PUBLICITE.
Pour la création du site Web de votre entreprise, imprimerie, sérigraphie, peinture de vos bâtiments, confiez votre cummunication à ASCOM. Contact 77 64 83 51 - 94 40 85 66
En travaux !!! Actuellement insdisponible!!!

Accident férroviaire d’Eséka : le chef a parlé

mardi 13 juin 2017


La réaction du président de la République est donc officiellement connue depuis hier. Elle est le fruit d’une analyse pertinente des circonstances ponctuelles qui ont conduit à l’accident ferroviaire meurtrier du 21 octobre 2016. Mais aussi de ce que Paul Biya a lui-même appelé les « causes profondes » du drame, au moment où il mettait en place la commission d’enquête placée sous l’autorité du Premier ministre chef du gouvernement. C’est également une réaction très humaine, qui n’oublie pas le sort des centaines de victimes et de leurs familles.

Ainsi, le communiqué du ministre Secrétaire général de la présidence publié hier laisse apparaître quatre prescriptions majeures, à l’image des missions assignées à la Commission Yang. Premièrement : déterminer les causes de la catastrophe. Deuxièmement : dégager les responsabilités ; troisièmement : s’occuper des victimes. Et quatrièmement : prendre des mesures pour éviter la répétition d’un tel drame et perpétuer la mémoire des victimes.

Les mesures prescrites sont à la hauteur de l’extrême gravité des faits établis par les enquêteurs. Par exemple, les conclusions au sujet des causes de l’accident n’appellent aucune complaisance. Ainsi, le concessionnaire Camrail qui est reconnu comme principal responsable, va logiquement s’attendre à une reconsidération de son rôle dans le secteur du transport ferroviaire. C’est le sens de l’audit de la concession signée avec l’Etat du Cameroun et de ses deux avenants que vient de prescrire le président de la République. Paul Biya va même plus loin en indiquant que l’Etat compte bel et bien être plus présent dans la structure. Ce qui devrait induire une meilleure considération pour le transport des personnes, parent pauvre de l’activité depuis l’arrivée du concessionnaire.

Mieux encore, la création annoncée d’une société de patrimoine à l’image du schéma appliqué dans les secteurs Eau et Energie vise clairement à diversifier les interventions, encadrer et moderniser le chemin de fer camerounais. On entrevoit alors une plus grande visibilité en matière d’entretien du réseau mais aussi d’extension de la voie ferrée. En filigrane, il apparaît que la convention de concession de l’exploitation du chemin de fer, signée il y a bientôt 20 ans n’a pas été appliquée à la lettre. Négligence ? Atermoiements ? Compromissions ? Quelle que soit l’explication, les conséquences sont là. Suffisamment éloquentes pour qu’il soit urgent de tout remettre en ordre. La reconfiguration totale du paysage du transport ferroviaire camerounais est devenue une urgence. Les changements ne devraient pas tarder. Les mesures du chef de l’Etat affichent une réelle détermination.

Voilà pour l’avenir. Et en attendant le renouveau imminent, les responsables de la catastrophe vont devoir répondre de la mort de près de 80 personnes, entre autres dégâts. Les termes du chef de l’Etat sont sans équivoque. Tous ceux dont l’implication dans l’accident est reconnue, de près ou de loin, seront sanctionnés. La transmission du rapport à la justice va également dans ce sens. A ce sujet, les anomalies décrites de manière très claire dans le rapport d’enquête permettent facilement de déterminer les responsables à l’origine de la surcharge du convoi, de la défaillance dans la vérification du système de freinage, de l’entêtement devant les réserves émises par le conducteur du train.

Paul Biya, l’humaniste n’en oublie pas le sort des victimes et de leurs ayants-droit. Il met la pression sur Camrail pour la finalisation du processus d’indemnisation des familles de personnes décédées et l’assistance financière aux blessés. Et renforce la contribution de l’Etat, grâce au déblocage d’un milliard de francs à titre d’assistance complémentaire aux victimes de l’accident du 21 octobre. Voilà donc ! Pour ceux qui s’impatientaient, le chef a parlé. Et rien ne sera plus comme avant dans l’univers du chemin de fer au Cameroun.


Par Yves ATANGA(CT)

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Le Manidem dénonce le zèle des patriarches béti => Les « patriarches béti », autoproclamés, et non représentatifs du peuple Béti, (...)
Song de cloche => Bien portant, Rigobert Song Bahanag n’aurait jamais imaginé qu’il ferait (...)
Accident férroviaire d’Eséka : le chef a parlé => La réaction du président de la République est donc officiellement connue (...)
Agressions contre des candidats aux examens : la (...) => Le communiqué de presse parvenu à notre Rédaction Dans le cadre du mouvement (...)
LETTRE AU MINISTRE DES SPORTS => Monsieur le Ministre, je voudrais bien commencer cette lettre par vous (...)
J.REMY NGONO encense le sélectionneur des Lions (...) => CARTON VERT À HUGO BROOS ALIAS VALERI NEPOMNIACHI. Les LIONS INDOMPTABLES, (...)
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible" => L’intégralité du message du chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fin (...)
Les petites folies d’Ernest Dikoum => Trois semaines seulement après sa nomination poste de Directeur général de (...)
Lettre ouverte : Marafa à Paul Biya => Monsieur le Président de la République, C’est au cœur de l’une des périodes (...)
DRAME EFFROYABLE D’ESEKA : LE CAMEROUN NE PORTE PAS LE (...) => Dans un pays normalement gouverné par des personnes qui ont encore un cœur, (...)
SPIP | Copyright © 2008 - 2017 | Powered by Solutions Triangle | Espace Privé | Retrouvez-nous sur Google+ | Suivre la vie du site RSS 2.0