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Agitation : Germaine Ahidjo règle ses comptes à Paul Biya

jeudi 27 novembre 2014


La veuve de l’ex-chef de l’État continue d’entretenir la haine nationale, à travers un discours nostalgique et vengeur qui contraste avec la position de certains de ses enfants. Aujourd’hui main dans la main avec Paul Biya.

Sa mémoire revient, à date fixe, hanter l’esprit des paisibles citoyens. À l’origine de cette agitation funeste et régulière, la veuve Ahidjo dont les paroles vipérines claquent comme des balles dans une croisade vengeresse. Voici quelques années, on a découvert Germaine Ahidjo sous les oripeaux d’une conseillère occulte, du temps où son époux présidait aux destinées du Cameroun.

Dans des témoignages vidéo où elle s’attribuait l’enviable rôle de la veuve éplorée, victime d’un régime qui la maintient en exil avec la dépouille de son feu mari sur les bras, elle ne cachait pas son animosité irascible à l’endroit de Paul Biyax, un homme sans envergure qu’elle avait fermement déconseillé au premier président du Cameroun comme successeur constitutionnel. La grande lumière n’avait pas été écoutée. Pour le plus grand malheur d’un pays qui – n’est-ce pas ?–, depuis novembre 1982, s’est enfoncé dans un indescriptible chaos.

Parce que c’est ce qu’elle souhaite ardemment au Cameroun, la Germaine ! Et que ses sombres prédictions ne se soient pas réalisées à ce jour la rend encore plus inconsolable. Plus amère. Plus virulente. Plus hystérique.

La voilà qui se rappelle au bon souvenir de ses compatriotes, au travers d’une énième interview à Radio France Internationale (Rfi). Lundi dernier, au micro de Christophe Boisbouvier, la grande dame a revisité son lexique haineux, larmoyant et vengeur contre le régime de Yaoundé. Germaine Ahidjo ne remettra les pieds au Cameroun qu’en présence de la dépouille de son mari, mort en exil le 30 novembre 1989 à Dakar -capitale du Sénégal- et dont le gouvernement est tenu d’organiser le rapatriement. « J’attends que l’on réhabilite mon mari. J’ai entendu dire au Cameroun que je ne voulais pas rendre le corps de mon mari. Ce n’est pas que je ne voulais pas rendre, j’ai dit que je voudrais qu’on le réhabilite et que je le ramène officiellement avec sa dignité et son honneur », insiste-t-elle.


Au sujet du rapatriement de la dépouille.

On croyait ce débat clos, la logique voulant que ledit rapatriement soit d’abord une affaire éminemment familiale et ne souffrant, jusqu’alors, d’aucune ambiguïté. « Le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est selon moi un problème d’ordre familial (…). Si la famille de mon prédécesseur décide de faire transférer les restes du président Ahidjo, c’est une décision qui ne dépend que d’elle. Je n’ai pas d’objection, ni d’observation à faire », a un jour expliqué Paul Biya sur France 24. Mais, pour Germaine, c’est un point d’honneur. C’est vrai que personne ne saurait se satisfaire qu’un homme, quoi que fût son passé, meure et soit inhumé loin de sa terre natale. Cette réalité devient encore plus vraie lorsqu’il s’agit d’un ancien chef d’Etat, qui mérite un deuil digne dans son terroir.

Ahidjo, dans sa bouche, revient sous la forme d’un doux agneau sacrifié sur l’autel des égoïsmes. De l’ingratitude de Paul Biya. Il n’a jamais fait de mal à une mouche, n’a pas incité ses partisans à prendre les armes contre les institutions qu’il a lui-même façonnées. Dès l’annonce du coup d’Etat le 6 avril 1984, Ahmadou Ahidjo plastronne dans une interview au téléphone à Rfi, depuis le Maroc : « Si ce sont mes partisans, ils vaincront ! »

En dépit des arguties gorgées d’acrimonie de sa veuve, Ahidjo a bel et bien été reconnu par la justice de son pays coupable d’avoir orchestré un putsch au Cameroun début avril 1986. Condamné par contumace en 1985, il a été amnistié en avril 1991 par Paul Biya, soucieux de rassembler les filles et les fils de son pays et de clore une page douloureuse de l’histoire de son pays. Le 14 mars 1984, le successeur constitutionnel d’Ahidjo, dans un discours resté mémorable, déclare en effet qu’« au-delà de la Justice, il y a l’intérêt supérieur de l’Etat et les valeurs morales de respect de la vie, d’humanité et de magnanimité qui font la grandeur de l’homme. Au nom de cet intérêt et de ces valeurs, et en mon âme et conscience, j’ai décidé, en vertu des pouvoirs que me confère la Constitution, de commuer en détention la peine capitale prononcée par le tribunal militaire de Yaoundé, d’arrêter toutes enquêtes et poursuites judiciaires en cours sur cette douloureuse affaire ».

À plusieurs occasions, et les médias s’en sont faits l’écho, Paul Biya a dépêché plusieurs collaborateurs à Dakar en vue de procéder aux réglages du rapatriement des restes d’Ahmadou Ahidjo. Ils se sont, apprend-on, régulièrement heurtés à l’animosité et aux exigences sans cesse prohibitives de Germaine Ahidjo, qui semble se complaire dans le rôle de l’échaudée inflexible. À Rfi, cela devient : « Le président Biya ne nous a pas dit formellement qu’il refuse son retour, mais il n’a rien fait pour qu’il rentre. » Il doit bien se cacher autre chose derrière cette rigidité, qui n’a plus rien à voir avec l’organisation d’un deuil « normal ». Et Mme Ahidjo semble la seule à pouvoir lever cette énigme, qui lasse en même temps qu’elle agace.

Rengaine.

« Je n’attends rien du Cameroun maintenant. J’ai une arrière-petite-fille et mes petits-enfants ne connaissent pas le Cameroun, ils n’y ont jamais été. Mettez-vous à ma place, vivre ce que j’ai vécu, pendant 25 ans après la mort de mon mari, vivre loin de son pays, de ne pas assister à la mort de ma mère dont j’étais la fille unique, ça veut dire beaucoup. Je ne pense pas que j’ai mérité et l’exil, et l’humiliation, et l’oubli des gouvernants de mon pays. Je ne pensais pas », geint-elle grossièrement.

Las ! Les évidences étant têtues, il apparaît malheureusement que Germaine Ahidjo semble en ce moment, bien seule dans son « combat » du reste ridicule. Ce que cette dame s’abstient en effet de reconnaître, c’est que, pendant qu’elle remue la fange de la haine, qu’elle distille la sinistrose et verse des larmes de crocodile, deux de ses enfants, ayant compris le caractère contreproductif d’une telle posture, ont tranquillement fini par emprunter la voie de la raison. Badjika Ahidjo est ambassadeur itinérant directement rattaché à la présidence de la République, par ailleurs président du conseil d’administration de la Société hôtelière du Littoral (Sohli), qui gère notamment l’hôtel Sawa de Douala, bien engagé à construire la paix et la cohésion nationale aux côtés de Paul Biya. Sa fille, Aminatou Ahidjo, aura joué, on s’en souvient, un rôle pas négligeable en battant campagne pour le parti au pouvoir, le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) de Paul Biya, lors du double scrutin du 30 septembre 2013. « Je m’aligne derrière le Chef de l’État, j’ai décidé d’apporter un soutien fort à sa politique en engageant une campagne de mobilisation en faveur des candidats Rdpc aux élections législatives et municipales ». Pour expliquer son acte de grandeur, Aminatou Ahidjo, évoquant son exil, avait souhaité mettre un terme à la souffrance de la discorde. « Je reviens vers le président de la République parce que c’est une personne vers qui tout me ramène. Lorsque j’ai souhaité revenir dans mon pays, il m’a tendu la main et m’a exprimé sa sollicitude. Je lui exprime ma profonde gratitude. Je retrouve un Cameroun rassemblé pour l’émergence, des hommes et des femmes debout, tournés vers l’avenir. Je voudrais en faire partie. Pour le moment, ce que je vis est tellement passionnant que je voudrais le vivre pleinement. L’avenir est fait du passé et du présent. C’est ma philosophie ». S’exprimait-elle.

Par René Atangana(La Météo)

1 Message

  • paul biya est ingrat en vers Ahidjo,si ce dernier voulait le tuer ,il ne devait pas lui donner le pvoir.il faut etre bete ou affame coe tchiroma pr vlider ca !
    Paul biya est eglmnt discriminatoire,egoiste et cruelle en vers les camerounais.
    comment des camerounais innocents a-t-il tue en 1984 ?

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