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Affaire CMC : Roméo Dika : « Je suis l’objet de cabale mesquine… »

mardi 23 avril 2013


Louis Roméo Dika est un artiste camerounais bien connu dans le milieu du showbiz camerounais africain et mondial.Il compte à son actif une dizaine d’albums personnels. Il est un des acteurs de la création de la Socam et deviendra par la suite l’une des chevilles ouvrière de la lutte anti Sam Mbende et Cmc. Mais récemment une terrible brouille est née au sein du conseil d’administration de la Socam. Son nom s’est retrouvé au centre d’une nouvelle controverse. L’homme qui entre temps a créé le Syndicat camerounais de la musique (Sycamu) est en effet accusé d’avoir détourné la somme de 44 millions de Fcfa. Une plainte de la Socam a même été déposée récemment et Roméo Dika est attendu au tribunal le 7 mai prochain. Après plusieurs rendez-vous avortés, Le Messager a enfin pu joindre Louis Roméo Dika Ndoumbé lequel a accepté d’avoir cet entretien.

Roméo Dika, êtes-vous au courant que vous devez comparaître le 7 mai prochain devant un tribunal pour une affaire qui vous oppose à la Socam ?

Avant de vous répondre je commencerai par rendre grâce au Seigneur qui m’accorde la vie et me permet d’aller à son école. C’est par des amis et certains médias qu’il m’est revenu, que je suis convoqué devant la justice. Pour le moment, je n’ai reçu aucune notification. Je reste donc en attente, car je pense que le moment est venu de clarifier certaines situations qui n’ont que trop duré. Depuis 28 ans, je suis l’objet de cabale mesquine de la part d’une certaine mafia évoluant dans le milieu de la musique camerounaise. Je crois que le moment de crever l’abcès est arrivé. Mais je ne contribuerai pas à démolir les acquis mais plutôt à contribuer à extirper la mauvaise graine. Dans le cas de la Socam, je pense qu’il est important et opportun de mettre hors d’état de nuire le Dg Kabelok, qui est un récidiviste. Ce monsieur avait été renvoyé de l’ex Socinada pour le détournement des droits des artistes pour environ 17 millions Cfa. Ensuite l’ex Cmc a été obligé de se débarrasser de lui pour les mêmes motifs, je ne sais pas ce qui a poussé mon ami Moussa Haïssam à convaincre Odile Ngaska à le recruter à la Socam. En tout cas, j’ai découvert un autre visage de lui pendant l’opération de dissolution de l’ex-Cmc.

En tout cas c’est quand même étonnant de dire que vous n’avez pas reçu la citation directe de la Socam ?

Comme je vous le disais, je n’ai pas encore été notifié, c’est entre autres par votre journal Le Messager qu’il m’a été donné de prendre connaissance de la plainte, et des motifs. Je vais quitter le hors du pays juste après cette entretien que nous avons, et, probablement que je la recevrai à mon retour.

Dites nous, c’est quoi exactement selon vous, cette affaire de 44 millions ?

J’aurais bien voulu vous dire de poser la question aux responsables de la Socam, Mais puisque vous me la posez, je vous réponds que je n’y comprends rien. Mais permettez-moi de porter ceci à la connaissance de l’opinion. Au cours du dernier conseil d’administration de la Socam qui s’est déroulé à Kribi dans le domicile de Eko Roosevelt, en présence du Président de la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) et de la représentante du Ministère des arts et de la Culture (Minac), le Directeur Général de la Socam, sortant complètement de l’ordre du jour, m’a accusé d’avoir braqué la Socam et que pendant presque douze mois, il m’a donné environ 44 millions la Socam et que je m’ y étais rendu le 31 décembre 2012 pour chasser le personnel .

Parmi les motifs, selon lui, pour lesquels il m’aurait donné cet argent, il y’aurait la communication de la Socam, l’organisation de la marche du 8 novembre 2012 contre le Port autonome de Douala, une mission à la Cisac, etc.

Permettez-moi de relever de nombreuses contradictions entre ses accusations et le rapport d’activité 2012, présenté par lui-même et ensuite le courrier du 19 octobre 2012, signés par le Dg, la Pca et des membres du conseil d’administration.Dans le rapport d’activité, Roméo Dika et le Sycamu sont félicités pour leurs contributions à l’amélioration tant des recettes que de l’image de la Socam. Au moment où je vous réponds, dans le cadre du 2ème protocole d’accord, c’est la Socam qui est redevable au Sycamu d’environ Trente cinq Millions Cfa, que le Dg s’était engagé à payer au courant du mois de février 2013. Cet engagement a été pris au cours de la réunion tenue à l’hôtel Azur, à Yaoundé, en présence de la Pca, des artistes Djène Djento, Dieu Ngolfe, Abanda Kys Kys, Kys, Moussa Haïssam, Jackson Patengue etc. Suite à ces accusations contre moi devant le conseil d’administration, aux questions du président de la Cpmc et de la représentante du Minac de savoir s’il avait les décharges pour étayer son propos, le Directeur général a répondu qu’il n’en avait pas. Étonné et courroucé par de tels mensonges, j’ai déposé ma démission du conseil d’administration. Donc, je pense que c’est ce jour que ce dossier qui avait commencé à circuler en Janvier 2013 sur le net à travers les responsables de l’ex Cmc.J’ai donc été étonné au courant du mois de mars 2013, convoqué par le Président de la Cpmc, que ce dernier me montre des décharges qui seraient signées de moi, qui ont été adressées par le Dg de la Socam au ministre des Arts et de la culture. Immédiatement, je lui ai démontré à travers le courrier que je lui avais adressé quelques jours plutôt, que ces signatures n’étaient pas de moi. Le lendemain, je lui ai adressé un courrier lui demandant de me transmettre officiellement ces documents pour me permettre de saisir la justice pour falsification de signature. Jusqu’à ce jour, je suis en attente de la réponse du président de la Cpmc qui, je me dois de le dire, avait commencé une médiation et ne souhaitait peut-être pas voir cette affaire prendre une tournure contre productive pour les ayants droits.

Qu’est-ce qui peut expliquer le fait que la Socam sorte ainsi 44 millions pour une opération que l’on peut qualifier de douteuse, alors que les artistes membres de la Socam n’ont presque rien ?

La capacité des dirigeants de la Socam à se comporter de cette façon vulgaire est simplement la résultante d’une incompétence et d’une gestion à l’emporte pièce. Même les épiceries sont mieux gérées. Et surtout quand vous avez une société prise en otage par un clan, une région, c’est normal pour ces personnes que les choses se passent ainsi. Mais ce n’est pas ainsi que le problème devrait être abordé car, toute société fonctionne selon des règles précises. Et lorsque le budget de fonctionnement est adopté par l’organe dirigeant compétent, les fonds affecté doivent être utilisé dans le respect des statuts. Si c’est cela qui s’est passé alors il n y a pas de souci. À titre d’exemple, le Dg de la Socam m’accuse d’avoir détourné l’argent destiné à la communication de la Socam. Je pose une question simple : est ce que le budget Socam 2012 comportait une telle ligne ? Si la réponse est oui, à ce moment il n y a pas d’irrégularité, mais si la réponse est non, alors là, il y a problème. Dans le cas de l’exercice 2012, oui une ligne avait été dégagée à l’effet d’améliorer l’image de la Socam, mais je n’en étais pas le bénéficiaire. D’ailleurs, dans son rapport d’activité présenté au Conseil d’administration, la Socam, rappelle qu’elle a signé un protocole d’accord avec le Sycamu qui a considérablement aidé à l’amélioration de son image. Ce qui en clair veut dire qu’il y a eut un contrat entre la Socam et le Sycamu et que la Socam est contente du travail effectué, aussi, je ne comprends pas que le Sycamu et les Communicateurs engagés ne se plaignent pas mais que la Socam porte de telles accusations vides de bons sens contre moi.

En fait, il faut revenir à la genèse. Durant la période de guerre entre la Socam, l’ex Cmc et le Mincult, lors de sa session de décembre 2011, le conseil d’administration a adopté une résolution donnant mandat à la direction générale de mettre un plan de communication en rapport avec les ambitions de la société. C’est sur ces faits que, sur instructions de la Pca au responsable de la communication à l’époque, par email, je reçois un projet de communication de l’ordre de 44 Millions. Malheureusement, ce projet ne va pas prospérer car n’entrant pas dans les actions attendues. Alors, l’option utilisée sera adoptée. Elle a donné satisfaction pour moins d’argent.

On vous a vu en bonne entente avec la Pca de la Socam pour combattre la Cmc de Sam Mbende. D’où est venue exactement la brouille d’aujourd’hui ?

Au moment d’aller au front, j’étais seul pendant que les autres se cachaient. Mais aujourd’hui cette bataille étant terminée, beaucoup se mettent à table. Comme le fit Brutus en son temps, le Général Maximus qui a combattu devait être sacrifié à l’autel des réseaux. Je suis habitué aux combats, comme dans l’areine de Rome, le Général Maximus tombera les armes à la main pour la libération de son peuple. Quelques facteurs peuvent justifier cela. Le Dg Kabelok pour bien spolier les créateurs, a pris en otage la Pca, en la poussant, en violation des statuts, à être consignatrice de toutes opérations financières et comptables en lieu et place du Daf qu’il refusait de faire recruter. Au travers de cette technique, le Dg peut faire ce qu’il veut, car couvert par l’implication de la Pca qui agissait en toute naïveté. Avec insistance, je lui ai conseillé de retirer sa signature car cela la rendait complice de tout travers, et ne lui permettait plus le recul nécessaire pour sanctionner le cas échéant le directeur général.

Comment expliquer qu’un texte ministériel donne obligation à tout organisme de gestion collective de domicilier les recettes dans le compte de dépôt spécial, afin d’en permettre une meilleure traçabilité, mais les responsables de la Socam refuse de le faire. Le directeur général de la Socam a créé des postes de recettes parallèles. Jamais, ils n’ont voulu répondre à ma question de savoir s’il n’y avait pas d’autres recettes en dehors des droits payés par la Crtv et les Brasseries du Cameroun ?

C’est à vous de répondre…

Finalement, alors que nous pensions que les recettes de la Socam tournaient autour de 400 millions Cfa dont environ 380 millions de Cfa provenaient de la quote part payée par la Cpmc, grande a été ma surprise d’apprendre que le rapport d’activité fait état de 651 millions de recette sur 2012. Et que moins de 240 millions Cfa ont été payé aux ayants droits. Donc même le ratio statutaire n’a pas été respecté. C’est en tout cas en arrivant à la Cisac en France que je suis étonné de constater que la Socam leur a envoyé les états financiers et bilans des exercices 2009, 2010 et 2011 certifiés par le cabinet d’expertise comptable Alain Niebou, alors que, les membres de la Socam savent qu’aucun commissaire aux comptes n’avaient été élu lors de l’assemblée générale de juin 2008. En faisant certifier les comptes par un faux commissaire aux comptes, le Dg et la Pca commettaient une faute grave qui engageait la responsabilité non seulement de toute la société, mais aussi celle de l’état du Cameroun car, il faut savoir que tout accord international est garanti par l’état. Pour avoir le moment venu mes éléments de preuves, je leur ai demandé de me transmettre ces documents par email. Le Dg sur instruction de la Pca, m’a envoyé par mail ces états financiers et bilans certifiés. J’attends le moment venu, pour déposer ma plainte pour faux en écritures comptables. J’ai informé la ministre des Arts et de la culture de cette situation malheureuse.

D’autre part, je pense aussi que ma désignation comme président de la Commission spéciale de liquidation de l’ex Cmc qui m’a obligé à engager une procédure judiciaire pour faire la lumière sur la gestion de l’ex Cmc au sein de laquelle, Monsieur Kabelok actuel Dg Socam et Dg par intérim de l’Ex Cmc à l’époque du cantonnement des fonds aujourd’hui disparu, participe des éléments ayant poussé le Dg à vouloir se débarrasser de moi. Je sais que le Dg était mal à l’aise depuis un moment car, j’insistais auprès de la Pca pour qu’elle ne cosigne plus les opérations financières car, en le faisant, elle violait les statuts, mais se rendait complice des travers éventuels du Dg, et surtout, j’insistais pour que Monsieur Kabelok me transmette en ma qualité d’administrateur, les états détaillés des répartitions et relevés bancaires de la Socam. Ceci parce que au moment où je suis élu, je n’avais connaissance que du seul compte domicilié à la Sgbc. Ensuite par la rumeur, j’ai appris qu’il y avait un autre à Afriland et Express Union. Aussi lorsque les droits d’auteur sont payés aux artistes en novembre 2012, je suis étonné de l’existence d’un autre compte à la Mucadec. Alors j’en profite pour demander au Dg et à la Pca de nous dire combien de comptes possèdent la Socam en réalité. À partir de ce moment, il m’a été donné de constater le changement de climat entre eux et moi. Mais en me posant des questions sur le comportement du Dg, je peux le comprendre car, depuis que Moussa Haïssam l’a accusé dans sa déposition devant le juge en charge du dossier de l’ex Cmc, Monsieur Kabelok a perdu le sommeil, car c’est lui qui était chargé du cantonnement de l’argent auprès du notaire Nguini.


Entretien avec François CHANNON(Le Messager)

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