nous sommes sur un marché où il y a de la place pour plusieurs acteurs. Nous ne pré¬tendons pas remplacer les entreprises de Btp qui existent déjà. Routd’Af se propose simplement de réaliser les chantiers qui lui seront attribués dans le respect des coûts et délais et en conformité avec les normes internationales en vigueur. C’est cette fiabilité que nous voulons apporter sur ce marché pour ensemble remonter le niveau. Nous souhaitons participer à l’élévation du niveau national des sociétés opérant dans ce secteur d’activité.

S’agissant d’Ecobank, garantissez-vous aux clients qu’il existe une chance de relever cette banque qui fait face à de nombreuses difficultés en ce moment ?

Ecobank est une entreprise qui traverse une crise de croissance. En quelques années, le groupe a connu une croissance exceptionnelle avec des filiales dans 35 pays aujourd’hui contre 12 il y seulement quelques années. L’entreprise s’est beaucoup développée, mais la gouvernance n’a pas suivi. Et pourtant, il fallait des structures adaptées pour accompagner ces transformations. C’est ce qui explique que depuis août 2013, un certain nombre d’audits a été lancé. A ce jour, ces audits sont en phase terminale.

Lorsque j’interviens dans le cadre de cette mutation au mois d’octobre de la même année, ma mission est de conduire ces audits à terme, d’en exploiter les premiers résultats pour mettre en place un certain nombre d’actions correctives. Avant qu’un nouveau président ou Chairman ne soit désigné pour poursuivre le travail que nous aurons entamé. Ce travail de désignation d’un nouveau président (A effectué en collaboration avec l’International Institute for Management Development (Imd) de Lausanne basé en Suisse.

D’autres mesures relatives à la gouvernance proposées par cet institut et le Régulateur de la Bourse du Nigéria (SEC) où sont cotées les actions. Efl vont s’étaler sur plusieurs mois pour leur implémentation. Je crois que ce qui se passe aujourd’hui n’est ni exceptionnel ni spécifique Ecobank. Par ailleurs, une assemblée générale extraordinaire aura lieu le 3 mars prochain. Elle va être décisive dans l’atteinte des objectifs visés pour ramener la sérénité au sein du groupe. Parmi les mesures attendues, il y a le plan d’amélioration de la gouvernance et la restructuration du conseil d’administration.

Ce dernier point vise la mise en place d’une équipe restreinte de 5 à 7 membres pour la période transitoire jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue en juin prochain. Pour le moment, un comité de recherche a été mis en place pour rechercher le nouveau président suivant des critères bien définis. Il s’agit d’un profil analysé et proposé par l’Imd de Lausanne, ainsi que les membres du conseil d’administration chargés de l’accompagner dans cette mission en tenant compte des nouvelles mutations.

Ce qui est sûr, c’est que toutes les parties prenantes sont• conscientes qu’il faut vite agir. C’est pour cela que je suis convaincu que la réunion du 3 mars prochain sera déterminante pour la suite de la résolution de cette crise. Bien sûr, il faudra que les protagonistes s’accordent sur les changements à envisager au niveau du conseil d’administration. Je pense qu’avec tout cela, nous pourrons rétablir la sérénité attendue pour que toutes les améliorations se fassent rapidement, mais sans précipitation.

Vous voyez-vous comme un potentiel président d’Ecobank ?

J’ai été nommé en octobre 2013 pour conduire une mission qui comportait 2 volets, à savoir la conduite des audits et la recherche d’un nouveau Président. Et je vous ai dit qu’un profil précis ’a été défini par l’IMD de Lausanne. C’est à partir de ce profil que nous allons étudier les candidatures des potentiels présidents. De nombreuses candidatures seront proposées l’institution qui à son tour, choisira le meilleur profil possible pour cette banque qui fait la fierté des africains.

Votre nom est régulièrement cité parmi ceux des potentiels ministres du prochain gouverne¬ment. Au vu de l’expérience acquise en économie, êtes-vous prêts apporter votre contribution dans ce gouvernement ?

Pouf le moment, je consacre mon énergie deux choses : m’atteler à résoudre la crise la tête d’Ecobank et démarrer ma nouvelle structure Routd’Af. Ce sont là les deux défis qui me préoccupent actuellement.


Vous n’êtes pas tenté par l’idée de servir le Cameroun au sein d’un gouvernement ?

Je pense que j’ai passé mon temps à servir mon pays. Partout où je suis passé, j’ai mis le Cameroun en avant. Et c’est ce que je vais continuer à faire à travers Routd’Af.

Dans la presse, votre image est dépeinte depuis quelque temps. Vous reconnaissez-vous dans ce qui est dit à votre endroit ?

Je crois qu’il y a des choses qui sont tellement évidentes pour ceux qui savent lire la presse qu’il me semble inopportun de faire un quelconque commentaire sur ce qui se dit en ce moment. Je pense que l’hommage que le personnel des Brasseries du Cameroun m’a rendu au moment de mon départ est suffisamment fort pour ne pas nous laisser distraire en ce moment où l’équipe a besoin de se souder pour réaliser ses objectifs. Pour revenir quand même l’affaire avec la douane, il s’agit de la colère ’ d’un inspecteur des impôts qui a vu ses primes réduites, du fait d’un arbitrage rendu par le Ministre des Finances, autorité compétente, dans un dossier conduit en toute transparence et qui est clos depuis plus de dix ans.

Pour travailler dans une entreprise comme Les Brasseries du Cameroun, il faut être pointilleux. Comment en arrive-t-on à une pareille situation ?

Il faut savoir que les inspecteurs des douanes sont aussi des gens très pointilleux qui en plus n’aiment pas repartir bredouille quand ils débarquent chez vous. Notre comptabilité est transparente et informatisée. Il ne peut s’agir dans ce cas que d’une interprétation divergente des procédures douanières ou de l’absence de pièces justificatives d’opérations ne souffrant d’aucune contestation.


Nous avons lu dans la presse qu’un audit avait été commandité et avons vu la réaction de la direction générale qui ne reconnaît pas ces fautes de gestion. D’où la question de savoir qui aurait demandé un audit interne ?

Je ne peux rien vous dire à ce propos. Des choses sont annoncées n’importe comment dans les journaux. Je les découvre aussi comme tous les autres lecteurs en parcourant les tabloïds. Les Brasseries du Cameroun les contestent. Que dire de plus ?

Avez-vous une piste à nous suggérer ?

Ecoutez, quel est l’homme public qui n’a pas d’ennemi. Je vous dirais donc d’aller chercher parmi mes ennemis. Malheureusement, il est difficile de savoir qui est votre ennemi. Quoiqu’il en soit, je crois que les hautes autorités de notre pays savent distinguer une vraie information de la rumeur ou de l’intoxication. C’est le constat que je fais de notre société depuis quelque temps.

Quel regard portez-vous sur les forces et les faiblesses de l’Economie camerounaise ?

Le Cameroun dispose d’un énorme potentiel en terme économique capable de le conduire vers son émergence bien avant 2035. Mais il existe quelques freins parmi lesquels les procédures de prises de décisions. Il se passe telle¬ment de temps entre l’idée et le projet, le projet et la réalisation que le coût à la sortie et l’impact final n’ont plus rien à voir avec ce qui était attendu. Si les programmes d’actions peuvent être décidés et exécutés rapidement, je pense que nous allons accélérer le processus de croissance de l’économie dans ce pays.


La lutte contre la corruption n’est-elle pas importante ?

L’éthique nous recommande de combattre la corruption. Et je me pose la question de savoir si la corruption est la cause du sous-développement ? Je ne pense pas sinon Singapour, la Chine et certains pays ne seraient pas des modèles de pays développés a. copier de nos jours. Que la corruption soit un frein au développement, personne ne le conteste, d’autant plus qu’elle contribue à distraire des ressources qui auraient pu être utilisées utilement ailleurs. Ce injustifié amplement la lutte contre la corruption. Je m’appuie sur ce qui s’y passe parfois.

Parlons des organisations patronales et de leur contribution à l’émergence du Cameroun.

Nous avons besoin dans ce pays d’organisations qui proposent de nouvelles idées, réfléchissent et peuvent certains moments servir de contre-pouvoir à l’Etat pour éviter une gestion par trop administrative de l’économie du pays. Puisque la responsabilité économique est partagée entre le secteur public et privé. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’avoir un secteur privé fort, représenté par des organisations patronales responsables et fortes. Toutefois, depuis que je me suis retiré, j’essaie de ne pas juger leurs actions. Mais je les encourage à faire preuve de plus d’animosité pour accompagner l’action gouvernementale.

Source : Mutations

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