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Alternance : L’Ouest écartée de la course... La vice présidence en création

mardi 18 juin 2013


La nomination de Marcel Mat Njifendji comme Sénateur, puis son élection au poste de Président du Sénat, avec les missions qui sont désormais siennes en cas de vacance du pouvoir, apparaît comme un carton rouge aux fils et filles de cette région du pays ambitieux d’accéder à la magistrature suprême. Décryptage.

La joie aura été grande et l’émotion de même, au sein de la communauté des ressortissants de la région de l’Ouest au terme de l’élection des membres du bureau du Sénat réuni dans le cadre de la session de plein droit le 12 juin dernier. Dans les média, certains pourfendeurs du régime de Yaoundé originaire de cette ère géographique ne juraient plus que par le nom de Paul Biya, le sage, le visionnaire, l’ancêtre Africain etc. D’aucun n’allant pas du dos de la cuillère pour saluer « cette reconnaissance des efforts d’un peuple qui a lutté pour la libération de son pays ». Tous les noms des patriotes des luttes indépendantistes seront d’ailleurs évoqués au passage, comme pour justifier leur droit naturel à la seconde place du pays. Pourtant et de l’avis des experts, la présidence du Sénat est un poste vide d’ambition car comme le stipule l’article 6 nouveau de la constitution de 2008, « L’intérim du Président de la République est exercé de plein droit, jusqu’à l’élection du nouveau Président de la République, par le Président du Sénat. Et si ce dernier est, à son tour empêché, par son suppléant suivant l’ordre de préséance du Sénat ». Or bien qu’assurant un intérim, le même texte de loi fondamentale continue en précisant « Le Président de la République par intérim- le Président du Sénat ou son suppléant- ne peut modifier ni la Constitution, ni la composition du Gouvernement. Il ne peut recourir au référendum. Il ne peut être candidat à l’élection organisée pour la Présidence de la République ».

La loi interdisant en l’état actuel des choses la région de l’Ouest d’être de la course, c’est un boulevard qui est ainsi laissé aux autres fils du pays. Car bien qu’un autre fils de l’Ouest pouvant être candidat, il faut dire que la nomination de Niat Njifendji au poste de Président du Sénat apparaît bien plus comme le fer de la lance de guerre politique du Rdpc contre l’expansion du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ; jeune parti ambitieux tenu par un fils de l’Ouest Maurice Kamto, et qui recrutait déjà tous les déçus politiques de sa contrée. Au regard de la joie manifestée par les originaires de l’Ouest depuis l’élection d’un des leurs à la tête du Sénat, l’équation s’annonce plus rude pour le Mrc puisque les Bamiléké se sont même mis à rêver du pouvoir suprême.

Premier Ministre ?

Au cas où le Conseil constitutionnel viendrait à émettre un avis favorable pour un possible remaniement ministériel durant la vacance de pouvoir, il faut dire que selon la même loi fondamentale, le nouveau gouvernement ne peut être validé que s’il obéit impérativement au besoin d’organisation de la future élection présidentielle. Et à ce sujet, un universitaire s’accorde à reconnaître que « c’est le Premier Ministre qui détient le véritable pouvoir sur la vie de la nation. Ses décisions ne requérant pas au préalable l’avis du Conseil constitutionnel ». En d’autres termes, le Président du Sénat pendant l’intérim « règne » alors que le locataire de l’immeuble étoile lui « gouverne » et peut d’ailleurs être candidat.

Or au vu de ce qui précède, il apparaît comme en 1982 que c’est le PM qui pourra accéder à la magistrature suprême en cas de vacance au sommet de l’Etat. La plupart des Ministres et autres Directeurs Généraux étant de droit membres du Comité central du Rdpc et par conséquent sous influence du Premier Ministre. Mais le politologue Owona Nguini prévient : « c’est une analyse trop rapide de la démarche du Président. Car en fait, en faisant d’un originaire des Grassefields son successeur constitutionnel, Paul Biya rend davantage opaque ses intensions sur sa succession et réaffirme sa volonté de rester en place » tranche le politologue. On attend de voir. Car le seul point sur lequel tous les analystes politiques s’accordent pour l’instant, est que la surprise de ce 12 juin, bouscule sérieusement les équilibres politiques au Cameroun et induit un déplacement de certains pions du tableau d’échecs.


Vice-Président

De source bien introduite, une révision constitutionnelle serait en préparation au niveau de l’exécutif. Le projet de loi qui pourrait être soumis à l’Assemblée nationale à la session de mars prochain, entend selon notre informateur, introduire un poste de Vice-Président au Cameroun. Son titulaire comme le Premier Ministre est nommé par le Chef de l’Etat et issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. En cas de vacance du pouvoir dûment constatée et validée par le Conseil Constitutionnel, c’est plutôt lui le Vice-Président de la République et non plus le Président du Sénat qui assurera l’intérim jusqu’à la fin du mandat du Président démissionnaire ou décédé. Comme en Afrique du sud ou aux Etats unis. Le projet de loi en préparation enlèvera donc au Président du Sénat, toutes les prérogatives à lui conférées par l’actuelle constitution au sujet de la vacance du pouvoir. Egalement contenu dans cet ambitieux projet, un article pour le retour à la limitation du mandat présidentiel. Ce projet de loi portant révision de la constitution date de 2007 et aurait en son temps, reçu l’approbation de l’Elysée dont le locataire d’alors aurait exigé qu’il revienne en priorité à un ressortissant du Grand-Nord. Et c’est le nom de Marafa Hamidou Yaya qui avait été évoqué à l’époque.

En clair comme l’a laissé entendre Eric Mathias Owona Nguini le politologue, il est précoce de lire avec la mise sur pied du bureau du Sénat les intentions nettes du Président de la République pour ce qui est de son futur remplaçant au sommet de l’Etat. L’octroi du Sénat à un ressortissant des Grassefields est plus l’avantage de tuer le SDF dans cette aire géographique, lors des prochaines consultations législatives et municipales. Tous les milliardaires bamiléké aigris des dernières investitures sénatoriales pourraient ainsi mettre leurs fonds personnels dans la bataille, dans le but de conforter le Chef de l’Etat de leur avoir donné la présidence du Sénat et surtout, de le rassurer que si de part le passé l’Ouest à failli politiquement, cette région reste avant tout un bastion intégrale du Rdpc et que l’opposition n’y a pas de place. Un peu comme pour répondre à ces propos de Paul Biya lors de sa tournée nationale en 1992 « le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas ». Voire.

Source : L’anecdote

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