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AG élective SOCAM : La victoire d’Ama Tutu Muna

mardi 5 novembre 2013


Proclamé élu Pca au cours d’une Ag, L’artiste Ndedi Eyango devient le nouveau nom au service de la Ministre des Arts et de la culture, le président de la Cpmc, tous les deux possesseurs du droit d’auteur en violation des textes de lois.

Au petit matin d’hier, dimanche 3 novembre 2013, il est un peu plus de trois heures lorsque ce qu’on peut considérer comme le verdict des urnes, livre ses premiers secrets. Avec 38,33% pour 202 voix, l’artiste musicien, Ndedi Eyango arrive en tête. Il est suivi par Roméo Dika et Moussa Haïssam, tous les deux, membres du dernier Conseil d’administration de la société civile camerounaise de gestion collective du droit d’auteur de l’art musical (Socam). Ils ont respectivement : 126 voix et 113 voix. Les trois autres candidats (Ateh Bazore, Bienvenu Mbeuga et Sosthène Parole), n’ayant fait que dans la figuration. Renvoyés dans les coulisses pour le jeu des alliances, le « seul maître du jeu », Aba’a Oyono Jean Calvin, le président de la Cpmc, les six candidats réajustent leurs prétentions. Quatre d’entre eux rejoignent le camp de Ndedi Eyango.

Fidèle à sa témérité et la dose de « va-t-en guerre » qui le caractérise, Roméo Dika accepte d’abord de faire cavalier seul. Mais au moment de passer à l’acte, craignant le « massacre », conscient que les jeux sont faits, l’auteur du « mari de ma femme », par un sursaut d’orgueil et de bravoure, épargne aux électeurs un second tour. Il félicite son challenger, dont il reconnaît la victoire. Mieux, en bon combattant, Roméo annonce sa retraite s’agissant des batailles dans le droit d’auteur. Pendant plus d’une décennie, l’ex-Sg de la Socinada, a été de tous les temps dans l’arène du droit d’auteur.

On tourne la page...

Prenant la parole avant le démarrage des travaux, Ama Tutu Muna (qui officie à la tête du ministère depuis le mois de septembre 2007), a reconnu de manière implicite, qu’elle a fait plus de mal au droit d’auteur. Depuis la violation flagrante des dispositions de la loi 2000 et du décret d’application de novembre 2001, sur le droit d’auteur et les droits voisins du droit d’auteur, un vent de tourmente n’a cessé de souffler, tel une tornade, sur la catégorie des sociétés civiles de gestion collective du droit d’auteur de l’art musical. Après cinq années de prise en otage du droit d’auteur, la Ministre, qui a vendu la chèvre en gardant la corde, va-t-elle mettre fin à son obstination aveugle, à des arbitrages « partiaux », des prises de position qui apparaissent inappropriées et inefficaces ? L’artiste Ndedi Eyango, élu, est-ce pour autant que l’on va désormais définitivement tourner la page des intrigues, de l’ingérence mais surtout de la mise sous le boisseau de la loi du 19 décembre 2000 et du décret du 1er novembre 2001 ?

Pour en arriver à l’Ag convoquée de manière illégale (laquelle a porté le nouveau Pca aux affaires), la Ministre des Arts et de la culture, aidée en cela par le président de la Cpmc, a réduit en cendres tous les acquis et broyé les textes. La pétition des administrateurs de la Socam, le syndicat des artistes musiciens du Cameroun, les syndicats des producteurs, managers et arrangeurs de musique, demandant à Yang Philémon de régler les faits d’ingérence, n’a pas prospéré. Bénéficiant de l’indolence et l’inertie du Premier Ministre (décidément à responsabilité limitée) et de la Chambre administrative de la Cour suprême, Ama Tutu Muna, en plus de sa rébellion permanente avec la justice, se révèle comme une « faiseuse de rois ».

Ama Tutu Muna a snobé la justice, la préfectorale ; autant qu’elle a radicalement bafoué les résolutions du conseil extraordinaire du 18 juillet 2013 à Yaoundé et les dispositions de l’article 42 (2) des statuts de la Socam. Dans sa propension à diviser pour mieux régner, Aba’a Oyono Jean Calvin va-t-il continuer éternellement à jouer avec le feu ? Au-delà des conditions de vie des artistes qui se sont effroyablement dégradées, les travers de la loi 011/2000 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins du droit d’auteur, soumettent les organismes de gestion collective à un chantage permanent. Du fait de la durée de l’agrément qui n’est que de cinq ans, le Ministère de la Culture peut à tout moment couper les têtes à ceux qui voudraient prendre certaines libertés. Avis au Pca qui doit envisager de saines démarches qui concourent au respect des textes.

Par Souley ONOHIOLO (Le Messager)

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